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Poésie contemporaine
RomainT : Du fond de l'univers, un astre de lumière…
 Publié le 20/09/21  -  2 commentaires  -  2134 caractères  -  60 lectures    Autres textes du même auteur

Du fond de l'univers, un astre de lumière…


Du fond de l'univers, un astre de lumière…



Du fond de l'univers, un astre de lumière
Avançait grandement, sur son axe tracé,
Dans les constellations, chemin entrelacé,
Sous le regard du cygne, au sourcil de prière !
Arrivé dans nos ciels, il fut désagrégé,
Comme le pissenlit, quand on souffle ses feuilles,
Et des flocons d'étoile se mirent à neiger,
Sur les cinq continents, tracés en portefeuilles.
L'astre, encore brûlant, sur le sol enfumé,
Gigotait comme un ver dans son baume embaumé,
Quand soudain une main, blanche comme l'ivoire,
Celle-là d'un enfant, mit sa patte à l'histoire !

Oh éternel destin, grand geôlier de fer,
Pourquoi cueillir si loin ce que ta main glacée
Froidement jettera, sans faire germer la pensée
Du fruit de la raison à vivre cet enfer !
Je pense à toi ma sœur, le matin submergée,
Par la faim et la soif, à peine ouvert ton œil,
Ton œil encor tremblant, de ces visions figées
De tous ces êtres chers, fusillés sur ton seuil.
Oh! que tu l'as jetée où montent les fumées
De sueurs et de sang des âmes enrhumées,
Que l’ignorance gagne en nos cœurs de miroirs,
Quand vient ton dernier souffle, au soupir tard le soir.

Pourtant astre d'ébène, ici tu serais fière,
Avec ton caractère où le sort a planté
Les qualités du pauvre au sourire forcé,
Là, cruelle ironie et son plafond de verre
Où la misère cogne et le riche enragé
Tape contre le sol malgré le lot de feuilles
Orphelines de l'arbre en jaune négligé,
Pour se remplir la malle en des billets de feuilles.
Grand destin, mer sans forme au bord qu'on a gommé,
Par un dieu fainéant qui aurait trop chaumé,
Pris de chagrin d'amour, sous alcool et déboire,
Ayant nonchalamment dessiné sans y croire.

Puis en dernier effort qui jetait sur la mer
Un ultime soupir plein de choses passées,
Avant de s'en aller, laissant les mers tassées
Sous un épais brouillard sur la lime de l'air.
L'homme, un fin matelot, croyant se diriger,
Quand il est amené là où s'en vont les feuilles.


 
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   papipoete   
20/9/2021
bonjour RomainT
Votre texte semble une galaxie d'images, qui feraient perdre le Nord à Galilée tant il s'étire jusqu'au fond de l'univers !
J'aurais voulu noter mon ressenti, mais la chose m'est ardue !
Si votre texte ici parait, c'est qu'il plût ?
Aussi, j'espère voir fleurir sous celui-ci, des commentaires de lecteurs conquis... ou pas !

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25/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aime beaucoup la première strophe avec sa poésie cosmique; seulement après je sens qu'on part vers autre chose qui me laisse un peu en dehors.
Le mot "feuilles" par ailleurs revient souvent et justement ce poème me fait l'effet d'un "mille-feuilles" peut-être un peu trop copieux pour en apprécier toute la saveur. Désolé pour cette métaphore un peu facile mais j'ai juste un peu l'impression que d'une strophe à l'autre, voire d'un vers à l'autre on passe du coq à l'âne. Je ne saisis pas de fil conducteur dans ce poème. Il y a cependant de belles envolées si l'on se laisse juste un peu aller... et aussi par moments de belles images.
La dernière strophe en ce sens est assez superbe mais je n'ai juste pas compris le cheminement poétique entre la première et cette dernière strophe.

(Juste un détail : Les "feuilles" soufflées des pissenlits sont des akènes ou aigrettes)


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