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Poésie libre
reumond : Soumettre le verbe à la question
 Publié le 20/04/09  -  9 commentaires  -  12258 caractères  -  92 lectures    Autres textes du même auteur

« Torture infligée aux accusés et condamnés pour leur arracher des aveux. Infliger la question. Soumettre quelqu’un à la question. » (définition du Petit Robert)


Soumettre le verbe à la question



Introduction

Si les maux nous torturent, c’est pour que nous soumettions nous-mêmes les mots à l’épreuve du temps, en les transmutant pour en extraire la preuve aux feux de l’épreuve :

  • par l’alchimie subtile des mots et des émotions ;
  • par une authentique kabbale, pratiquée au laboratoire du verbe et dans l’oratoire de l’écriture ;
  • par analyse, découpage, assemblage, collage… comme par une calligraphie que l’on étendrait à l’ombre des inconnues mathématiques, à même les peaux vives, à la plume, au fusain, au crayon, à la mine de rien et à la mine de plomb, mais toujours en terrain miné de gisements et de carrières impénétrables ;
  • par opération à la pierre noire des jours de cafard, et à l’encre des bons jours, au pastel des événements et des faits quotidiens, au fil des rencontres et des lectures…




Ainsi, si les maux nous torturent,
C’est pour que nous puissions, à notre tour, torturer les mots.
Comme en peinture,
Aux coins et accidents des mots qui s’entrechoquent, à coups d’aquarelles,
De gouaches, d’huiles ou d’acryliques aux couleurs de la vie
Il faut répondre par des coups abstraits, arbitraires et ambigus,
Afin de tourmenter les mots qu’ils deviennent martyrs et saints.
Nous faire les bourreaux du contextuel et de l’expérientiel,
Qu’ils évoluent de « motifs » en « motivations »
Mots-témoins des dieux et des muses de la phonétique.

Qu’ils souffrent la mort pour quelque conjugaison que ce soit,
Par heurts et mélanges des lavis et des fresques sur la peau,
Tatouages aux pochoirs, saignés à la sanguine au nid des artères,
Contre-placages, laquages, lynchages à la gravure des expressions
Et des motions intérieures, au-dedans, caves et cryptes hantées.

Il nous faut soumettre les mots aux chinoiseries les plus subtiles,
Les passer à la psychanalyse et à la pure décomposition,
Les baragouiner, les galimacier, les charabiatiser, les lyncher,
Les lécher et les lâcher enfin, au fil des phrases en cent morceaux.

Comme dans les champs de Maldoror, les sermonner, les savonner,
Les Lautréamoner, jusqu’à ce que les vers soient « luisants »,
Jusqu’à ce que la lettre même, pliée à parchemin rompu,
À l’iota des consonnes, soit comme tordue de douleurs délectables,
À même les syllabes qu’on plisse à casser, pour les dépouiller de leurs
différentes gangues successives, en les Artaurisant à la folie,
De joutes en jouissances, en va-et-vient frénétiques,
et poursuivre, et rependre, et reprendre encore, avec acharnement,
Sans pitié, seulement avec plaisir, et des sueurs froides.

Sans abolir la peine cruelle du démembrement du moi, du cri,
Jusqu’à ce que les caïeux de mots paraissent à la surface de la feuille,
Printemps des M, m’a, merde, consonne après voyelle, comme l’espace
peut se soumettre au temps et soumettre la chrysalide à l’épreuve du clou,
Que la chenille permute de métamorphoses en transfigurations,
Et que la nymphe donne naissance aux nœuds papillons,
Pour ravir la feuille beurrée de piments rouges, et d’inspirations,
Pour rendre la lecture agréablement dense comme pili-pili,
Poivres des pages en feuilles, et des versets en livres…
À se régaler le corps, l’âme, à cœur de dégoût,
Plein la tête et l’esprit, afin d’être « conscience » brute,
Et que l’enveloppe s’ouvre à l’envol, aux cieux, aux nues
Accouche de l’enfant, comme boîte pleine de gros maux,
Enveloppe contenant l’inconnu de beaux écrits lépidoptères.

