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Poésie contemporaine
PPeronne : Rêve d'une ombre
 Publié le 08/06/20  -  12 commentaires  -  899 caractères  -  268 lectures    Autres textes du même auteur

Une personne aimée… disparue (?)… entre rêve et réalité.


Rêve d'une ombre



Il est des larmes qui continuent à couler
Longtemps encore après avoir séché.
Le cœur souffrant, exsangue d'intarissables saignées,
A laissé goutter d'un dernier battement sa triste mélopée.

Je suis allé me promener ce matin au jardin,
Empli désormais d'herbes folles aux senteurs de chagrin.
Je t'ai revue assise sur le vieux banc que tu avais fait tien,
Tes mains souriant aux pigeons qui partageaient ton pain.

De la foudre qui jadis déchira mon cœur,
Et de l'orage à virga qui altéra mes pleurs,
Est né le désert sans escale où se traîne mon malheur,
D'oasis en mirages, de leurres en leurres.

Mais la lune ce soir a empourpré les toits,
Alourdissant les paupières des hiboux d'autrefois,
Éclairant une vieille verrière d'un tout nouvel émoi,
Où se cache, chinoise, l'ombre de ton si doux minois.


 
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   Eclaircie   
23/5/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Je ne suis pas charmée par ce poème, désolée. Présenté en libre, avec une mise en forme de quatre quatrains de quatre vers aux rimes suffisantes, ce texte me semble trop laborieux, manquer de fluidité, d'inventivité et présenter beaucoup de lieux communs : "triste mélopée", "senteurs de chagrin" "la foudre qui déchira on cœur", par exemple.
D'autres part, le texte semble présenter des erreurs de syntaxe, ainsi, le verbe "errer" est intransitif, comment peutl errrer "mon malheur", "mon malheur erre" plutôt.

Un texte à relire et retravailler, à mon avis. Alors tenter de s'approcher d'une forme "contemporaine" au sens d'Oniris, ou se démarquer nettement de ces contraintes de rimes et écrire vraiment librement.

Bonne continuation,
Éclaircie

   Donaldo75   
23/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

En temps ordinaire, je ne suis pas forcément fan de ce type de poésie où le lecteur se demande s’il doit pleurer tout de suite ou au troisième quatrain ; cependant, dans le cas présent, l’émotion est bien contenue dans des vers construits intelligemment. La tonalité du poème devient authentique, évite les surcharges en ondées lacrymales, c’est particulièrement flagrant dans le second quatrain. Il y a des images souvent lues ou rencontrées mais comment faire autrement, surtout que nous ne vivons pas dans une bulle loin du reste de l’Humanité.

Bref, c’est réussi. Bravo.

Merci pour le partage.

   papipoete   
8/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour PPeronne
Ce jardin me semble cimetière où tout le monde dort en paix, dont toi que l'ombre m'apparait quand je ferme les yeux. Tout ici rappelle ta présence, comme le vieux banc où tu siégeais donnant ton pain aux pigeons...
NB une mère, une épouse, quelque être cher au héros si triste, qui laisse parler son coeur, laisse l'auteur dire l'immense regret que l'endroit soit à présent désert.
le 8e vers est fort touchant, tout comme l'ultime qui nous est familier...
Quel poète ne prit sa plume pour épancher son chagrin, lors d'un flash-back illuminé de celle qui n'est plus ?
Je regrette l'emploi du participe passé, en lieu et place du passé simple qui put alléger les phrases ?
Au 2e vers, " séchées " me semble fautif ? plutôt " séché " ?
au 11e vers ( un désert " sans escale " ) me semble inapproprié
Votre premier texte en diffusion put séduire, mais l'ensemble me parait surchargé ; les vers aux assonances gagnèrent à moins de lourdeur.
Mais ne vous découragez pas !

   Provencao   
8/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
" Je suis allé me promener ce matin au jardin,
Empli désormais d'herbes folles aux senteurs de chagrin.
Je t'ai revue assise sur le vieux banc que tu avais fait tien,
Tes mains souriant aux pigeons qui partageaient ton pain. "

Je n'ai pas retrouvé ce langage vrai, honnête, se faisant témoin "du rêve d'une ombre", témoin sensible touchant presque l'infini....

