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Poésie classique
Queribus : Ballade du coupeur de citrons
 Publié le 11/04/19  -  16 commentaires  -  1052 caractères  -  193 lectures    Autres textes du même auteur

Il s'agit d'une petite ballade "classique" sans prétention et se voulant humoristique.


Ballade du coupeur de citrons



Toutes les vedettes du sport
Rêvent d’un nom incantatoire,
Un peu dans chaque aéroport
En laissant leur nom dans l'histoire.
Mais moi, sans but ou trajectoire,
N'étant que le roi des poltrons,
Je me moque de leur victoire,
Je suis le coupeur de citrons.

Ils ont un pied dans chaque port
Et le monde est leur territoire,
Sans nul besoin de passeport,
Ces footballeurs au nom notoire.
Je n'en suis pas moins méritoire,
Moi, sans honneurs et sans plastrons,
Je dis même sans auditoire :
Je suis le coupeur de citrons.

Puis, sur l’écran dans télé sport,
Le passage est obligatoire
Et même le moindre support
Peut bien leur servir de prétoire.
Moi qui n'ai pas de promontoire,
Pour côtoyer les grands patrons,
J'ai ce bonheur compensatoire :
Je suis le coupeur de citrons.

Princes, voyez mon exutoire.
Au milieu de tant d’électrons,
J'écris sur ma simple écritoire :
Je suis le coupeur de citrons.


 
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   papipoete   
16/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
classique
je ne suis pas une star, elles m'entourent de leur aura, ne m'écrasent pas, je suis " le coupeur de citron " !
Je ne suis ni bon, ni mauvais ; je suis sur le banc des remplaçants, au cas où ?
Tant que j'aurai ce grade, je ne " retomberai pas en disgrâce ", puisque je n'ai pas de rang !
NB très philosophe ce " sans-grade ", mais il cache sûrement son amertume aux lignes de son écritoire ; ce qui n'est guère jubilatoire !
Vos octosyllabes me semblent tout à fait " classiques "
papipoète

   Corto   
18/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
On trouve ici une sympathique comptine qui pourrait servir au coucher dans la chambre d'enfants.

D'accord il faudrait expliquer quelques mots un peu compliqués selon l'âge.

C'est gentil et sans prétention. Vive "le coupeur de citrons."


A vous relire.

   Gemini   
21/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis un fan de ces poésies qui, dans un cadre formel rigoureux, ne se prennent pas au sérieux. Je trouve qu'en général la légèreté de ton est propice à la lecture.
Ici, double contrainte forme/prosodie, avec cette difficulté de se limiter à trois rimes (qu'il faut savoir choisir, ce n’est jamais facile), plus un choix de métrique en octos (vers courts, moins évidents).
Pour le fond, je suis fan aussi de ces antihéros, ces personnages secondaires relégués aux taches obscures qui s’invitent sur le devant de la scène, histoire de (se) prouver qu’ils existent, comme si le texte leur donnait, un court moment, la possibilité de les arracher à leur condition : "N’étant que le roi des poltrons… sans honneurs et sans plastrons… Je n’en suis pas moins méritoire".
Le parallèle entre le sportif mill(ion-iard)aire, et le coupeur de citrons est aussi tranchant que le canif du narrateur. Au passage, j’aimerais dire que cette coutume date d’une certaine époque ; temps où le match se divisait en deux périodes : avant et après les citrons. Il me semble que désormais ce sont des oranges… Tout ça pour dire que cet emploi (à mi-temps) est un vieux métier (ce qui oblige le lecteur au respect…).
Côté critique, deux fois "nom" bien rapproché v2, v4. Je trouve que la rime en "ort" vous a amené vers des mots difficiles (vous reprenez deux fois "sport", "support" est limite dans le sens, "passeport", ils en ont un…) bref. Pourquoi n’avoir pas inclus des rimes en "ord" ? Accord, d’abord, du sud au nord… Classissicisme ?
L’écriture est simple, peut-être au niveau de langage du narrateur (beaucoup de moi/je, et de verbe être), mais cela n’a pas dérangé ma lecture.
Sur ce "simple écritoire", le thème est tout à fait superficiel ; la situation n’est pas du tout approfondie, mais pour moi, vous avez créé un univers dans lequel le bonhomme aura bien existé le temps de son texte.
Ce n'est pas peu.