Oui, il nous faut soumettre le verbe à la question, serrée,
Drue, et la chair aux réponses, et le vent aux cris,
Et l’écho à la chute.

Pas d’incarnation sans carnation, pas d'écrits sans appel,
Pas de maux sans mots, pas de sang sans rimes,
Horribles saignées sur la surface mouillée par les encres
Et les larmes amères, l’écume, la bave des balbutiements.

Il nous faut pendre les vers par les pieds, orteils-syntaxes
Pour en faire jaillir la substance, la moelle, l’essentiel,
Les crottes de nez, les cent ciels face aux censeurs
Et autres envieux crotales, vicieux et venimeux
Du « beau monde » de l’édition.

Les étriper, les dénuder, pour arracher l’aveu aux sujets,
Sous la torture, les affamer, les assoiffer, les styliser,
Les sur réaliser à la Magritte, par mots-clés dégrafer les portes,
Les Chagalliser au bleu de cobalt, au violon chagrinant,
Les portraiturer, les peinturlurer au chahut des couleurs,
À la terre brûlée des élans, au zèle des arcs-en-ciel
Au vert émeraude des écrits poussiéreux, aux tiroirs
Des manuscrits rédigés à la hâte sur mandat-poste,
Au rouge céladon, au carmin des regards crus,
Jusqu'aux pigments de la lie, jusqu’aux bleus des yeux,
Jusqu’à teindre le rouge en feu, et le jaune et le blanc,
Pour les rendre tout semblables à l’or des grands cieux.
(…)
Les ventiler, les craquer de couleurs de cinabres,
Des ocres plein la vue et des pourpres brûlés,
Jusqu’aux pâleurs extrêmes, quand le mot s’évanouit
Pour laisser place au mal d’un bonheur à créer.

Les cuisiner à l’émincé des mots, les graver au burin,
Les sculpter au marteau, leur faire peur à la fissure de l’effroi,
Leur faire réaliser le grand écart, chorégraphie obscène,
Les compresser à broyer du noir et du blanc,
Et contraindre les mots, sans confession,
À la lumière de toute chose écrite.
Extraire jus, spores, semences, sèves de
Toutes leurs racines étymologiques.
(…)
Les livrer corps et armes à la vivisection,
Pour que la poésie ne rime plus avec stupidité,
N’avoir aucune crainte d’érafler les mots, de les valoriser,
Villoniser, Nervaliser à la totale, les Baudelairiser à coups de martyrs
Et de m’Artaud… les castrer aux lexèmes, émasculer les rhèmes.
(…)
Les pendre par les mains à la branche des grammaires,
À fleur de langage, à style inconcevable, à baragoinfre,
À jargon tourmentant, à charabéat béant, à mots crus
Et bouches cousues aux fils à plomb des dictionnaires.
(…)
Il est nécessaire de les châtier à vif, surtout,
Pour avoir divulgué aux dieux, aux idoles,
Le mystère du {Verbe} et la sève des hommes,
Afin de sortir l’écriture des sentiers canonisés et
balisés par de hautains Seigneurs en des châteaux
De conformismes.

À mots couverts, il faut les étouffer dans l’œuf, les découvrir,
Au plus froid du néant, et révéler ce qu’ils recèlent,
De plus riche, de plus grand, de plus lumineux.

Leur faire souffrir les pires supplices, déchaussés,
En leur faisant exprimer ce qu’ils refusent de dire,
Au méandre des mots, labyrinthes serviles et gluants,
Terrasser Minotaure et supplicier Marsyas, écorché vif
Sous la plume et le supplice des suffocations
Des pages blanches, des délits de style,
Littéralement et grossièrement incorrects.
(…)
Les fustiger de qualificatifs, de grosses épithètes,
De suppositions et de doutes, de fautes d’orthographe
De frayeurs, d’infractions à la conjugaison,
De crimes contre l’académie, de forfaits littéraires,
Gratter, griffer, érafler les mots, pour percevoir
La pépite qui brille à l’arrière de tout ça, car
L’or, c’est le vrai verbe derrière les mots.

