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Poésie contemporaine
Romuald : Je t'aime
 Publié le 06/07/20  -  15 commentaires  -  627 caractères  -  240 lectures    Autres textes du même auteur

Je t'aime comme...


Je t'aime



Je t’aime comme un mort caresse son cafard
Dans la tombe où le noir est un doux cauchemar,
Rêve de gaz douillet à l’haleine putride
Qui embaume les flancs de notre amour torride

Tout est calme en tes bras comme un grand reposoir
Où aiment se blottir mes yeux mouillés d’espoir
Et la larme tremblante au creux de mon visage
S’écoule vers ton cœur comme un pèlerinage

Je t’aime comme l’onde au fond d’un encensoir
Qui avant de sortir respirer l’air du soir
Se pâme et se dandine au bout du réceptacle
Timide à sa beauté comme un trop beau spectacle


 
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   Miguel   
14/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'hiatus foisonne ; on est en néo classique. Et puis cela sent trop son Baudelaire : il est partout, et son génie fait un peu d'ombre à ce poème, qui n'est pourtant pas sans mérites. Il y a quelques vers mélodieux et quelques jolies images.

   myndie   
15/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Je crois que vous allez en déranger plus d'un!
Un titre de midinette pour une poésie à contre courant.
Une déclaration d'amour sombre, morbide mais non dénuée de tendresse.
ça yest, nous voilà chez Tim Burton! :))

Vous avez le sens de la jolie formule :
"où aiment se blottir mes yeux mouillés d'espoir"

"je t'aime comme l'onde au fond d'un encensoir"
"qui avant de sortir respirer l'air du soir
se pâme.."

et vos alexandrins bien construits nous chantent une douce musique.

Cependant, je doute que votre poème puisse rester inscrit dans la catégorie "classique", à cause des nombreux hiatus.

Je me demande aussi, au V4, quel est le sujet de "embaument"?
N'eût-il pas mieux valu le conjuguer à la 3ème personne du singulier?

Une originale et agréable lecture pour moi

   poldutor   
17/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour
My God si cette poésie s'adressait à moi, je ne suis pas très sûr de l'apprécier! La première strophe est tout simplement "cauchemardesque"

"Je t´aime comme un mort caresse son cafard
Dans la tombe où le noir est un doux cauchemar,
Rêve de gaz douillet à l´haleine putride
Qui embaument les flancs de notre amour torride"
cafard? : blatte ou spleen ?
"rêve de gaz ; haleine putride ; l'auteur(e) n'y va pas avec le dos de la cuiller !
Deuxième strophe :
le deuxième vers est pour le moins curieux : les yeux mouillés qui se blottissent dans des bras ?

La troisième strophe est pour moi la plus obscure : le fond d'un encensoir, le réceptacle...

Je suis désolé de ne pas aimer cette poésie, le thème est tout à fait respectable, et je comprends que l'auteur(e) fait une déclaration d'amour, mais je la trouve particulièrement maladroite
Malgré le travail que je sens dans ce poème, il faudrait le reprendre, le retravailler.
Cordialement
poldutor en E.L

   BeL13ver   
18/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne sais pas si ce texte dénonce la pédophilie des hommes d’Église, en tout cas c'est l'interprétation que j'en fais.

L'auteur joue avec un vocabulaire tantôt sépulcral ("cafard", "tombe", "noir"), tantôt avec un vocabulaire ecclésial ("grand reposoir", "pèlerinage", "encensoir") pour dénoncer, si tout est que mon interprétation est la bonne, des actes abominables.

Ce poème n'est pas tendre, il interroge, il remet en question, il bouscule.

J'espère mieux comprendre les intentions de son auteur si jamais le poème est sélectionné.

   Eclaircie   
20/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

Il me semble que ce poème ne relève pas de la catégorie classique, l'absence de ponctuation, le hiatus "Où aiment", l'en écartent.
Abstraction faite de ce point, je trouve du charme à ce texte.
L'expression est originale, le premier vers surprenant, le premier paragraphe "improbable", le narrateur allie judicieusement les termes, oxymores intéressants.
le second paragraphe est moins remarquable, pour moi. Plus convenu.
Le dernier serait "entre-deux", le second vers est le moins harmonieux. "Beauté" qui se trouve juste avant "beau" est un peu gênant.
Ensemble intéressant sur un sujet éternel. Qui serait à revoir, à mes yeux.

Merci du partage,
claircie

   Lebarde   
20/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quand un poème suscite autant de commentaires en EL, je pose le sixième, c'est bien qu'il est digne d'intérêt et a beaucoup d'atouts pour les mériter.

