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Poésie en prose
ristretto : Tu dis
 Publié le 31/01/19  -  16 commentaires  -  839 caractères  -  386 lectures    Autres textes du même auteur

Dialogue sans parole avec le monde.


Tu dis



Tu dis que je ne sais car mes silences endiguent.

Pourtant, je sais...

Le caillou qui roule de la sente est là depuis mille ans,
Il attendait son tour.

Dessinant le chemin au pied de la colline, les pétillants genêts sont lumières pour nos pas.

Mais vois-tu, si je me souviens du parfum du jasmin,
... Je peux pleurer soudain...

Et puis les yeux fermés, je survole les champs de rouges coquelicots aux robes de crépon.
Une goutte vermillon pour chaque âme innocente.

À l’aube quand les oiseaux grignotent le silence, surtout ne pas bouger.

Je sais aussi que les eaux turquoise du ruisseau murmurent des berceuses depuis la nuit des temps.

Les lagons sont mémoire...
L’hier, bien trop amer, s’est noyé dans l’eau claire.


 
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   Vincente   
11/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sans parole peut-être mais avec de belles images qui m'ont bien séduit. Alors même si leur beauté ne m'a pas vraiment renseigné sur la finalité du poème, j'en retiens l'expression sympathique, le regard attentif et la délicatesse omniprésente.

Je peux tout de même dire ce que j'aperçois sous sa lumière. Des mots taiseux du "monde" qui se présente, je devine l'homme qui avance petit à petit depuis toujours, les genêts qui disent des pétillements dans sa vie et des champs de batailles avec "Une goutte vermillon pour chaque âme innocente." Et finalement, ce passé douloureux qui se dilue dans le temps... Oh eh bien en fait, c'était peut-être plus limpide que je ne l'ai cru. Merci de ce beau chemin.

   Queribus   
12/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Une écriture très originale sous forme de "versets" courts qui donne à l'ensemble un aspect sautillant qui se laisse lire sans difficultés avec de jolies images poétiques:"le caillou qui roule de la sente", "pétillants genets", "parfum à jasmin", "champs de rouge coquelicots",, "robes de crépon","une goutte vermillon", "quand les oiseaux grignotent le silence",, "les eaux turquoises du ruisseau", "les lagons sont mémoire","l'hiver s’est noyé dans l'eau claire".

En résumé un atmosphère poétique avec de jolis mots qui se laissent lire sans prétention. J'ai beaucoup aimé.

   papipoete   
16/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
prose
Cher Monde, tu crois que je ne pense pas avec mes silences...mais je vois la nature qui se colore de ses fleurs, j'entends les oiseaux et le ruisseau qui chemine...et je peux même pleurer devant ta beauté qu'ici l'homme n'a pas encore abîmé !
NB monologue avec soi-même, le monde en toile de fond que des vers dépeignent de belle façon " les champs de rouges coquelicots aux robes de crépon "///" les oiseaux qui grignotent le silence "
Vous savez regarder et écouter!
Moi-même, je ne parle guère mais songe autant que l'auteur !
papipoète

   STEPHANIE90   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

un bien joli tableau pour regarder ce monde ou :
"Les lagons sont mémoire...
L’hier, bien trop amer, s’est noyé dans l’eau claire. "

"Et puis les yeux fermés, je survole les champs de rouges coquelicots aux robes de crépon.
Une goutte vermillon pour chaque âme innocente.

À l’aube quand les oiseaux grignotent le silence, surtout ne pas bouger."

C'est si poétiquement dit que je ne peux que m'incliner...

Merci pour cette douce lecture,

StéphaNIe

   Corto   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Un poème descriptif qui n'apporte pas vraiment de révélations.
"Le caillou qui roule de la sente est là depuis mille ans", oui bien sûr mais encore ?
"les pétillants genêts sont lumières pour nos pas", oui c'est vrai chacun a pu le constater lors de ses promenades.

On préférera là où l'émotion surgit enfin: "Mais vois-tu, si je me souviens du parfum du jasmin, ... Je peux pleurer soudain..." L'auteur enfin exprime quelque chose de personnel.
Mais vraiment difficile de s'extasier devant "À l’aube quand les oiseaux grignotent le silence, surtout ne pas bouger", ce que chacun vit et pratique spontanément.

On trouve donc dans ce poème quelques belles images comme "les yeux fermés, je survole les champs de rouges coquelicots aux robes de crépon" voisinant avec des descriptions hélas trop pauvres.

A bientôt, poétiquement.

   senglar   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Ristretto,

Poème panthéiste, est-ce sous entendu dans l'exergue ?

La gageure dans ce genre de poème est de dégager un intimisme, elle est réussie ici avec une extrême sensibilité. Vibratoire aussi bien que délicate.

J'ai communié, dans une adéquate retenue, ce qui n'est pas banal pour un païen.

D'une infinie délicatesse.

Merci

Senglar

   Marite   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une poésie toute en sensibilité, je suis presque tentée de dire en communion avec l'âme du Monde. Les mots ne peuvent tout décrire et il faut se laisser porter au-delà des apparences pour saisir ce qui n'est pas exprimé mais simplement suggéré. Merci Ristretto !

   domi   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'espace entre les vers sont suggestions pour moi, amenées en douceur (en silence) par les mots, qui en seraient les clés ouvrant sur un ressenti universel...
C'est assez magique comme ce poème est réussi.
Un hommage à la vie, très profond, merci.

   chVlu   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
j'ai lu le poème sans l'incipit à ma première lecture. J'ai eu la sensation de plonger dans le monde intérieur d'un autre et qui a des saveurs que je peux connaitre.
Une plongée sensible ou un vol léger dans les pensées qui font sensations. L'auteur a su rendre ces moments insaisissables et intimes assez lisibles pour qu'un autre s'y glisse. Bravo!