Dans ce poème, j'ai cherché la nourriture de ce rêve où se joue la lune empourprant les toits.

Cette poésie aurait très certainement méritée d'être plus courte, cette "opulence" à mon sens superficielle, lui retire ce langage presque sacré, spirituel ....

Je n'ai pas ressenti la poésie du cœur.

J'en suis désolée.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Davide   
8/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour PPerone,

J'ai senti la prégnance d'un sentiment sincère, une "perdurance" douloureuse s'étirant à l'infini dans le cœur du narrateur, une plaie ouverte où gisent tant de peines et de souvenirs.

Belle première strophe, forte, dont l'apprécie l'image hyperbolique des larmes qui coulent "après avoir séché" et l'emploi du verbe "goutter", rare.

J'apprécie également la trame narrative, soignée, qui dévoile pudiquement le drame, petit à petit, jusqu'à l'ouverture finale, joliment attendue (grâce au titre) : une première strophe au présent intemporel, comme "s'infinisant", une deuxième strophe au passé récent ("ce matin"), une troisième strophe au passé lointain ("jadis"), celui du déchirement, une dernière strophe comme un retour au présent où se superpose le souvenir, telle une ombre au clair de lune. C'est délicat.

Maintenant, je n'ai clairement pas aimé cette assujettissement aux rimes (plates), car les vers libres, ici, s’accommodent bien mal d'une contrainte "musicale" aussi... bancale. J'y ai senti comme une artificialité se heurtant à l'expression fidèle et confidente.

Beaucoup de justesse, mais au vers 10, j'aurais mieux vu le mot "assoiffa" (à la place du mot "altéra"), bien que ces deux verbes puissent, en ce sens, être synonymes. Mais surtout, je regrette le choix de cette image ("altéra mes pleurs"), longtemps détaillée, en amont, dans la première strophe ("larmes qui continuent de couler (...) après avoir séché") ; ça fait doublon, non ?

Un joli poème ! J'ai bien aimé ! Merci !

   ghislaine   
8/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup les deux premiers vers, la deuxième strophe, aussi la quatrième. Les vers les plus simples, chargés d'émotion, me parlent au coeur. Pour moi c'est cela, la vraie poésie. Point n'est besoin de mots surprenants. L' image du 8e vers me ravit. Le ressenti qui suit immédiatement le poème est très important pour moi. Et j'aurais voulu être avec l'auteur en ce lieu, pour lui tenir la main.

   Castelmore   
8/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour PPeronne

Les deux premiers vers m’ont sidéré,
Ils sont d’une telle vérité !

Emporté par leur force j’ai partagé avec une réelle émotion cette promenade dans le jardin aux herbes folles à laquelle le narrateur m’a invité avec son cœur ... et de très belles évocations... jusqu’à la dernière strophe dans laquelle le déséquilibre des vers m’a réellement gêné.
Car c’est bien là le bémol dans ce beau poème. Il y a trop souvent des ruptures de rythme qui cassent l’harmonie.

Est ce le texte de paroles d’une chanson ... l’interprète rééquilibrera-t’il ces petits défauts ? P est-elle l’initiale de Paul ?

Peu importe...
merci pour le partage.

   Pouet   
9/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bjr,

j'ai bien aimé l'ensemble, l'impression qui demeure en yeux après lecture. Certes de façon un peu inégale selon les vers, ce qui est sans doute inévitable.

J'ai en tout cas beaucoup aimé la tonalité et tout particulièrement les vers 1, 2 (en forme de "proverbe" ou de "sentence" très justement exprimé) et 8, vers 8 qui n'est pas sans rappeler une chanson de Goldman, "vie par procuration". J'ai aussi trouvé intéressant ce "désert sans escale" et ces "herbes folles aux senteurs de chagrins". On sent que l'auteur a une appétence pour les images évocatrices.

Donc, une rupture douloureuse, un amour perdu de vue surgissant réellement ou plus certainement métaphoriquement à nouveau et au hasard d'une promenade fluctuante ou immobile.

