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Poésie libre
Raoul : Pour léviter
 Publié le 15/02/12  -  6 commentaires  -  1706 caractères  -  152 lectures    Autres textes du même auteur

Notice traduite du sabir…


Pour léviter






Prendre son temps délicatement,
le conduire,
l'accompagner,
à l'intérieur d'un carafon sans bouchon.
Quand il est dedans,
poser sur le goulot un papier blanc buvard
pour que, dans le silence retrouvé,
il se calme du bruit enneigé.
Laissez-le macérer,
méditer,
chantonner tout son saoul
son "quelque chose à faire".

Une fois assoupi
(compter quelques heures,
quelques jours ou quelques mois,
selon la gravité du cas…),
retourner la carafe comme la boule
la neige tombe sur votre sacré cœur.

Et,
si votre terre à terre de "quelque chose à faire"
est suffisamment endormi,
vous pourrez constater que votre main qui touche
repousse le petit souffle rationnel
qui vous empêche d'être votre propre plume
d'être détaché du sol de votre pensée.

Alors,
si tout va bien,
vous lévitez !


 
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   Arielle   
25/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une recette qu'on a envie de suivre avec le sourire. Une leçon de "savoir vivre" donnée avec légèreté et simplicité.
Je supprimerais "quand il est dedans" au début qui me paraît alourdir inutilement la recette.
Pour la fin :
"vous pourrez constater que votre main qui touche
repousse le petit souffle rationnel."
devrait pouvoir s'exprimer de façon plus concise (vous ressentez la poussée du petit souffle rationnel, ou quelque chose comme ça ...)
Quelques assaisonnements qui me paraissent aisés à accomoder
Lévitons, lévitons !

   Meleagre   
15/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème a quelque chose de très simple et de minimaliste, qui me touche. J'aime bien le début : on part d'une expression toute faite, "prendre son temps", et on la prend au pied de la lettre, au sens propre, comme si on pouvait vraiment prendre, à deux mains, son temps. Cela fait passer tout naturellement une situation qui pourrait être assez absurde : du temps en bouteille, assoupi, qui macère. De même, la phrase "retourner la carafe comme la boule / où la neige tombe sur votre sacré cœur" joue avec le monument du Sacré-Cœur, en lui donnant un autre sens, riche et intéressant.
Le rythme fonctionne, avec ces vers dont la longueur croît puis décroît à deux reprises, formant une sorte de B majuscule.

Je trouve les deux premières parties assez réussies : on met le temps en bouteille, on le laisse macérer puis s'endormir, et on retourne le flacon. Par contre, la 3e partie me parle moins : je ne comprends pas ce qu'est ce "le petit souffle rationnel / qui vous empêche d'être votre propre plume".
La dernière phrase conclut fort bellement et fort simplement ce poème, avec quelques mots, minimalistes, qui ont beaucoup de force et de douceur :
"Alors,
si tout va bien,
vous lévitez !"

   aldenor   
15/2/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle image que ce petit bonhomme, notre « moi affairé », mis en carafon, pour retrouver le calme, le détachement des choses terrestres.
La forme de recette fonctionne bien et ces trois vers sont magnifiques :
« …repousse le petit souffle rationnel
qui vous empêche d'être votre propre plume
d'être détaché du sol de votre pensée. »

Le titre me semble perfectible et j’ai trouvé obscures quelques tournures :
« bruit enneigé », « terre à terre de », « votre main qui touche (quoi ?) »

   funambule   
15/2/2012
Je suis toujours bien assis, la gravité oeuvre immuablement...

Ça fait un peu "recette"... et rien d'autre en moi sauf que je trouve le ton sympa et que c'est bien écrit. Je m'abstiendrais d'évaluer ce texte en toute modestie, quelque chose m'échappe sans doute.

Mais à avoir lu, je tenais à signifier mon passage et mes maigres impressions.

   garedunord   
16/2/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir,
Pour léviter, « conduire son temps dans un carafon sans bouchon » … ce texte m’intéresse car étant souvent en carafe dans un bouchon… si je pouvais léviter ! A ce sujet si quelqu’un a l’explication de l’expression « rester en carafe » ? A part ça un commentaire plus constructif…
Un petit côté recette à la Prévert (pour peindre un oiseau…) assez sympa mais dommage Prévert est passé avant et on ne peut l’oublier, de la délicatesse et de la légèreté voilà qui est bien vu pour un texte sur la lévitation, un trait d’humour bien venu que ne renierait pas Newton « la gravité du cas », une belle expression « qui vous empêche d’être votre propre plume », mais gros défaut pour une recette c’est la dernière strophe qui est assez confuse : pour dire je n’arrive pas à imaginer ce que je dois faire pour voir si je lévite ou pas, je me sens aussi démuni que devant les rébus d’Ikea.
Et pour meubler un peu plus, un conseil qui en vaut un autre : pour léviter assoupissez-vous d’accord… mais de préférence dans un canapé Lévitan (j’aurais peut-être pu l’éviter celle-là).

   Pimpette   
5/3/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Le titre m'avait dissuader de lire mais j'avais tort!
Prendre son temps, le boucler,le forcer vers l'inaction et le silence, c'est une fameuse idée...juste le temps de "repousser le petit souffle rationel"..".Etre détaché du sol de votre pensée"...il me semble que je fais tout ça de temps en temps sans m'en rendre compte!
Bref, je souris à la lecture de ce texte simple et poétique


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