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Poésie contemporaine
Pouet : Sur le fil des saisons
 Publié le 27/12/16  -  25 commentaires  -  685 caractères  -  370 lectures    Autres textes du même auteur

Solitude enfantine.


Sur le fil des saisons



Il frotte des galets bleutés
Sur les joues ridées de l'étang.
Quand son cœur fait des ricochets,


Petit garçon
Nie le printemps.


Il joue avec un brin d'espoir
Dont il se sert comme d'une épée.
La solitude a les yeux noirs,


Petit garçon
Brise l'été.


Il colorie des feuilles mortes,
En son esprit la vie résonne.
Dans un tronc il grave une porte,


Petit garçon
Traque l'automne.


Il rêve de peindre les flocons
Qui fondent sur son univers.
La neige efface l'abandon,


Petit garçon
Berce l'hiver.


 
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   Michel64   
14/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé ce texte empli d'une certaine tristesse et de beaucoup de poésie.
Cette solitude, d'autant plus poignante chez un enfant, est très bien exprimée ici, en peu de mots, et la succession des saisons en dit bien la permanence.

Heureusement un petit garçon à toute sa vie devant lui pour briser sa solitude.

   funambule   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'entends une vraie nostalgie de ces solitudes infantiles si prégnantes, se déployant sur chaque pan de cet univers fragile de ceux qui sont en devenir... et perdront (aussi) la simplicité attentive du mal-être. C'est touchant et distant, juste ce qu'il faut pour accorder une place encore au rêve, sans apitoiement inutile. Le déroulement et la construction sont malins et délicats.

   Francis   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un regard doux et tendre sur ce petit garçon qui traverse les saisons de son enfance avec cette tristesse, cette solitude qui semble tenailler, emprisonner son cœur. La plume parvient par quelques images bien choisies à toucher le lecteur.

   Arielle   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une broderie mélancolique sur le fil des quatre saisons. C'est doux-amer comme l'enfance quand on lui laisse sa part de rêve.

   myndie   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un poème léger comme une ritournelle mais au coeur plus sombre qu’il n‘y paraît.
De quelle primitive fêlure est-elle le reflet ?
Les saisons s’égrènent mais le petit garçon blessé semble figé dans la réalité insaisissable et fuyante de sa solitude.
La douceur du ton et la pureté du mouvement s’inscrivent en contrepoint de la noirceur implicite qui imprègne le texte.
De très belles images aussi :
« il frotte des galets bleutés
sur les joues ridées de l’étang
quand son coeur fait des ricochets »

« la neige efface l’abandon ».

J’aime beaucoup

myndie

   Annick   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un poème particulièrement bien construit mais cette rigueur ne brise ni l'élan du poète ni le charme mélancolique de cette poésie.
A travers les différents verbes d'action, le jeu de l'enfant, en résonance avec son être, exprime toute la solitude et la tristesse de l'abandon, avec cependant l'espoir d'une consolation :

"Il rêve de peindre les flocons
Qui fondent sur son univers.
La neige efface l'abandon,

Petit garçon
Berce l'hiver."

Merci Pouet pour votre belle écriture et votre sensibilité qui me touchent.

   papipoete   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Pouet,
Il ne fait que mauvais temps dans la tête et le coeur de cet enfant ; ce qui pourrait être réjouissant à ses yeux, n'est finalement que rêve ! Même l'hiver et ses flocons, synonymes de bonhomme de neige, jeux poudreux, est un songe triste qu'il faut bercer pour le consoler .
NB de plus en plus, vous flirtez avec le " classique " et ses règles qui vous fâchent pourtant ; je vois ces 4 tercets en octosyllabes ( sauf 2 de 9 ) et ses rimes appliquées, qui nous montrent que vous " savez faire " !
La 2e strophe est particulièrement touchante et jolie .

   vendularge   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pouet,

J'aime beaucoup cette évocation sensible et tendre d'une enfance particulière. Les règles de la poésie me sont étrangères mais la musique de ce texte est d'une délicatesse rare.

Bravo, à vous relire

Vendularge

   plumette   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un petit garçon sage et triste qui s'occupe d'un rien, dont le regard est tourné vers la nature. Je l'imagine silencieux, patient, malgré tout confiant dans des lendemains plus souriants.

les images de ce poème sont simples et belles et c'est un doux moment de lecture.

j'ai buté pourtant sur les 4 vers qui mettent en scène ce petit garçon qui nie le printemps, brise l'été, traque l'automne et berce l'hiver . est-ce le choix des verbes? la forme qui place l'enfant comme un sujet actif, influençant les saisons?

