Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie en prose
Rainbow : Absence
 Publié le 13/09/11  -  8 commentaires  -  1807 caractères  -  171 lectures    Autres textes du même auteur

Où es-tu ?


Absence



Glaçon dans un verre ; iceberg fondant aux rayons de corail. Les limites traînent aux frontières sales des rues, dessinées par les souffles brûlant sur les vitres embuées agitant les coupures de journaux ramassées sur elles-mêmes posées sur les bords de la table ; prêtes à bondir. Jaillir. Traînant leurs lignes d’encre sur le bois avec le noir et blanc de ta photo, l’article de la rubrique nécrologique comme cadre, regardant inerte ton éventail, celui-ci n'a plus le cœur à battre.
C’est le verre d’eau qui te pleure, l’assiette avec ses couverts en accompagnement de requiem.
Le cuir du canapé est noir de deuil échangeant à toute heure des regards en biais avec l’horloge, léger de mes absences d’insomniaques.
Une fiancée fumante à la bouche s’entremêle aux volutes émanant des cuisines ; sur une gazinière éteinte cuisent encore chagrin et tristesse surveillés sur le feu par un majormort d’incolore vêtu.
Appartement de campagne laissant le temps fleurir les pétales de béton ; la fenêtre ouverte au fracas des effluves d’en bas.
Rester en haut est encore le seul choix viable. Zieuter entre quatre planches de ciel les albatros survolant les mers de l’esprit ; plonger sans cesse et ne jamais remonter. L’horizon n’a plus lieu d’être dans les sous-sols, encore creusé pour apercevoir la surface de l’envers.
Un bateau se saborde dans la baignoire pour échapper aux pirates à ses trousses.
Réalité trouble.
La cafetière siffle l’alerte, la fuite pointe la porte sans serrure et les escaliers au dehors. Aller et venir dans la petitesse du monde.
Quelle impolitesse ; on ne montre pas du doigt !
Alors je gratte avec la plaie indolore.
Une goutte tombe dans l’évier. Sang, larme, ou imagination ?
Crois-tu que les aveugles pleurent ?


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Pascal31   
20/8/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Les trois premières lignes m'ont suffi : des fautes, des maladresses, une lourdeur indigeste.
Cette "absence" n'a manifestement pas été bien travaillée, ni relue.
Je conseille vivement à l'auteur de bosser davantage afin de présenter un poème moins "brouillon", s'il souhaite convaincre un tant soit peu son lectorat. Merci.

   Gerwal   
2/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Paradoxalement, malgré (ou à cause de... ou grâce à...) cette succession d'images à la limite de l'hallucination, je trouve ce texte d'une grande clarté. La clarté que peuvent avoir certains cauchemars éveillés, un délire entre rêve et réalité, au bord d'une démence qui se révèle, un peu... parfois... salutaire, quand le cœur parle plus, et mieux, que la raison face à un chagrin trop intense et/ou trop récent.
Un texte suffisamment bref pour ressembler à un sanglot qui se prolonge, mais suffisamment long pour faire le tour des impressions et des sentiments.
Un très bon 'rendu' de cette "réalité trouble", subtilement évoquée...

Je n'ai donc rien à suggérer: ni modification, ni ajout, ni retrait... j'espère que le simple et unique fait de dire "j'ai aimé" (et pourquoi), peut ou doit être une aide à l'auteur, un encouragement à continuer dans ce sens.

   Cyrielle   
5/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C’est seulement après plusieurs lectures de ce texte que je le commente. C’est qu’il m’aura fallu un certain temps pour en apprécier l’atmosphère. C’est comme si j’avais sous les yeux une photo qui ne se composait qu’avec le recul. Une vue d’ensemble : voilà le regard que j’ai posé sur ce texte et c’est alors que j’ai en saisi tout le charme voilé de tristesse.

J’ai beaucoup aimé la façon dont chaque mot pose chaque chose non pas de façon inerte mais animée, afin de planter un décor vivant. Je l’ai ressenti comme autant de constats instantanés avivés par la tristesse du départ et c’est là que réside, me semble-t-il, la force de ce poème. C’est comme si j’avais sous les yeux une situation animée : un passé révolu qu’un présent vidé de sa substance parvient à raviver grâce aux souvenirs que restitue chaque objet : les coupures de journaux, le verre d’eau, l’assiette, la gazinière... C’est un hommage qui m’est apparu d’autant plus émouvant que la parole est laissée aux objets derrière lesquels s’efface la voix poétique. Une humilité qui donne toute sa justesse à l’évocation de cet amour en deuil ancré dans le quotidien.

