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Poésie libre
Raoul : Le temps n'est pas horloge
 Publié le 15/02/20  -  8 commentaires  -  891 caractères  -  184 lectures    Autres textes du même auteur


Le temps n'est pas horloge



Plumes, doigts, caressent la neige du papier,
comme un héron cendré traverse
la haie d'un paravent
aux perspectives cavalières.

Le pinceau léché et le geste lancé
donnent un sillon de gouttes rares
où de singuliers maîtres
devinent les inflexions et les obliques
qui retrouvent un instant d'équilibre
avant que.
Le temps n'est pas horloge,
le temps est la saison.

Le profil du trait
se courbe avec déférence,
joueur de koto.

Toute d'ors et roses
une geisha s'accoquine...
La main d'un fringant.

À la verticale
l'ombre d'encre bleue s'écoule ;
l'insecte frissonne.

Le temps n'est pas horloge,
le temps est la saison,
et le virus des équations du langage
gagne où nous perdons :

5
7
Tokyo, Shinjuku.


 
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   Alfin   
2/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Les gestes du peintre d'une estampe avec la précision de la calligraphie d'un haïku.
Très beau, pur comme l'écriture qu'il pose par touche
Merci pour ce moment suspendu et bravo pour le rendu tout en finesse .

Alfin en EL

   hersen   
5/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le temps est la saison.

Quand le kigo devient l'unité par laquelle on compte. Le temps en suspend, comme le pinceau qui s'apprête à tracer.

Un poème qui porte exactement un esprit de l'importance du temps présent, de l'unité entre l'écrit et la pensée poétique. De cette poche temporelle qu'il faut se créer si on veut qu'elle existe.
j'ai beaucoup aimé être transportée dans cet art japonais.

   Provencao   
15/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Le temps n'est pas horloge,
le temps est la saison."

J'aime beaucoup ces vers qui etampent une empreinte culminante en "le temps n'est pas horloge".

Une empreinte qui effleure que, en fin de compte, le temps en tant que tel, le temps lui-même, le temps pour soi, en soi, refoule souvent une équation du langage en quelque chose de fantaisiste.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   eskisse   
15/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Raoul

Votre poème nous offre la chance de pouvoir assister à la création d'une oeuvre d'art dans le moment où le geste de l'artiste est posé.

J'ai aimé l'apparition " toute d'ors et roses" de la geisha puis celle de l'insecte qui frissonne . On a l'impression d'un zoom sur chacune de ces figures.

Le refrain " Le temps n'est pas horloge..." donne un rythme apaisant à la scène .

Merci du partage

   Luz   
15/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Raoul,

Un tableau tout en finesse et douceur : l'instantané et la saison ; le temps s'écoule inconscient... On a l’impression de peindre en lisant ce poème.
Trois magnifiques haïkus, la précision tranquille du trait.
Bravo !

Luz

   Lirian   
16/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Raoul,

Votre pièce parvient à shunter l'écriture et la peinture et à vrai dire on ne sait plus quel courant l'on suit.
Très fort!

   Donaldo75   
17/2/2020
Bonjour Raoul,

Je suis mitigé après lecture de ce poème et peut-être me faudra-t-il revenir – ce que j’ai déjà fait en vain – pour apprécier l’ensemble à sa juste valeur. En effet, je lui trouve un gros quelque chose mais il m’a quand même paru maladroit et artificiel en de nombreux endroits. Et quand je lis le concert de commentaires très très positifs qui accompagnent cette publication, alors je me dis que j’ai probablement raté quelque chose, que mes neurones n’ont pas accroché leurs synapses au bon endroit – je connais un auteur de nouvelles qui m’expliquerait que ça ne fonctionne pas comme ça dans le cerveau, avec les neurones et tout ça tout ça mais qu’importe le flacon – et que finalement je suis recalé en cours préparatoire de commentateur avec mention bonnet d’âne.

Tant pis, j’essaierai de faire mieux la prochaine fois.

   Robot   
16/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'avoue être assez dérouté par ce texte dont je me demande s'il nous parle d'un seul art ou de plusieurs.

Les références aux saisons me font penser à l'élaboration littéraire d'un Kigo, mais le pinceau m'incline vers l'art de la calligraphie. Un poète calligraphiant un Kigo peut être.

D'autre part le paravent, l'introduction de la geisha ou de l'insecte m'orientent vers l'élaboration d'une estampe à l'encre bleue.

Puis il y a ce joueur de koto.

Comme si ces artistes étaient réunis dans le même atelier pour œuvrer ensemble à une célébration.

En résumé ce poème, trop développé pour être lui même un kigo, me donne à apprécier l'expression descriptive et trés imagée. Des sensations paraissent donner à voir la lente évolution du travail d'artistes qui allongent le temps à leur guise, sans se préoccuper de l'horloge qui le décompte.

Voilà ma vision.


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