   Miguel   
24/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce petit poème charmant rappelle le Cantonnier des chemins vicinaux du regretté Fernand Reynaud. "Y en a qui tiennent le haut du pavé, moi je tiens le bas du fossé", un humbe très heureux de son sort. A l'humour du sujet s'ajoute celui d'une forme médiévale sur un thème plein d'éléments contemporains. La forme de la ballade est ici impeccable.

   Hananke   
11/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

La ballade est une forme difficile à traiter et l'auteur s'en sort
plutôt bien. De plus cette histoire du petit qui sert les grands
est bien humoristique.
J'aime bien le roi des poltrons et ce bonheur compensatoire.
J'aime moins le bien du vers : Peut bien leur servir de prétoire.

Un bon texte, finalement, car cette forme classique est extrêmement
contraignante, je m'y suis efforcé 2 ou 3 fois.

   TheDreamer   
11/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une ballade en vers réguliers (octosyllabes) sur 3 huitains (couplets) avec un dernier vers repris à la fin comme un refrain et un quatrain (envoi) sous forme de petite morale. La forme des huitains est ABABBCBC et celle du quatrain BCBC.

Le poème se lit aisément et sans à-coups, poème évoquant le contentement de celui qui "coupe les citrons". Face au vedettariat, à la célébrité, lui reste sans volonté de succès et de reconnaissance ce contentant de faire humblement la tâche qui lui est assignée. On pourrait tirer de ce poème cette morale déjà professée par l'ours Baloo dans le livre de la jungle : "il en faut peu pour être heureux !"

Merci !

   PIZZICATO   
11/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé cette ballade humoristique et gentillette, au demeurant un petit coup de griffe au sacro-saint monde des stars - ah bon ? - du foot.

" Je n'en suis pas moins méritoire,
Moi, sans honneurs et sans plastrons,
Je dis même sans auditoire :
Je suis le coupeur de citrons." Ben oui ! dans l'ombre totale mais utile.

   Robot   
11/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dans ce poème auquel le choix classique a cette vertu de renforcer l'humour, l'envoi final apporte la petite note philosophico humoristique qui vient à point compléter le récit. Un bon moment de lecture sur un sujet dont le fond comporte finalement une assez sérieuse observation.

   Davide   
11/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Queribus,

Je suis admiratif devant une si belle écriture.
J'imagine un ménestrel, avec l'accent vieux françoé, son luth ou son rebec, chanter cette ballade à la cour (rires).

Ou mieux, comme nous sommes en 2019 et que le poème parle de foot, pourquoi n'irions-nous pas, oniriens que nous sommes, la chanter tous ensemble au palais de l'Elysée, avec tambours médiévaux, habits d'époque et tout et tout ? Quelle bonne idée !
N'est-ce pas une manière novatrice de défendre la poésie ?

Bon, je m'égare, c'est pas souvent, alors, j'espère que vous me pardonnerez...

Revenons au poème : je trouve que cette forme fixe en octosyllabes sied merveilleusement au registre humoristique choisi par l'auteur(e). C'est un régal ! Bravo !

J'ai passé un très bon moment de lecture.

Davide,
qui fait la ola tout seul...

   jfmoods   
11/4/2019
Les nouveaux héros des temps modernes (hyperbole : "Toutes les vedettes du sport", démonstratif : "Ces footballeurs au nom notoire"), partout reconnus (compléments de lieu : "dans chaque aéroport", "dans chaque port", "Et le monde est leur territoire, / Sans nul besoin de passeport"), en quête de postérité (rime significative : Rêvent d’un nom incantatoire", "En laissant leur nom dans l'histoire"), cherchent une exposition médiatique optimale ("sur l’écran dans télé sport, / Le passage est obligatoire / Et même le moindre support / Peut bien leur servir de prétoire").

Le poète, bien éloigné de leur monde (locution restrictive : "N'étant que le roi des poltrons", anaphore : "Je suis le coupeur de citrons", préposition marquant la privation : "sans but ou trajectoire", "sans honneurs et sans plastrons", "sans auditoire"), n'éprouve aucune jalousie envers eux (pronom tonique : "moi [...] / Je me moque de leur victoire").

