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Chansons et Slams
Queribus : Pénélope m'attend
 Publié le 27/05/20  -  6 commentaires  -  1413 caractères  -  129 lectures    Autres textes du même auteur

Il s'agit d'un texte de chanson où j'ai arrangé un peu le retour d'Ulysse dans son pays ; je doute fort, en effet, qu'une femme puisse attendre vingt ans le retour de son amour, encore plus de nos jours. Tout ceci est dit sans amertume et sans misogynie aucune.


Pénélope m'attend



Pénélope m’attend dans mon pays lointain
Loin des rudes fins fonds d’une terre étrangère
Vers laquelle autrefois je suis parti en guerre
Sans savoir pour combien de mois et de matins

Pénélope m’attend brûlant de tous ses feux
Me gardant un amour une âme un cœur fidèles
Tel un chien dévoué une femme modèle
Avec dedans son cœur nos souvenirs heureux

J’ai lutté vaillamment avec fureur et rage
Sans jamais ralentir le cours de mes combats
Mes élans mes exploits ont écrit tant de pages
Dans des lieux inconnus où me menaient mes pas

Pénélope m’attend dans mon pays lointain
Sans douter un instant de ma venue prochaine
Quand le destin frivole à son tour vous ramène
Vers une tendre couche et des draps de satin

Loin des yeux loin du cœur comme dit un adage
La passion s’est muée en un triste désert
Je conserve avec moi pour plus simple bagage
Ce vide trop présent dans un retour amer

Pénélope est partie pour un pays lointain
J’ai vécu dans mon rêve et mon pauvre nuage
Et les absents ont tort à travers tous les âges
Quand l’amour prend chacun pour un triste pantin

Pénélope est partie pour un amour lointain
Quand l’éloignement fait lentement ses ravages
Et moi le vagabond je vais le cœur éteint
En pleurant un bonheur une émouvante image


 
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   Miguel   
7/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Je n'ai pas la vertu des femmes de marins", chantait la regrettée Barbara. Et Ulysse a ici affaire à une épouse aussi infidèle que lui ! On passe cruellement du rêve à la réalité dans des vers bien rythmés et tout à fait aptes au slam , on croit les entendre chanter, on a tendance à les chanter soi-même en les lisant.

   Gabrielle   
8/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte qui porte sur l'intimité et la place occupée par l'espérance au sein du couple.

Ici, l'espérance est source de bonheur, puis disparaît pour laisser apparaître un désarroi.

Une ode à l'espérance et à l'amour en un chant mélodieux qui évolue avec le temps passant et se termine en un chagrin (chute).


Merci à l'auteur pour sa jolie fibre poétique qui traite de la place occupée par l'espérance dans l'intimité et de ses bienfaits malgré ici une fin malheureuse.

   chVlu   
27/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Assurément un bonne chanson qui m’emmène bien dans son univers du vert au gris et fini en vert de gris..
La référence homérique est traité à la légèreté et la liberté utile à conserver un esprit chansonnier.
J'ai adoré le point d'orgue de cette facétieuse revisite du mythe :
"Tel un chien dévoué une femme modèle"
il fallait l'oser, mais elle souligne parfaitement le point de vue de l'auteur sur l’invraisemblance de l'attente éperdue et indéfectible!
Si maintenant même les femmes remuent la queue je crois que nous avons enfin atteint la parité !
Reste à trouver une musique!

   Harvester   
27/5/2020
Tel un chien dévoué une femme modèle (sic)

Une virgule après "dévoué" n'éviterait-elle pas toute possibilité de confusion de sens car j'imagine bien qu'il n'y a aucun parallèle ou comparaison entre les deux sujets mais un effet d'accumulation un peu...comment dire, casse-gueule ?

Les draps de satin ne m'ont guère convaincu mais j'imagine que c'est une transposition que vous avez voulu lisible pour un contemporain.

Je n'ai pas vraiment compris pourquoi on navigue à vue entre rimes embrassées et rimes alternées d'un quatrain l'autre.

Le poète reste bien entendu maître chez lui mais j'aimerais comprendre comment vous avez retenu ce choix.

Merci

   papipoete   
27/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Queribus
J'ai laissé Pénélope au pays, alors qu'au loin je guerroie contre l'ennemi, et me bat contre le manque de ma mie, mais elle m'attend...
le temps a passé et le destin frivole m'a enlevé Pénélope...
je suis revenu au pays, mais mon Amour est loin à présent, et je l'attend...
NB l'histoire depuis l'origine du monde, se répète ; on aime, mais " qui va à la chasse, perd sa place "
le va-t-en guerre l'apprend à ses dépens, et cette lutte contre l'amour enfui, semble perdu d'avance...
Un récit que l'on peut dire en " françois " mais en " français " d'aujourd'hui, car éternel sujet !
Le héros sûr de l'attente de son aimée, y croit comme l'attachement " dévoué du chien à son maître "... le chien attendra toute sa vie s'il le faut ! mais la " femme modèle " crut peut-être que son compagnon plus jamais ne reviendrait...
une " chanson de geste " qu'un troubadour put chanter, des trémolos dans la voix vers la fin !

   ANIMAL   
6/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis bien aise qu’il soit précisé dans l’incipit « sans misogynie aucune » car je dois dire que l’absence de ponctuation laisse à l’interprétation le vers « Tel un chien dévoué une femme modèle » qui donne vraiment une sensation comparative déplaisante. Je préfère le lire autrement.

Mis à part ce passage ambivalent, j’ai bien aimé ce poème sur la fidélité et l’éloignement. Les hommes partent, les femmes restent et attendent depuis toujours, mais parfois l’oiseau s’est envolé et la cage est vide.

Les vers sont harmonieux et équilibrés pour narrer une sorte d’uchronie du retour d’Ulysse au foyer… déserté. Je pense que les quatre fois « cœur » au cours du poème sont voulus pour un effet de répétition.

Certains chiens ne sont pas fidèles et, n'en déplaise à l’affirmation en incipit, une femme motivée par l’Amour peut fort bien attendre très longtemps, des années, oui. Quitte à être déçue au retour de l’aimé qui a bien dû changer pendant tout ce temps, et elle aussi. Cette Pénélope-là en a eu assez de patienter jusqu’à se faner sans même savoir si elle reverrait son homme. Notre voyageur parti trop longtemps se retrouve seul et bien en peine ? Il fallait y penser au moment de partir car on n’abandonne pas ce qu’on aime, de peur de le perdre. C’est pour cela que certains peuples partent en guerre avec toute leur famille.

Si la musique est bien adaptée à ce texte, ce sera une bien jolie chanson, tendre ni pour elle ni pour lui. Une séparation aux torts partagés, en quelque sorte.


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