Plumette

   Cristale   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Pouet,

En voilà un texte plein de poésie, sans aspérité, écrit sur un rythme régulier et mélancolique comme semble régulier et mélancolique le chemin de vie de cet enfant.
La solitude de l'abandon est bien exprimée : l'enfant nie, l'enfant brise, l'enfant traque, et puis il berce, se berce sur le fil tangible des saisons, immuables quel que soit son âge.

Le mouvement induit par le rythme et le discours me donne l'impression de voir le va-et-vient de cet enfant triste sur une balançoire.

C'est dommage que vous n'ayez pas appliqué l'octosyllabe à tous les vers, deux comptent neuf petits petons :
"Dont il se sert comme d'une épée."
"Il rêve de peindre les flocons"
Je ne peux que supposer que parfois vous ne prononcez pas les "e" finaux de "comme" et de "rêve" , un peu comme dans le langage courant (sauf dans le midi et le sud ouest où toutes les lettres se prononcent, consonnes et voyelles itou).

Mais c'est joli quand même et puis, je l'ai dit au début de mon commentaire, cet écrit est empreint d'une tendre poésie et vous savez que c'est mon péché mignon ; la tendresse et la poésie.

Merci Pouet,
Cristale

   hersen   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le fil des saisons m'a un peu dérangée car je ne trouve pas que cela colle avec l'enfance; c'est à mon avis plus un point de vue de l'adulte.

Et donc bien sûr, ce choix des saisons détermine le découpage qui pour moi, une fois que la lecture est amorcée, laisse trop peu de surprise.

Il y a néanmoins de très belles images, et je mets une mention spéciale, très spéciale pour :

"dans un tronc il grave une porte"

Merci de cette lecture,

hersen

   MissNeko   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Magnifique.
J ai aimé la manière dont tu as su parler des saisons à travers la vie de ce petit garçon. Je l imagine fragile et tout petit. Je vois presque un petit lutin vivant dans la nature qui dessine des portes sur les troncs des arbres.
Puis il y a une autre lecture plus grave : celle d un petit garçon seul,abandonné dont le coeur fait des ricochets.
Une lecture très émouvante et touchante.
J ai aimé le rythme et la redondance du refrain entre chaque tercet. Ton poème ressemble à une comptine. Une réussite vraiment.

   Brume   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Pouet

Une douce mélancolie attrape ma main pour me guider au cœur du petit garçon. J'ai aimé parcourir son monde d'enfant, sa solitude, il y a malgré tout de jolies couleurs, l'été, l'automne, l'hiver portant en eux une lueur d'espoir:
" Il joue avec un brin d'espoir"
"En son esprit la vie résonne"
"La neige efface l'abandon"

Un poème touchant, de belles images, d'ailleurs gros coup de coeur pour la première strophe. Le rythme est lent, belle musicalité.

   fugu   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
En lisant ce poème j'ai repensé au film - Une enfance - que j'ai visionné récemment.
Par ailleurs, étant fils unique, j'ai souvent joué seul quand j'étais môme et donc quelque part ce poème me parle.
Un bémol cependant concernant ce découpage en saisons de cette enfance isolée. On le fait souvent pour représenter métaphoriquement le déroulement d'une vie entière mais je ne comprends pas ce choix pour une enfance.
Sinon j'aime l'idée d'une solitude aux yeux noirs.
Une agréable lecture dans l'ensemble.

   thea   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Beaucoup aimé ce texte construit avec sensibilité et délicatesse.
Plein de poésie, chargé d'une belle tristesse, celle qui laisse filtrer l'espoir.
J'ai lu, relu, j'aime beaucoup

juste le "quand" de "Quand son cœur fait des ricochets" un peu dur dans ce poème si délicat...j'aurais préféré- où -
" La solitude a les yeux noirs" j'adore

et si ce petit garçon était celui qui se cache au fond de vous même? Est ce lui, est-ce vous? peu importe : bravo.

merci Pouet

   OiseauLyre   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Pouet,
une jolie et douce chanson que vous nous livrez là ! Pour ma part ça marche bien. Le rythme est entraînant et les images suivent en légèreté, sans excès.
Je vous avoue que le sujet ne m'emballe pas, mais votre plume le redresse et lui donne une tournure agréable.
Merci, au plaisir de vous relire.