Une belle manière de rappeler que l’amour n’est pas qu’un idéal fleuri de sentiments abstraits. Rien de moins évident, me semble-t-il, que de prendre le contrepied de la tradition idéaliste en matière d’hommage à un amour disparu. C’est ici un défi qui m’apparaît réussi du début jusqu’à cette fin qui clôt magnifiquement le poème grâce à l’interrogation d’une beauté sans concession…

   Anonyme   
13/9/2011
Je trouve dommage ces quatre dernières phrases qui viennent gâcher ma lecture. Je trouve ce poème fort, j'aime les absences de virgules, j'apprécie qu'un auteur déjoue les pièges d'une ponctuation académique et joue avec le rythme et la forme. ce qui est dit au départ est infiniment touchant. Les derniers mots sont plats et n'ont pas d'intérêt, ces questions ne servent pas.

Vous écrivez bien Rainbow, il reste à à faire en sorte de maintenir la tension tout au long de ce que vous produisez. Le risque, c'est la platitude, le manque de relief des derniers mots de ce poème.

J'ai apprécié ma lecture.

   brabant   
13/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bon après-midi Rainbow,


Magnifique le questionnement de fin :

"Crois-tu que les aveugles pleurent ?" C'est une question et une formulation d'anthologie ça !


Pour le reste, le texte fait trop 'masse', s'aérant au fur et à mesure, je le reconnais.

Sans doute avez-vous voulu faire ressentir le poids du chagrin. Y compris par les images et le vocabulaire. C'est votre choix et je le respecte.

Ce texte m'apparaît essentiellement pessimiste, et je n'y vois pas d'échappatoire.

Dommage mais pourquoi pas ?


ps: dites-moi, il ne correspond pas à votre pseudonyme, ce poème... Enfin le bateau dans la baignoire et le "on ne montre pas du doigt" laissent peut-être présager un arc-en-ciel. Tiens ! Y en a un au-dessus de mon jardin. M'en vais déterrer le pot au trésor moi...

A vous relire tantôt... dans de meilleures dispositions...

   melancolique   
13/9/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Salut Rainbow,

J'aime bien ce texte, même s'il y a des phrases assez lourdes, et des passages où je n'avais senti aucune émotion.

"dessinées par les souffles brûlant sur les vitres embuées agitant les coupures de journaux ramassées sur elles-mêmes posées sur les bords de la table" je n'aime pas cette phrase, je trouve que son rythme est lourd.

"La cafetière siffle l’alerte, la fuite pointe la porte sans serrure et les escaliers au dehors. Aller et venir dans la petitesse du monde." J'aime la simplicité de cette partie, un souffle du quotidien avec une nuance poétique.

Bonne continuation, et au plaisir de vous relire.

   David   
4/10/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Rainbow,

Pourquoi expliquer cette absence ? C'est un peu l'impression que j'ai à ce passage :

"Traînant [sujet : "Les limites" et/ou "les coupures de journaux"] leurs lignes d’encre sur le bois avec le noir et blanc de ta photo, l’article de la rubrique nécrologique comme cadre, regardant inerte ton éventail, celui-ci n'a plus le cœur à battre.".

Jusqu'à la "fiancée fumante" même, c'est trop explicite, ça va vers le passage de roman. Les mots les plus "forts" en terme de sens peuvent "dénoncer" quelque chose qui serait à sentir : "rubrique nécrologique", "requiem", "deuil". Ils se posent directement sur "l'absente", ils pourraient agir par reflet sur les objets comme j'en ai l'impression par ailleurs :

"sur une gazinière éteinte cuisent encore chagrin et tristesse surveillés sur le feu par un (majormort) d’incolore vêtu"

"Zieuter (entre quatre planches) de ciel les albatros survolant les mers de l’esprit"

Ça formerait un tableau plus vivant, même si en l’occurrence c'est plutôt la mort qui est en question. Qu'on ne puisse surtout pas y répondre à cette question, savoir si l'absence est une ou plusieurs, décédée ou disparue, si le narrateur est ivre ou bien triste.

Le conseil serait un peu bateau mais je cherchais les éléments, eau, feu, terre, air, les sens aussi, dans les descriptions. Il en manque, ça peut-être un choix mais il faudrait le faire sentir.

Pour la dernière phrase, j'allais dire qu'elle est curieuse, pas vraiment surprenante ou contradictoire (comme un "est-ce que les poules ont des dents" pour illustrer ce que je veux dire) mais en fait, c'est pas obligé de parler absurde en prose non plus, et c'est une "vraie" question sur le net :

Citation :
Est ce que les aveugles ont des larmes.?
je veux dire quand ils pleurent. Est ce qu'on voit les larmes.

Il y a 4 ans


Citation :
Les canaux lacrymaux ne sont pas forcément abîmés suis à une cécité. Cela dépend de la cause : accident ou cécité à la naissance ou perte de la vue progressive.

   Sansonnet   
5/6/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Mélancolie bien imprégnée, qui fait qu'on le voit. Après, y'a toujours ces expressions qui me laissent perplexes, c'est dommage.

Bref, c'était sympa, trouble, mais digeste, même si je ne suis pas fan du "genre".


Oniris Copyright © 2007-2019