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Poésie libre
Provencao : Jamais ne sera un Adieu
 Publié le 05/12/17  -  9 commentaires  -  406 caractères  -  197 lectures    Autres textes du même auteur

À la mémoire de mon mari Lieutenant pilote du Jaguar, tombé le 28 avril 1984.


Jamais ne sera un Adieu



Effeuiller la pivoine
Délicieusement...


Oublier le temps
Des crispations blêmes
De la douleur qui s'enflamme
Du baiser qui s'envole


Les chenilles s'émancipent
En un voile de soie

Douleur au souvenir
Douleur de la nuit
Douleur des années ralenties
Douleur dans l'oubli.

Jamais ne sera un Adieu...


 
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   papipoete   
5/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Provencao
" effeuiller la pivoine/délicieusement ", comme les jours qui passent trop lentement, depuis que tu n'es plus là ... et oublier ceux des temps gris, des heures blêmes ;
NB et chaque moment esseulée, voir la nuit s'approcher, et te retrouver alors que les " années ralenties " me rappellent que je ne t'ai plus !
l'auteure en quelques lignes, nous dit tout l'amour qu'elle a pour celui, qui est toujours, n'entendra de là-haut " adieu ! "

   Ananas   
5/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Je vous ai lu souvent en EL.

Il me sort un avis complètement partagé sur votre oeuvre : le début est assez beau, bucolique, violent dans l'évocation.
Puis la strophe sur la douleur vient tuer dans l'oeuf les émotions qui affluaient, l'intérêt qui grandissait au fil des mots.

Comprenez bien que d'un poème que j'appréciais vraiment je suis passée au pathos d'un seul coup.
Et le vers de fin m'achève unilatéralement (je ne pense du coup pas non plus qu'il soit le choix le plus judicieux pour attirer le chaland sur votre oeuvre).

En somme, j'arrive à contre-coeur car le titre ne m'attire pas, je reste car le début sent la montée en force poétique, et je me retrouve soufflée par la banalité de la fin.

J'espère que l'auteur ne m'en voudra pas de ma sincérité brute (qui a dit Grosse Brute)... ni de mon ressenti en doubles faces.

Au plaisir !
Et bonne continuation.

   Alexandre   
5/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Provencao... Le préambule à votre poème m'a permis de comprendre que c'était, même longtemps après, une douleur sourde qui vous l'avait inspiré.
Je suis d'autant plus touché que j'ai moi-même appartenu durant sept ans (entre autres affectations) à la 11ème Escadre de Chasse et que j'ai trop souvent participé à ces deuils qui frappent sans prévenir les familles d'hommes trop jeunes pour mourir.
J'ai écrit en souvenir de tous ceux qui sont tombés à cette époque une courte nouvelle intitulée La mort du Jaguar suite au décès d'un collègue, le Capitaine Croci abattu par les Libyens en 84 au Tchad aux commandes d'un Jaguar.

Pour en venir à votre poème, hormis les deux premiers vers dont je ne saisis pas le sens, je comprends très bien ce qu'évoquent pour vous les deux quatrains...

Seul le temps qui passe peut adoucir la douleur sans pour autant conduire à l'oubli.
Bon courage...

   Robot   
5/12/2017
Je trouve une sorte de parenté avec mon propre texte "Après ta mort" publié sur Oniris et qui débutait ainsi:

Toucher l'Églantine
délicatement ...

et poursuivait un peu sur ce thème de la disparition brutale pour lequel le temps n'apporte pas d'apaisement.
Jusqu'au point de suspension en fin du deuxième vers. Une coïncidence incroyable.

http://www.oniris.be/poesie/robot-apres-ta-mort-7243.html

Comme quoi les hasards de l'inspiration peuvent se rejoindre. Et bien qu'intéressé par votre poème je ne m'autorise pas à mettre une appréciation qui serait influencée par mon propre écrit.

   Vincendix   
5/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Provencao,
Je ne suis pas adepte de la poésie libre mais ces vers évoquant un drame aérien et militaire me touche beaucoup.
L’essentiel est dit dans ce texte court et il est vrai que les grandes douleurs sont muettes.
Vincent

   Marie-Ange   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai aimé la mélodie des premiers mots, la discrète émotion
qu'ils me révèlent et puis brusquement ce mot "douleur"
vient me percuter violemment. C'est ce qui me dérange.

Non que je sois contre son emploi, mais pour moi, il vient
à défigurer l'écrit, en insistant sur le ressenti émotionnel.

La pudeur du début du texte laissait à seule entrevoir
ce dont il s'agissait, car le mot "douleur" accompagnée
de "s'enflamme" est à sa place, donnant toute sa teneur
à ce moment de chagrin vécu.

Il n'était pas nécessaire d'en rajouter ...
Tout était dit comme il le fallait, vos mots parlaient si bien ...

   PIZZICATO   
5/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
" Effeuiller la pivoine
Délicieusement... " mis à part le fait d'y passer un long moment, vu le grand nombre de pétales d'une pivoine, je n'ai pas cerné le sens voulu de l'incipit.

J'ai plus apprécié le premier quatrain.
L'anaphore, dans le second, m'a un peu gêné.

   Arielle   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Je ne saurais pas préciser ce qui me gêne dans ce poème. J'ai beaucoup de mal à éprouver avec l'auteur la douleur qui, à force d'insistance, me fait douter de sa profondeur.
Et puis il y a cette curieuse similitude, qui me met mal à l'aise, avec le très beau poème de Robot cité plus haut "Après ta mort..."
Il y a des coïncidences que le hasard, seul, n'explique pas.
Je ne comprends pas l'image des chenilles et le vers de conclusion qui sert de titre me paraît maladroitement formulé même si je crois deviner ce que vous voulez dire.
Bref, je suis désolée mais je n'accroche pas du tout à ce texte.

   silver   
7/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Cela commence tout en douceur, de manière presque sensuelle...cela sent si bon, une pivoine et c'est si charnu...
Cette image semble cristalliser l'expression d'un double désir: celui de cueillir le jour et de ne souvenir que des belles choses.
Après tout, être capable de se renouveler, renaître, cela semble tenir à si peu de choses...un fil de soi(e)

Et soudain, comme jaillit un sanglot irrépressible,c'est l'explosion de douleurs, presque une révolte.
Et l'aveu bouleversant d'une impossible guérison, d'un impossible adieu...

Sans doute, y a-t-il dans ce débordement d'émotions et dans cette incapacité à surmonter le deuil quelque chose de dérangeant pour nos sociétés si enclines à vouloir tout maîtriser...

Merci, Provencao, pour cet émouvant partage


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