Il faut électrocuter les mots avec l’aiguillon du Bic,
Les battre du poing avec passion et persévérance,
Jusqu’à ce que leur corps soit couvert d’ecchymoses,
De métaphrases, de métaphases violettes
Et de métastases noueuses de termes (…)
Il faut les infecter, les affecter, les infester,
C’est-à-dire, les rendre vraiment vivants.
(…)
Il faut les mordre, les dévorer, les digérer,
D’allégories en métaphores saignantes,
Qu’on ne puisse plus les reconnaître après
Le grand œuvre alchimique de l’écriture.

Les frapper de fausses gloses, les Berguiser, les Schoenberguiser,
Les Stockhauseniser… de portée en portée, de silence en cris,
De croche en crochets à nouer les glottes pour toujours.

Il faut les torturer par le travail et les exercices forcés,
De mille et un sévices moraux et physiques,
De toute la hauteur du chevalet des horloges,
De toutes les flammes des crémations dantesques,
De tous les carcans des pulsions et des passions,
De toutes les tensions de l’écartèlement,
De tous les pals d’une démente rythmique,
Des piloris de la poétique, des signes et des sens,
Des roues de la dialectique, des tics et autres
Sémantiques à perdre haleine.
(…)
Les coudre et en découdre d’eux, toujours,
Au langage des Anges sur les ailes des moulins,
À plein-vent de refrains, aux galets des couplets,
Pour les broder aux fils bleus des veines et des peines.

Les griffonner de rites et de rimes à l’encre indélébile,
Porté par les mythes et le symboles comme des
Cicatrices gémissantes de plaies ouvertes au temps
Les mettre dans des postures et des poses étranges,
Affleurant le papier de grands rêves froissés,
Jusqu’aux cimes de l’extase aux douleurs voluptueuses,
Tueuses d’expressions sur le galbe de crêtes
Aux mots fragiles comme des seins.

Les torturer, tout comme au Moyen-Âge
Ou aujourd’hui encore, de par le Monde,
Aux pays où les poètes sont maudits.
(…)
Il faut les tourmenter à en perdre la tête,
Pour extorquer des confessions ou des prières
aux poètes-sorciers,
Les défier en cour d'assises sur des tabourets,
Tout parsemés de jeux et de châtiments,
Sur ces pointes acérées, percer les signifiants,
Les tirer hors contexte, élonger le phrasé,
Les souligner, ponctuer à Hautes Majuscules,
En gras, à l’italique des étals liquidateurs.

Oui, sûr de soi, il nous faut maltraiter les mots,
Comme on traite les maux de tous les mots,
À plein garrots, par immersion, aux fers brûlants
Dans l’anus des mots et tous les orifices de « passage »
À plein rouleaux d’épines, à tourniquets fous,
À brodequins sciants, aux rasoirs des expériences,
Les vider de leur sang, de leur lymphe sémantique,
Leur injecter goutte à mot du plomb fondu dans la bouche,
(…)
Les mettre tout nus assis sur des chevalet froids,
Tirer les jambages de chaque côté des marges,
À grandes saillies de parenthèses et guillemets.
Par l’épreuve et la preuve de l'estrapade.

Et pour finir, la torture finale, celle du dernier mot,
Du dernier vers, donnant libre cours à notre créativité,
À l’extra de l’estrapade par ectopies, euphémismes, calembours
Par d’extraordinaires dislocations, les extirper à l’extrapole,
À l’extrême fin, à l’extractible, à l’infini (…),

Après avoir soumis tous les concepts à la question,
Syllabe ectomisée après syllabe,
Après avoir martyrisé la langue sous toutes les clôtures confondues
Par l’arrachage des limites, dents et piquets,
Parvenir en sorte que les mots soient libres comme vol de goélands,
Affranchis des chairs, du souffle au souffre cramé,
Émancipés des géhennes de toute la création,
Libres de grandes visions,
Libres d’eux-mêmes et libres d’aimer.