Le tout est délicatement exprimé.

Peut-être que le rythme pourrait être plus coulant et certaines tournures un peu remaniées, mais ce n'est là que mon humble avis.

Au plaisir.

   BlaseSaintLuc   
9/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
C'était trop bien partis, il n'est pas atterri !

"Il est des larmes qui continuent à couler
Longtemps encore après avoir séché.
Le cœur souffrant, exsangue d'intarissables saignées,
A laissé goutter d'un dernier battement sa triste mélopée."

une entame du tonnerre de Brest ! pourquoi le reste devient si laborieux ! c'est lourd parfois , pourquoi?

Vers longs et disgracieux, sans alternance .
À lire à haute voix çà devient douloureux ...

   GinetteFlora   
9/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour PPerone
Des quatrains bien structurés qui traitent du thème de l'amour perdu , que l'on croit entrevoir mais que la réalité absorbe .
La deuxième strophe est riche par la description d'un moment vécu comme sommet du bonheur. Ce bonheur revient hanter le narrateur dans les autres strophes.
Les strophes expriment le regret d 'un amour perdu qui parfois se glisse derrière une vitre.
Une image troublante des amours captifs dont parlent certaines légendes .
" l'orage à virga" , expression originale exprimant bien le passage de la tristesse à l'espoir . Le vocabulaire par ailleurs reste très classique
et la stylistique utilisée reste convenue. J'ai trouvé que le terme "chinoise" ne s'adaptait pas au registre employé mais ce n'est que mon opinion .
L'éclair de l'espoir qui termine la poésie donne un ton nouveau au sentiment exprimé.

   Sadbutfun   
10/6/2020
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai hésité avant de laisser un commentaire - et pourtant j'ai lu, alors voilà. J'ai trouvé ce poème très pauvre, pour les raisons suivantes ;
- des phrases maladroites, trop complexes
- des métaphores forcées, peu complexes, peu évocatrices
- un rythme inégal ; ça ne se chante pas, et chaque quatrain tangue invariablement sur la même rime

Des notes plus personnelles ;
- "intarissables saignées" et "dernier battement" vont très mal ensemble, je trouve. Comme d'évoquer la fin de l'agonie tout de suite après avoir évoquée cette dernière.
- senteur, c'est pas joli, comme mot (prove me wrong, i don't care)
- les "mains souriant", j'ai trouvé ça intéressant, quand même.
- "virga" (what?), "altéra mes pleurs" (?), "né le désert", je trouve que ça sonne faux.
- ha, un oasis ! alors donc il y a des escales dans ce désert !
- "hiboux d'autrefois", ça fait mal à lire, je pense que cette tournure n'est bonne dans aucun contexte. De toute façon la phrase ne fait pas de sens (ou du moins je n'en trouve pas).
- l'ombre chinoise, ha, ouais, mais non en fait. Une ombre chinoise dans une verrière "éclairée par l'émoi", au risque de me répéter ça sonne mal, et faux.
- un minois, c'est un visage ; on peut difficilement se faire l'idée d'un visage par seulement son ombre. Ça fait tiré par les cheveux et malheureusement, l'effet est absent.

Bref, je suis un critique difficile (lorsque je critique), mais loin de moi l'envie de décourager quelque acte créatif que ce soit. Personne n'est à l'épreuve des erreurs, et c'est en pratiquant que l'on peut faire grandir notre art. Bon courage, et mp-me si jamais ma version remaniée de ce poème t'intéresse (je ne crache pas sur un bon défi).

   fdard   
10/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah, il est plaisant de lire et relire ce texte, ce poème. On y retrouve la plume de Patrick Peronne. Ce ton mélancolique, quelque peu attristé mais également ému, où les sanglots long d'un automne que nous avons dans notre coeur.
Est-il parfait? Pas forcément. Nous pourrions nous remettre à l'ouvrage maintes fois sans que nous puissions trouver la réelle satisfaction. C'est l'horizon que l'auteur cherche à atteindre sans pouvoir le réaliser.
Continuez monsieur Peronne, à nous envoyer ces cartes postales d'un temps pas encore révolu.


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