En effet il s'agit d'un sujet sur l'amour à l'atmosphère sombre dont les aspects morbides de la première strophe, à peine atténués par les oxymores :"un mort caresse", un doux cauchemar ", "l'haleine putride / qui embaume", déroutent un peu et font froid dans le dos.
C'est en tout cas mon ressenti de lecteur.

La dernière strophe est un peu obscure, avec pourtant des images d'une grande originalité: "l'onde au fond d'un encensoir/Qui avant de sortit respirer l'air du soir", qu'il fallait trouver, bravo!

Ce poème aux accents classiques est d'une parfaite tenue "poétique" et d'une lecture fluide et agréable.
Dommage pour les quelques broutilles de prosodie que je m'en veux d'avoir trouvées, en chipotant, qui fermeront les portes du classique pourtant amplement mérité:
Les rimes "cafard/cauchemar et les sournois hiatus: "Qui embaume", "Où aime".

Merci pour ce beau travail qui me plait bien.

En EL

Lebarde admiratif et déduit.

   Myo   
21/6/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Un texte qui me laisse perplexe dans une atmosphère malsaine.
J'avoue ne pas comprendre le but de ces images macabres.

Le 2e quatrain me parle un peu plus.

Classique... si je ne me trompe " Où aiment" "Qui avant" Hiatus

Je n'ai pas été sensible à cet écrit, désolée.

En EL Myo

   Harvester   
22/6/2020
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Bonjour,

J'avoue que j'ai beaucoup de mal avec ce texte.

Le sens du premier quatrain me reste étranger. Je ne comprends aucune proposition, aucune image, rien !
Je sais que l'Eros et le Thanatos voisinent dans les sphères freudiennes mais je suis déclaré inapte et réformé définitf en ce qui concerne la compréhension de la psychanalyse, hélas !

Les quatrains suivant ne dénouent rien en moi, j'y croise quelques rimes rescapées de l'harmonie du soir de Baudelaire mais ça ne fait que bloquer plus encore mon approche. Le lecteur, même peu averti comme je le suis, ne peut manquer de se tourner vers les vers du Maître ce qui n'arrange vraiment pas les choses.

Les propositions là encore ne me parlent guère telle cette larme vue comme un pélerinage. Je suppose en effet que le bref voyage d'une larme dans le sillon d'un visage ne peut guère se comparer à un pélerinage mais soit ! Ce n'est qu'un avis personnel, rien de grave.

En revanche, je ne sais quelle onde pâmée et dandinante nous pourrions attendre d'un encensoir, vraiment je vois là un mésusage de cet objet même en admettant que nous soyons en poésie, bien entendu.

Je suis désolé de ne pas accrocher du tout. J'espère que d'autres lecteurs auront su comprendre mieux que je ne le fais l'essence de ce texte car en ce qui me concerne c'est vraiment trop loin de mes capacités.

En tout cas je salue l'effort mais je pense que ce texte —de mon point de vue— nécessite d'être repris et sérieusement retravaillé.

Merci de ce partage.

Commenté en E.L

   Donaldo75   
24/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Que de commentaires en Espace Lecture ! C’est très rare d’en avoir autant. C’est la preuve que le site Oniris est bien vivant grâce à cette volonté participative.

Bon, j’arrête là les digressions. Revenons au poème. Je pense qu’il va choquer les tenants du classique du fait de ses nombreux hiatus et de son absence de ponctuation. Pour ma part, sorti de cette histoire de catégorie qui me semble bien lointaine, j’ai beaucoup aimé la tonalité gothique de l’ensemble. C’est sombre, glauque parfois, morbide, visuel. Dans mon esprit, la poésie, surtout dans un format aussi court, doit réveiller mes neurones. Là, c’est le cas. Il y a de l’impact dans ces vers.

Bravo !

   Hananke   
6/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Un drôle de texte pour une ambiance curieuse.
Dommage que de nombreux hiatus gênent ma lecture : j'aurais mis
une virgule après le qui du quatrain 3, ne serait-ce que pour en atténuer la portée (du hiatus).
Si le premier quatrain me révulse un peu par son coté putréfaction,
de beaux vers m'ont attiré vers ce poème :
Tout le 2 ème quatrain qui est très joli.
et surtout le dernier vers que je trouve très beau, également.