Que les mots soient dégagés avec des pinces rougies
D’un pur soleil de minuit, ou sous la pleine lune,
Et qu’enfin, d’une main tremblante et fébrile,
D’un œil étonné de contemplatif,
On puisse regarder l’Œuvre,
Et la lire subtilement, en mangeant
Aux méandres de l’allégorie,
Les lauriers arcades mites
À l’huile de linguistique.

(Fragment)



Roland REUMOND


 
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   Anonyme   
20/4/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce fragment (quoi? ce n'est qu'un fragment?) est proprement dantesque, génial, gigantesque! Pas uniquement par sa quantité, mais aussi par ses qualités poétiques, et philosophiques.

Je l'ai lu en entier à haute voix, à la manière d'un slam, tellement le jeu sur les mots, sur les sens, sur les sons est une perfection, une délectation: on entrerait en transes pour un peu..

Et puis, c'est délirant de dissection; les mots sont d'abord peints par petites touches avec tout le langage pictural , puis hachés menu-menu. De la grande cuisine!
C'est aussi de la dissection, de l'opération chirurgicale de précision, un travail d'orfèvre à la pince à épiler et au microscope.
Vous citez bon nombre d'artistes des mots, mais vous oubliez dans votre Panthéon Jean-Pierre Verheggen. (où peut-être a-t-il sa place dans un autre fragment?)

   Anonyme   
20/4/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Oui, c'est très, très long. Trop long. Un fragment? Ben dé diou...
Sinon des choses que j'aime, d'autres beaucoup moins.
Bon, l'auteur aime j'ai l'impression le "concept sonore" maux/mots, d'autres de ses poèmes sont pénétrés de ce douloureux baiser. Sinon oui, c'est un peu, en étant réducteur, "Ecrire comme Lautréamont, Baudelaire ou tartempion pour toucher à l'absolu, ô, à la vérité..." Bon j'exagère un poil exprès mai j'ai eu quand même cette impression de grandiloquence stérile. Sinon un beau vocabulaire de la torture...
Pas trop emballé, désolé.

   victhis0   
21/4/2009
zut de flute...Pour une fois que je me colle à un poème, il a fallu que je tombe sur ça : un salmigondis pas vraiment maîtrisé, une sorte de machin difforme, indigeste, nombriliste tortueux et sybilin...Des mots savants pour impressionner, des jeux de mots calamiteux (m'artaud, franchement...), un petit étalage de culture qui se regarde avec un autoéblouissement palpable ; et pour quoi au final ? une poignée de néologismes à base de noms célèbres ???
Bon, je ne note pas, je "ne suis pas au niveau" ; c'est du reste probable que l'auteur veuille se hisser au-dessus de la mêlée : je préfère replonger plus bas...

   hayley   
21/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oniris.béa ne s’en remettra pas !
Moi-même, membre honoraire de la Société Protectrice des Mots Anonymes ainsi que de l’Académie des Gros Mots, je m’insurge contre vos propos ; c’est vraiment scandaleux ! Des écrits que je taxerais (TVA non comprise) de non conformes aux bonnes mœurs et scolastiquement licencieux, calamiteux …
Sachez mon bon monsieur, qu’on en a brulé, exorcisé, interné, déporté, excommunié, banni, lobotomisé, emprisonné … ou simplement mis sur une croix ou une voix de garage, pour bien moins que « ça » dirait vos copains Freud, Jung, Lacan, et consorts !
Moi, j’aime quand vous citez vos sources et tous ceux dont le sang coule toujours dans « vos veines nouées de poète-chercheur d’absolu ». Rien que du bon à lire !
Mais, je peux aussi rejoindre cet agacement commun aux lecteurs Notrac et Victhis, c’est long ! C’est-à-dire trop long pour un poème, car vous nous soumettez là un fragment de votre essai. Ayant eu la primeur de lire vos 102 pages non expurgées par votre Saint-Siège intérieur, et cela sans problème de respiration, je peux dire, que le problème vient de là : une présentation sous forme de poème, d’un ensemble qui ne supporte pas les césures, j’en relève plus de 10 dans ce « Soumettre le verbe à la question ».
Quant aux multiples mots-maux du psychothérapeute poète que je connais, ils ne me démangent et dérangent pas, ils prennent tout leur sens dans votre vie quotidienne, dans l’écoute du patient, le silence, la parole qui se donne pour donner la parole.
Heureusement pour nous, et en tout cas pour ceux qui aiment vous lire, vous avez choisi délibérément de « dire de postes en portes les mots-cloportes » qu’en fine entomologiste je reconnais comme des mots mites (mythes) à moins qu’ils ne soient que des « mots dits » par d’horribles et « maudites momies de scribes, qui dans un épais brouillard de pléonasmes, passent leurs bandelettes de temps, à dire à mi-mot des maux dit » (extraits de votre texte « Tautologie » )
Merci à vous d’accepter de passer pour un exé-crabe mécréant, un d’une grandiloquence stérile, un salmigondin à roulettes, indigeste, nombriliste tortueux et sibyllin, un vrai zut de flute étaleur-tartineur de culture, enfin, un imbuvable prétentieux, afin de nous donner la parole.
Les relations, c’est tout un poème !

