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Poésie contemporaine
Provencao : L'incertitude
 Publié le 03/02/19  -  15 commentaires  -  602 caractères  -  228 lectures    Autres textes du même auteur

Le soir glisse, anodin...


L'incertitude



Dressée, près de la porte, le soir glisse anodin,
L'incertitude élonge le voile au loin vers la colline ;

Un camaïeu égaré s'invite jusqu'au petit matin,
La sérénité d'un baiser délaissé, presque en sourdine.

Je scrute hier, et souhaiterais revenir,
À un sourire qui se glace à la lèvre éperdue d'un souvenir.

Un parfum, une illusion, une étreinte, l'âme d'un soupir,
L'abandon d'une nuit, une main câline,

Quand s'éternisent nos corps, drapés en une lune coquine.
Dressée, près de la porte, le soir glisse, sans rien à offrir.


 
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   Anje   
14/1/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Libre.

Une certaine ressemblance avec le classique (mise en strophes, majuscules en début de vers, recherche de rimes, ponctuation) avec une métrique irrégulière m'interroge. Libre ou contemporain ?

La présence de rimes démontre un certain travail, une certaine recherche. Il y a aussi de belles images. Cette jolie pâte remalaxée pourrait certainement faire un dessert plus sucré encore.

Merci du partage.
Anje en EL

   Eki   
22/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Nul fard entre ces très jolis vers, la grâce y coule le plus naturellement...

Cinq strophes de deux vers...distiques (quel nom barbare pour ces strophes si douces)

Le poème est limpide, nous raconte son histoire, sa musique.

Dès les deux premiers vers, le poème prend son envol.

Ces vers sont divins, suggérés tout en raffinement :

La sérénité d'un baiser délaissé, presque en sourdine.

A un sourire qui se glace à la lèvre éperdue d'un souvenir.

Le premier vers ouvre la porte,
le dernier vers la referme...

Délicats, tendres...

Dressée près de la porte, le soir glisse anodin,

Dressée près de la porte, le soir glisse, sans rien à offrir.

Ce poème porte une très belle harmonie.

   lucilius   
22/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Quelques choix de ponctuation méritent d'être revus.
Sinon cette incertitude traduit surtout la nostalgie d'un hier qu'une silhouette dressée près de la porte cherche en vain à reconstituer dans l'épaisseur de la nuit. L'ensemble est concis et plaisant.

   papipoete   
3/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Provencao
Je ne sais ce que sera demain, alors que cette nuit me promet d'être câline...sera-t-il à la hauteur d'hier ?
NB même si je ne maîtrise pas à la perfection l'idée de l'auteure, je vois des vers fort poétiques, par exemple " à un sourire qui se glace à la lèvre éperdue d'un souvenir "

   Robot   
3/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une rythmique emplie de douceur et de nonchalance grâce à ces vers étirés ou la poésie est bien présente.


Je me suis laissé porter par la fluidité de cette expression nostalgique.

   embellie   
3/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
L'incertitude, génératrice d'angoisse, d'où résulte une nuit blanche où affluent de cruels souvenirs...Demain sera-t-il aussi bien qu'hier ?
Je trouve ce poème magnifique. Il laisse deviner beaucoup plus qu'il ne dit.
"le soir glisse, anodin" ces mots suffisent à traduire le contraste entre l'être humain perturbé par ses sentiments et la naturelle indifférence de tout ce qui l'entoure.
Ah, la désillusion du dernier vers !
Une sensibilité à fleur de cœur. Superbe.

   Vincente   
3/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'écriture est souple, les images subtiles, le doute flotte plein des ombres de cette nuit à l'issue incertaine... j'ai cru qu'il y aurait une chute qui révélerait quelque chose d'essentiel et puis non ce que l'on a gagné c'est une belle expression de l'incertitude.
Bien joué, très agréable lecture qui a su dans les interlignes de l'incertain trouver des choses certainement intéressantes et gracieuses.

   YvonRichebourg   
3/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comme une méditation l'esprit caracole sur ces vers en liberté.

Un peu de lascivité dans la rythmique ajoute au charme de l'ensemble.

   PIZZICATO   
3/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Je scrute hier, et souhaiterais revenir,
À un sourire qui se glace à la lèvre éperdue d'un souvenir."