   Robot   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est charmant comme une comptine. Cependant si les tercets sont plaisants à lire, les coupures abruptes des vers évoquant les saisons manquent de poésie. Ma lecture a été un peu ternie par exemple par ce désagréable "Nie le printemps."
Et aussi, pourquoi vouloir mettre des majuscules sur des vers libres en rejet.

   Noran   
28/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
C'est un joli texte que voici !
Tout de candide jeunesse qui n'en reste pas moins sensible aux choses de la vie, au temps qui passe et à la solitude !
C'est frais et très touchant dans la tournure.
On s'attache vite à ce gamin !

Peut être aurons nous d'autres histoires à lire le concernant ;)

Merci pour ce partage.

   widjet   
28/12/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'image des joues ridées de l'étang a été utilisée pas mal de fois par l'auteur (car je lis presque toutes ses productions), mais c'est vrai qu'il est difficile de toujours se renouveler. Je n'aime pas particulièrement le "en son esprit la vie résonne" même si je crois comprendre l'idée (enfant lunaire qui vit dans sa tête)

"il traque l'automne" et "nie le printemps" car contrairement à la fille d'avril de Laurent Voulzy, le môme est un enfant de décembre (ou janvier/février), bref, un enfant de l'hiver, un enfant triste.

L'enfance est bien retranscrite avec des verbes adéquats (peindre, frotter, colorier, rêver, jouer, bercer...)

Délicat.

Widjet

   Sodapop   
29/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé ce poème qui nous parle de l'enfance, aux travers de souvenirs de gosse. Le thème des 4 saisons va à merveille avec la construction de ton texte et l'évolution de cet enfant au fil du temps est plutôt bien trouvé.
J'ai eu un peu plus de mal, avec la fluidité et le rythme qui est parfois coupé, car assez irrégulier ou un peu bancal sur certains vers comme:

Il colorie des feuilles mortes
En son esprit la vie résonne
Dans un tronc, il grave une porte

Après c'est très personnel, et cela n'enlève rien au fait que ce poème est réussi. A te relire...

   luciole   
29/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Pouet,

Pas besoin de tout comprendre, je me laisse bercer par la jolie musique de ce poème. On dirait une comptine. C'est charmant.

   Marite   
30/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Délicat et léger ce poème dépeignant la solitude du petit garçon accompagnée par la succession des saisons. Peut-être est-ce la forme choisie par l'auteur qui me laisse cette impression après lecture. En fait, pas de tristesse ou de révolte en lui. Il s'accommode au mouvement universel de la nature qui l'entoure car "En son esprit la vie résonne." Une vie si forte qu'il finit même par bercer l'hiver.

   Anonyme   
30/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
bonsoir Pouet,
Je tenais à vous dire que je trouve votre texte très bien construit très émouvant et mélancolique.
Il se lit très facilement, malgré la tristesse qu'il évoque.
Merci pour cette lecture appréciable.

   Yavanna   
8/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un dialogue intime à rebrousse-temps entre nos saisons intérieures et celles de la nature... une résonance en contrepoint entre "ce qui est dedans" et "ce qui est dehors".

J'y ressens, tout brut, l'histoire d'un petit garçon qui boit sa tristesse au moment où les saisons explosent de joie et d'espoir, qui piétine la splendeur foisonnante de l'été en même temps que ce souffle d'espoir d'un renouveau qui l'a effleuré, et puis qui commence à renifler l'odeur de la renaissance à lui-même précisément au moment où la nature flamboie et se prépare au sommeil en une symphonie de couleurs... pour finir par embrasser l'apaisement au seuil de l'hiver, quand tout s'assoupit.

Un apaisement encore fragile, conféré par le froid qui fige et "endort" les blessures. Mais un apaisement qu'on espère porteur du germe d'un regain au terme de l'hiver, germe qui sortira de sa dormance saisonnière pour refleurir en une joie nouvelle au prochain printemps ?

C'est mon interprétation en tout cas...
J'aime assez le contraste entre saison claire et saison sombre, univers intérieur et extérieur, qui dansent à l'opposé l'un de l'autre, sans se rencontrer, sans s'harmoniser l'un à l'autre. J'aime la vision de cette neige qui recouvre de sa pelisse de ouate la brûlure vive de la douleur et de la solitude.

   silvieta   
15/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ce poème des quatre saisons tout imprégné d'une âme d'enfant, à la fois ludique, poétique, un peu triste.


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