Prenant à témoin les puissants ("Princes, voyez mon exutoire"), il vante la noblesse de sa tâche (pronoms toniques : "Moi... / [...] Je dis", "Moi qui n'ai pas de promontoire, / Pour côtoyer les grands patrons, / J'ai ce bonheur compensatoire", litote : "Je n'en suis pas moins méritoire"), mettant en perspective son existence calme et modeste et l'agitation vaine de ces célébrités ("Au milieu de tant d’électrons, / J'écris sur ma simple écritoire").

Cette petite ballade fait immanquablement penser à ce passage d'un poème d'Alfred de Musset...

"Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre."

Merci pour ce partage !

   senglar   
11/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Queribus,


Je n'ai trop su que penser de cette ballade - légère et qui ne fait pas d'histoire(s) - alors, une fois n'est pas coutume, je suis allé lire les autres com. . Pour tout tout je n'avais pas vraiment reconnu le monde du foot - beaucoup plus business, sponsoring, tifosi - dans ce poème Aéroport/Port/Télé. Et le terrain, la mi-temps sur le terrain, les clameurs, les fous du stade... ils sont où ? Il est vrai qu'il se tient à l'écart ce coupeur de citrons qui ne cherche pas la gloire. Comment fait-il ?

Bon... l'ai jamais vu moi ce coupeur de citrons hein !... Mais me voilà coupeur de cheveux en quatre, vais obtenir le prix Citron.

Allez je me range à l'avis commun pour obtenir le prix Orange(s) comme le précise Gemini. Merci :)


senglar

   STEPHANIE90   
11/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir Queribus,

Je vais avoir du mal à commenter mon choix d'appréciation. Le football étant à l'opposé de ma vie et n'ayant jamais mis un pied dans un stade. Mais je me suis laissé emporté par le rythme de vos vers, alors tant pis si je n'ai pas compris grand chose au fond de votre poésie.
Je trouve que de mettre uniquement quatre vers dans votre strophe finale est une super idée, cela met en avant ce coupeur de citron dont je ne sais rien. J'aime que l'on mette en avant l’ inattendu.
Même si j'ai toujours les pépins pour me titiller à l'heure de la découpe ... Rire.

Merci pour la lecture plaisante,
StéphaNIe

   Cristale   
12/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voici une ballade, poème médiéval à forme fixe qui se décline en huit ou dix syllabes, tout à fait conforme aux règles exigées :

- trois strophes carrées (nombre de vers égal au nombre de syllabes)
- et une demi-strophe de même composition (appelée "envoi").
- la reprise d'un même vers (refrain) en fin de strophes.

L'auteur a opté pour la "petite ballade" en octosyllabe et respecté le nombre de trois rimes exigé pour ce rythme.

J'aurais appris ce qu'était "un coupeur de citron" et, si je suis assez inculte concernant le sujet traité, je n'en n'ai pas moins apprécié l'aspect guilleret et souriant parfaitement adapté à ce genre de poésie aux règles strictes.

Consciente du travail que demande cette forme, je ne puis que vous dire bravo Queribus et je sors le carton bleu : "beaucoup" avec le petit + pour la forme classique respectée.

Cristale

   Donaldo75   
12/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Queribus,

Ce que j'aime bien, dans ce poème, c'est qu'il n'y a nul besoin de s'y connaitre en football ou d'apprécier ce sport pour comprendre ce que tu as écrit. Du coup, je ne vais pas te livrer une analyse du genre premier degré, parce qu'il y en a trop souvent par les temps qui courent, surtout sur des sujets qui paraissent épidermiques au premier abord.

Ici, la forme a du rythme, des images qui vont plus loin que le thème apparent; on est dans l'observation sociale, l'allégorie presque politique, sans avoir à enfiler le moindre gilet jaune.

Bravo !

Donald

   Anje   
12/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Rien que pour sa forme, exigeante, difficile, j'aime beaucoup ce poème. Rien que pour le sérieux d'un sujet traité avec humour, j'aime beaucoup ce poème. Parce que l'auteur m'émerveille en m'emenant hors des sentiers battus, j'aime beaucoup sa balade.
Et que soient heureux les petits parmi les grand.

   Vincendix   
12/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Queribus,
Un ballade à deux rimes parfaitement écrite, agréable à lire.
Autodérision ? Avec tout de même un certain mépris pour les « personnalités », ceux qui sont « arrivés », souvent des arrivistes.
Je me demande tout de même quel est le rôle exact d’un coupeur de citrons, peut-être le descendant d’un préposé à la guillotine, il en a coupé des citrons célèbres durant la Révolution !
Vincent


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