Merci pour cette poésie délicate que j'ai lu comme un hommage, voir une réhabilitation non revendicative, pour les rêveurs, aussi parfois qualifiés de taiseux.

On a du te la faire 100 ou 1000 fois mais je ne résiste pas car c'est vraiment la pensée qui s'est imposée :
une poésie concentrée, dense, suave qui exalte mille saveurs comme un café italien.

   PIZZICATO   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Même si je ne cerne pas tout à fait le sens voulu par l'auteur - l'immanence de ce " Monde " est elle assimilée à Dieu ? - j'ai apprécié la finesse de l'écriture et des images.

"Je sais aussi que les eaux turquoise du ruisseau murmurent des berceuses depuis la nuit des temps."

   VictorO   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un beau dialogue avec le temps, la vie, le mystère, la poésie. Un lexique simple, mais profond : "les oiseaux grignotent le silence", "les eaux turquoise du ruisseau murmurent des berceuses depuis la nuit des temps."
Et un subtil alexandrin en guise de clôture.

   Donaldo75   
2/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour ristretto,

La poésie en prose, c'est carrément un genre difficile, où souvent le poète s'emmêle les pinceaux. Pour cette raison, j'admire celles et ceux qui réussissent à construire un poème en prose, à le rendre tellement évocateur que le lecteur ne se pose aucune question sur le style, la forme ou quelque règle en vigueur quelque part au royaume des garants de l'orthodoxie.

C'est le cas ici.

Que dire de plus ?
Merci,

Donaldo

   Lulu   
2/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour chère Ristretto,

J'ai d'abord beaucoup aimé ce titre qui évoque déjà tant de choses et qui donne envie de découvrir le poème.

Puis, ce ton intime qui s'instaure entre ce "tu" et ce "je" qui semblent presque parler juste dans un souffle, en toute délicatesse. Cela est perceptible dès les deux premières phrases, avec notamment cette ponctuation expressive renforcée par les points de suspension de la seconde "Pourtant, je sais…"

Les images sont simples, mais d'autant plus belles. Ce "caillou qui roule dans la sente" devient un tout, et celui d'un regard poétique sur le monde à l'échelle du temps. Le parcours avec ses "pétillants genêts" révèle, dans sa résonance nostalgique "je me souviens du parfum du jasmin", une belle densité à tous ces mots épurés, bruts et polis à la fois ; un peu comme ce "caillou qui roule" qui "attendait son tour" pour s'exprimer "Je peux pleurer soudain".

Toutes les images nous renvoient à une saison douce "les pétillants genêts sont lumières pour nos pas" ; "je me souviens du parfum du jasmin" ; "les champs de rouges coquelicots"...

J'ai toujours un peu de mal avec le mot "coquelicot" que je trouve long à prononcer, souvent, dans un poème, mais l'image qu'il suggère est superbe…


J'ai aussi bien aimé la dernière phrase : "L'hier, bien trop amer, s'est noyé dans l'eau claire." Là aussi, indépendamment du sens qui donne une perspective aux sentiments exprimés en amont, je trouve que la ponctuation joue en faveur du ton, tout différent du début du poème, même si l'on retrouve une certaine gravité dès le départ. A la fin, l'incise "bien trop amer" caractérise sans détour ce qui a été.

Et cette image demeure : "Les lagons sont mémoire…", avec leurs nuances - tant dans leurs couleurs que leur évocation.

Ce que j'ai préféré, dans ce poème, c'est cette apparente simplicité qui le caractérise. Des images que l'on peut tous se représenter facilement, et cette mise en reliefs de sentiments que j'ai d'abord vus comme de la nostalgie, mais qui semblent être peut-être différents, en somme.

   Pouet   
3/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

Un réel plaisir que de retrouver cet auteur sur Oniris.

Mélancolie, beauté, éternité.

Minéral, flore et faune et puis l'eau.

Des morts sur le chemin, des couleurs et des sens.


"À l’aube quand les oiseaux grignotent le silence, surtout ne pas bouger."

J'essaierai de m'en souvenir, quelques miettes d'aurore dans mon panier d'osier.

   Provencao   
3/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle intimité toute en douceur, où silence et mémoire rendent l'atmosphère, vide, J'ai aimé cette écriture et cette lecture qui décrivent véritablement la difficulté de suggérer la complexité des ressentis:"Le caillou qui roule de la sente est là depuis mille ans,
Il attendait son tour."

J'ai bien aimé l'ambiguite et du sens donné et des mots usités.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Ombhre   
31/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ristretto,

un beau texte qui m'avait échappé, et que j'ai relu plusieurs fois avec plaisir. De jolies images s'enchainent au fil des mots qui sont à mi-chemin entre rêverie et promenade: les pétillants genêts, les champs de rouges coquelicots aux robes de crépon, quand les oiseaux grignotent le silence...
Seul la première phrase m'a laissé interrogatif, sans que j'en comprennent réellement le sens, ce qui ne m'a pas empêché de savourer le reste.

Merci pour le partage.
Ombhre.


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