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Poésie libre
Raoul : Paysage
 Publié le 14/08/18  -  12 commentaires  -  762 caractères  -  220 lectures    Autres textes du même auteur

[Canule et canicule]


Paysage



Naturiste épluchant la lune
je te regarde nuit qui ploie
par l’œil ouvert du chien assis
que raye un vol de quelque chose
d’obscur, d’étrange et mal fini.
D’abord
Ce sont des courbes, elles bougent à peine,
comme un avant-bras sous le vent
à l’accoudoir du garde-fou
en scrogneugneu de ton gâtisme
Et puis
Ce sont des cris, ce sont des râles
qui en poudreuse se répandent
tandis que tiède l’eau s’évase
dans un grand verre opaque à pied
couché au long de l’encoignure
d’un lampadaire parkinsonien.


Un frêle insecte psychopompe
palpe et boit gorgé de sucre
au mélanome qui grandit
sur ton fruit tout en rondeur
qu’aucune coupe ne contient.


 
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   Eclaircie   
2/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Un paysage que j'apprécie particulièrement.
(Parfois je lis à l'envers)
Dans ce poème, se trouvent, à mes yeux : le surréalisme, la maladie, un sein, la vieillesse, la force de vivre, des images fabuleuses, un certain talent, un talent certain.

Je ne connaissais pas le mot "psychopompe", merci de m'avoir éclairée.

Des octosyllabes, sans rime, mais léchés, bien trouvés, harmonieux, riches sans être trop savants.
Un contemporain très 21e siècle, comme je les aime.

Je n'ose pas extraire de passage particulier, pour dire j'ai aimé. Je prends tout et j'aime...tout.

Bravo et merci du partage,
Éclaircie

   papipoete   
14/8/2018
bonjour Raoul
le paysage que voit l'auteur par l'entremise du chat assis, me fait penser aux formes qui passent dans le ciel sous la houlette des nuages ; ce peut être là un gentil nounours, et ici les traits du Diable !
Ce peut être aussi le fruit de ce que des neurones sous l'effet d'un pétard, ou de fumée de moquette, peuvent rapporter à l'esprit de ce " naturiste épluchant la lune " !
La dernière strophe semble beaucoup plus " terre à terre ", avec cette bestiole qui boit au mélanome du fruit tout en rondeur ( qui pourrait être un sein ? )
Je ne saurais noter ...

   izabouille   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai pas tout compris, scrogneugneu de ton gâtisme, par exemple? ou l'encoignure d'un lampadaire parkinsonien?? Néanmoins, l'ensemble est joli, on se croirait dans un tableau de Dali. C'est un bon moment de lecture un peu casse-tête, j'aime bien.

   Luz   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

A part scrogneugneu, j'aime beaucoup.
Un poème surréaliste sur la maladie, la vieillesse, ou les deux, ou peut-être pas ; c'est comme on veut, et c'est pour ça que c'est bien.
Merci.

Luz

   hersen   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est la façon, surréaliste, d'aborder le thème de la maladie et de la vieillesse, qui rend ce poème faussement désinvolte et touchant, très touchant.
Des images surprenantes qui nous amènent à (re)considérer le sujet, mais qui n'enlèvent rien à ce sentiment d' inéluctabilité.

Merci de cette lecture.

   Brume   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Raoul

Poésie plus à ressentir plutôt qu'à comprendre.
Les images sont étranges mais ces vers m'évoquent la maladie.
Je ne lis pas la vieillesse mais plutôt une personne dans l'agonie.

Il faut dire que le choix des images permet d'éviter l'ambiance morbide, en revanche elle est très pesante.

Je trouve le titre assez perturbant pour ce thème.
Scrogneugneu - la sonorité est horrible.

   wancyrs   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Raoul,

Votre style est séduisant ; un peu comme de regarder un tableau abstrait et de s'éblouir. J'aime la façon dont votre poème coule, un peu comme de fermer les yeux et écouter le bruit d'une cascade ; même si on ne sait pas de quoi est faite l'eau qui tombe, ni de quels sédiments elle charrie, il y a la musique que fait ce corps aqueux en chutant... votre poème me fait cet effet.

Merci !

   Queribus   
15/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un poème plutôt déroutant avec un côté surréaliste pour aborder un problème plus classique, le genre de poème qu'on adore ou déteste. Personnellement, je pense que votre écrit a dû demander un vrai travail de recherche et d'écriture avec une volonté de sortir des chemins communs, ce que vous avez fort bien réussi..

Étant plutôt "classique", je trouve l'ensemble réussi et très original.

Bien à vous.

   Robot   
15/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne sais pas vraiment reconnaître ce qui est observé, (maux de l'âge peut être) mais bien qu'abscons je trouve un certain dynamisme dans ce texte, des sonorités, des visualisations.

   Pandelle   
16/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Chez vous, l'humour noir est tendre.
Les oscilloscopes ont le regard triste comme des chiens(-)assis.
Et puis : " tandis que l'eau tiède s'évase
dans un grand verre à pied
couché au long de l'encoignure
d'un lampadaire parkinsonien" semble dire que les médecins font prendre (parfois... Souvent ? Toujours ?) des vessies pour des lanternes à leurs patients et aux familles.
Croire en l'avenir est important...Mais il est temps de faucher les blets.

   Eki   
20/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Kaléidoscopique poésie ou casse-tête raoulien...mais dans tous les cas, passeur atypique de mots.

J'aime les images comme "l'avant-bras sous le vent à l'accoudoir du garde-fou"...avant le basculement du dernier tremblement probablement.
Oui, c'est cela, on y va, il n'y a rien à faire, juste les derniers pas à la lisière entre deux mondes.

Eki

   Provencao   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Naturiste épluchant la lune
je te regarde nuit qui ploie
par l’œil ouvert du chien assis
que raye un vol de quelque chose
d’obscur, d’étrange et mal fini."

J'ai beaucoup aimé cet écho de l’absolument étrange. .. J'ai ressenti après plusieurs lectures, cette idée d'énigme qui passe toute étrangeté , en un passage toujours déjà vécu , qui serait l'obscur lui-même – autre fin, fin de l’ autre...

C'est ainsi que je l'ai perçu ce texte. Je dirais même, que la profondeur donnee à cet écrit relève d'une analyse pertinente qui ne se décortique pas ....

Au plaisir de vous lire
Cordialement


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