" Un parfum, une illusion, une étreinte, l'âme d'un soupir,
L'abandon d'une nuit, une main câline "
De belles images dans ce texte qui, à mon avis, relève plus de la nostalgie d'un souvenir que l'incertitude.

   senglar   
3/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Provencao,

Qui c'est qui sait pas ce qu'elle veut ? Qui c'est qui n'est jamais contente ?
Où "Un tiens" n'équivaut pas à deux (ou plus) ou équivaut peut-être à deux (ou plus) "Tu l'auras".

Ah ! L'incertitude...

"... voile...égaré... délaissé... sourdine... souvenir... illusion... âme... soupir... abandon..."
"sans rien à offrir"
ET POURTANT
"Dressée... sérénité... scrute.... étreinte... câline... coquine... Dressée..."


Faudrait peut-être songer à remonter les poids de la coucoute (à l'écoute de l'écoutille) pour que l'incertitude continue de vivre et de mourir entre les "tic" et les "tac" des jours et des nuits qui se balancent dans la course du temps.

Ah ! L'amour imparfait, accompli, inaccompli, toujours recommencé, à recommencer. Eprouver, partir, revenir, éprouver, oublier, éprouver, jamais satisfait/e, éprouver.

Ah ! Aimer...

Soeur Anne...

Ben quoi ? Combien de morts - petites et grandes - pour Barbe Bleue...

... Ne vois-tu rien venir ?


Senglar

   Miguel   
3/2/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Je suis un peu g^e,é par une syntaxe déconcertante, qui ne simplifie pas toujours la compréhension. Ce "Dressée", au féminin, alors qu'après un complément on a "le soir glisse", par exemple ; ou la juxtaposition vers du second distique ; quel rapport entre eux ? Mais je fais mon cuistre sans doute, puisque cela ne choque que moi. Pour le reste, l'ensemble me paraît un peu plat, sans vraie saillie poétique.

   Hubert   
3/2/2019
 a aimé ce texte 
Pas
C'est court pourtant, très court. Et je ne vois le fil, ne comprends le sens, le but de ces quelques lignes.

L'incertitude dressée, près de la porte, élonge le voile au loin...
Mais bien sûr !

Quel est le sujet du dernier "dressée", avec un point après coquine ?

Une question cruelle me taraude : suis-je à ce point ignare, pour être le seul à ne trouver aucune poésie, aucun sens à ce télégramme ?

   Donaldo75   
5/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Provencao,

J'ai trouvé ce poème agréable à lire, avec la douceur de ses vers étirés. Le champ lexical utilisé contribue à cette impression de lecture. Il n'y a pas besoin de faire plus long pour exprimer la poésie, je pense. Comme je le dis souvent, les poèmes courts sont difficiles à réussir parce qu'ils demandent de l'impact à la lecture; ici, l'impact est lié à cette impression de douceur qui envahit peu à peu mon cortex cérébral. C'est réussi. Bravo.

Merci,

Donaldo

   Lulu   
6/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Provencao,

J'ai bien aimé lire ce petit poème qui semble avoir des couleurs que vous affectionnez : "le soir glisse" ; "un camaïeu égaré" ; "petit matin" ; "lune coquine"...

J'ai aimé percevoir ce souvenir où les sens s'entremêlent : "Un parfum, une illusion, une étreinte" jusqu'à "l'âme d'un soupir".

Je comprends mieux, ce participe passé "Dressée" au féminin lorsqu'il apparaît à la fin. Je l'imagine en référence à" l'incertitude" ou à la narratrice qui l'éprouve. Mais il est vrai que dans le premier vers, cela étonne. On se demande qui est "dressée" près de la porte ; on s'attend à trouver la réponse juste après l'incise, soit en place de "le soir glisse anodin". Je comprends bien comment vous avez écrit cela, avec peut-être ce fameux implicite qui vous rattrape, ici, juste à ce niveau. S'il est bon de laisser le lecteur supposer, je trouve dommage qu'on s'interroge au point de douter du sens.

A la fin de ma lecture, j'ai toutefois bien compris l'ensemble et le titre, donc, que vous lui avez donné. Mais cela me semble presque en filigrane, car ce que je lis, surtout, c'est un souvenir qui a touché, plus qu'il ne porte vers l'incertitude.

Enfin, j'ai trouvé ce texte très musical, fort agréable du fait du rythme des vers et des rimes.

Mes encouragements.

   wancyrs   
10/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Provencao,

Je vois ici l'impuissance des humain à pouvoir remonter le temps pour revivre un instant chérie. J'aime la douceur de vos mots, elle me parle. La disposition de vos vers deux par deux me font penser à des amoureux enlacés...

Merci pour le partage !

Wan


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