Perso, je referai le premier quatrain pour son coté vraiment
trop morbide, il détonne vraiment à coté des 2 autres.

   papipoete   
6/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
bonjour Romuald
Je " décode " chaque strophe, songeant que ces vers sont là pour déclarer une flamme à un être chéri.
La seconde put inspirer ses soeurs, qui l'imitant purent émouvoir l'élu ( e ) mais... la première avec son 3e vers si repoussant, ne peut que surprendre !
la 3e strophe dont je conçois l'usage, parle " d'onde ", alors que mes souvenirs de messe me disent, " regarde ces volutes s'échapper, et les orants venir embaumer... "
NB ainsi, votre " je t'aime " est-il bien particulier ?
Ou bien alors, s'agit-il ici d'une scène de magie noire, au coeur de catacombes dont le " grand-maître " serait Vous ?
Techniquement, d'entrée je constate une ponctuation très aléatoire !
3 hiatus autorisés en " néo-classique " parmi ces dodécasyllabes à la pointure me semblant bonne ?

   Melorane   
6/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Une déclaration d'amour pour le moins macabre. J'ai essayé tant bien que mal de décoder chaque vers, sans réussir à percer ce texte à jour. Serait-ce un amour toxique? Seulement le deuxième quatrain laisse entrevoir un peu d'espoir et de réconfort dans cet amour.
Cependant, il y a de jolies images:
"Et la larme tremblante au creux de mon visage
S’écoule vers ton cœur comme un pèlerinage"
et le côté macabre, surtout présent au premier quatrain, est maitrisé.

Melorane

   Angieblue   
6/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

J'avoue que le côté imitation maladroite du style de Baudelaire ne me séduit pas du tout.
Dommage, car le premier vers m'avait agréablement surprise. J'aime la poésie sombre.

"Dans la tombe où le noir est un doux cauchemar"
La tombe en elle-même est déjà un cauchemar…

"Rêve de gaz douillet à l’haleine putride
Qui embaume les flancs de notre amour torride"
"gaz douillet"???

"Où aiment se blottir mes yeux mouillés d’espoir
Et la larme tremblante au creux de mon visage
S’écoule vers ton cœur comme un pèlerinage"
Pas mal ce passage.

"Je t’aime comme l’onde au fond d’un encensoir
Qui avant de sortir respirer l’air du soir
Se pâme et se dandine au bout du réceptacle
Timide à sa beauté comme un trop beau spectacle"
Une "onde" au fond d'un "encensoir"? cette image me semble tirée par les cheveux.
Le sens du dernier vers m'échappe aussi.

Sans "grand reposoir" et "encensoir" directement empruntés à Baudelaire, j'aurais peut-être été un peu séduite...

   Corto   
6/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai lu, j'ai cherché, je ne suis pas sûr d'avoir compris la démarche.
L'auteur a-t-il voulu faire de la provocation avec cette première strophe repoussante ? Si oui c'est gagné.

J'aime bien la seconde strophe raffinée, très visuelle.

Puis vient "l’onde au fond d’un encensoir". Que celui qui en trouve une lève la main... Disons que l'image est osée et me rend perplexe. Dommage car l'image de l'encensoir est originale et terminer par "Timide à sa beauté comme un trop beau spectacle" est une belle idée, bien que "beauté" et "beau" soient trop proches.

Savante audace Romuald, applaudie juste un peu.

Merci de ce partage.

   Yannblev   
7/7/2020
Bonjour Romuald,

Si j’en crois Pierre Soulages le Noir n’est intéressant que lorsque qu’on le maîtrise en « Noir-lumière » ou dans l’« Outrenoir »… cela dit pour Los Bravos « Black is Black ».

Ici on sent que l’idée est sans doute plus proche de celle de Soulages mais le Noir du début ne résiste pas à la lumière qui suit, les deux dernières strophes dissonent parfaitement avec la première… Quid de l’Outrenoir ? alors forcément on se demande si les quatre premiers vers « hard-ament » appuyés ne sont pas qu’un prétexte pour capter le lecteur. Ce qui serait bien sûr parfaitement acceptable puisque c’est au fond ce que font les incipits en règle générale. Mais un incipit de quatre vers c’est un peu beaucoup à mon goût et franchement trop si il ne laisse pas vraiment pressentir la suite.

En lisant et relisant je me suis aperçu que la première strophe et ses propos "choc" m’échappaient complètement quand je considérais les deux autres.

Deux autres de belle intensité poétique au demeurant, maîtrisée pour qui, comme moi, s’arrange avec les hiatus … le calme du « grand reposoir » et un fond « d’encensoir » rappellent évidement un pantoum Baudelairien, mais quand l’emprunt est de qualité on aime s’y retrouver.

Merci pour ce travail.


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