   David   
22/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Reumond,

L'écrire et le faire simultanément, sans doute une prouesse. Le poème-fleuve dévale sans barrage, parlons pas de ponts, il se traverse à gué, j'ai jeté mon dictionnaire assez vite, j'écoutais le bruit des mots, les ricochets de sons. Faut les aimer pour les écrire comme ça, c'est sûr, et qui torture qui, dans ce jeu solitaire de celui qui les cherche, ça vaut bien une chandelle, cette mise à plat du bouillon d'en dedans, enfin, pas seulement intérieur je crois.

   Absolue   
24/4/2009
Ca ne m'étonne pas que Larivière aime:-)

J'ai commencé la lecture en me remontant les manches, vu la longueur. J'ai soupiré, j'ai sauté des lignes et...je n'ai pas tout lu parce que je me suis ennuyée de tout ce bric-à-brac de jeux de mots... Pour moi, ce genre de texte n'est pas de la poésie, c'est euh... je ne sais pas définir. On dirait plutôt un grand délire, ce délire que peuvent avoir les maniaco-dépressifs dans leur phase maniaque... (ne le prenez pas mal). Ca manque de légèreté, de sincérité, de confort... Quel est le but d'un tel texte? Je me pose la question... Est-ce montrer sa culture, son "génie"? Partager des idées?. J'ai vraiment du mal avec ce genre de production dans la mesure où je me demande où en est la motivation? Perso, je préfère un fauteuil confortable, ni trop dur ni trop moelleux à une espèce d'engin de torture où il faut se tenir bien droit les yeux écarquillés et la cervelle enfumée... A moins que ce soit le but??

   Anonyme   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime énormément ce texte. Et, pour l'avoir corrigé, je peux dire que j'ai eu l'occasion de me pencher dessus, de lire et de relire... et à chaque lecture on découvre certaines perles qui nous avaient échappé.

Alors, bien sûr, on peut voir ça comme un pavé indigeste ou un étalage complaisant de culture linguistique, ou encore une successions de jeux de mots sans intérêt. Il est impossible de rencontrer la sensibilité de tout le monde.

Moi, j'ai dégusté ce poème. Oh bien sûr, c'est un OVNI, un peu délirant, un peu excessif, un peu dithyrambique, un peu outrancier... bien sûr, certains passages sont plus faibles... mais il y a du génie là-dedans, un souffle qui ne s'épuise pas du début à la fin, une gymnastique des mots époustouflante, et surtout un amour des mots que l'on ressent à chaque ligne.
Moi je dis bravo et merci.

   PetiteMarie   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Trois mots : je me prosterne. De la poésie "à l'état pure". De quoi faire changer d'avis quelqu'un qui dit préférer les images aux mots, car - avec tes mots - tu les as créés dans nos têtes, les images!

   Maëlle   
26/4/2009
Je m'y perds. Au départ, je prend le temps de lire, le plaisir de lire, mais je ne sais pas lire de poésie longue. Du moins, je n'en ai pas encore rencontré que je savais lire. Et donc, pas celle là.


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