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Poésie libre
RuedeC : Un dimanche du temps ordinaire
 Publié le 31/12/19  -  6 commentaires  -  1360 caractères  -  85 lectures    Autres textes du même auteur

Je voudrais que cela soit.


Un dimanche du temps ordinaire



Bourgogne.
La fin de novembre est clémente
Cette année
Et c'est heureux qu'un dimanche
Nous puissions balader
En bottes de pluie, en ciré
Dans l'humide forêt
Aux arbres jaunis.
Comme la lumière est douce
Qui passe
À travers les feuilles
Qui glisse
Sur tes cheveux
Qui éclaire
Tes grands yeux bruns.
J'entends le bruit de tes pas
Sur l'herbe tendre et la terre mouillée
J'entends ta voix
Je vois ta main rougie de froid
Chercher la mienne
Puis la lâcher
Saisir dans le panier le couteau boueux
Et d'un coup sec, trancher un champignon.
J'entends déjà le crépitement du beurre ce soir dans la poêle, l'odeur si particulière de la cueillette que l'on cuit dans les vieilles maisons de campagne.
Je sais qu'il y aura sur la table l'assiette en terre cuite,
Le lard dans un grand plat,
Les pommes dans la corbeille,
Les poires que j'éplucherai pour toi

Et seul l'immense feu dans l'immense cheminée réchauffe la bâtisse centenaire.

Après dîner tu auras froid
Je le sais bien
Alors je t'installerai devant l'âtre
Emmaillotée comme un petit enfant dans une écharpe, je te blottirai contre moi.

Et pour nous ni la nuit dehors, ni l'hiver de Bourgogne ne seront froids.


 
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   ANIMAL   
27/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Un poème très touchant sur la simplicité du bonheur d'être deux.

Les images sont si parlantes qu'on visualise chaque vers, qu'on déguste l'ensemble avec gourmandise et tout en douceur .

Le froid du coeur, le froid du corps, le froid de la nuit d'hiver, rien ne peut résister à un instant magique devant l'âtre avec l'être aimé.

Mon passage préféré :

"Comme la lumière est douce
Qui passe
À travers les feuilles
Qui glisse
Sur tes cheveux
Qui éclaire
Tes grands yeux bruns."

Et ce superbe "je te blottirai contre moi".

Une balade réussie.

en EL

   Eclaircie   
6/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Attirée par le titre et par l'exergue, me voilà embarquée dans cette promenade aux côtés de ces amoureux.
J'ai aimé ces descriptions du paysage, simples et précises toujours suivies de ce regard tourné vers l'Autre.
J'ai aimé cette alternance du "Je", du "Tu" et ce final employant le "Nous".
Ce poème me fait penser à ceux de Prévert, par certains côtés, notamment les "choses" simplement dites, dans le vocabulaire comme sans l'expression.

Un détail m'a gênée, c'est ce vers :
"Emmaillotée comme un petit enfant dans une écharpe, je te blottirai contre moi."
C'est tout à fait personnel, mais l'allusion à un enfant me paraît là, déplacée.

En fin de relecture, je me demande aussi pourquoi l'exergue est au conditionnel. Le narrateur rêve de cette promenade ? Son rêve est pourtant palpable, précis dans le détail, ce qui m'étonne d'un rêve.

Globalement un bon dimanche

Éclaircie

   Corto   
9/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Voilà une dimanche comme on pourrait l'aimer. Dans cette logique on pourrait volontiers adhérer à l'exergue.

Les images qui illuminent les différentes scènes ici proposées sont attrayantes "Comme la lumière est douce...Qui éclaire Tes grands yeux bruns" ou "ta main rougie de froid... Saisir dans le panier le couteau boueux Et d'un coup sec, trancher un champignon".

On se verrait bien participer à la soirée avec " la table l'assiette en terre cuite, Le lard dans un grand plat, Les pommes dans la corbeille, Les poires que j'éplucherai pour toi".

Tout cela est plaisant mais la mise en forme pose problème. Cette trop longue strophe aurait pu être mise en rythme, séquencée pour mieux mettre en valeur chaque étape, renforcer la dimension poétique et faciliter l'adhésion du lecteur.

Ce travail sur la forme est aussi urgent pour le vers "J'entends déjà le crépitement du beurre (etc.)" qui n'en finit pas et qui malheureusement utilise une expression très générale donc banale sur "vieilles maisons de campagnes".

L'auteur a tous les éléments en main pour faire un beau poème, à condition de le remettre sur le métier. La Bourgogne applaudirait !

A vous relire bientôt.

   natile   
10/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est le qualificatif de "mignon" qui me vient en premier à la lecture de ce texte. Effectivement il dépeint un instant simple et doux de l'union de deux êtres sur un fond de campagne , d'hiver et de solitude à deux. Sur la forme je pense que rajouter "nous" à balader aurait été plus juste et éviter la répétition du mot immense à feu et à cheminée . C'est un texte qui reste fidèle à ce que l'auteur a voulu décrire d'ordinaire à ce dimanche.

   Lebarde   
11/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Jolie évocation bucolique d'un dimanche d'automne à la campagne pendant lequel, en amoureux, le temps passe à la promenade main dans la main, en quête de champignons, que le soir on fera cuire à la poêle et dégustera , dans la vieille maison léguée par les ancêtres, avant de rêvasser et se câliner devant un feu de cheminée.

Ouf! ma phrase est très longue mais je crois, bien dans l'esprit du sujet!

Oui j'ai assez bien aimé cette description à la fois douce et mélancolique, délicatement écrite qui dégage une atmosphère paisible tout à fait dans le ton de l'automne, saison propice aux divagations de l'âme.

Oui j'ai bien aimé , le choix des mots, l'indolence du rythme, la musicalité du texte, mais pourquoi diable ce vers qui n'en finit pas au milieu du poème?
Peut être y a t'il une bonne raison que je n'ai pas trouvée?

Encore une fois me voilà en délicatesse avec la poésie libre, dont l'absence de règles dans la prosodie me déroute toujours un peu.

Merci à l'auteur(e) pour ce beau texte que j'ai pris plaisir à lire.

En EL

Lebarde

   papipoete   
31/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour RuedeC
un jour béni que ce celui de novembre, où nous allâmes en forêt cueillir des champignons, respirant les senteurs automnales...
Ce soir serait bien banal, mais un recommencement du bonheur d'être ensemble, près de l'âtre à contempler le feu.
NB un récit de vie ordinaire quand celle-ci coule paisiblement, et qu'on la savoure sans en vouloir plus, et ne jamais dire " vivement que... " mais profiter d'un regard câlin, d'une main qui enlace la notre, la vie quoi...
La présentation en forme " libre " est-elle la meilleure ? pourquoi pas une prose ? Vous ponctuez par moments, puis tout d'un coup plus rien ; c'est dommage ! Et les retours de phrase avec une majuscule s'appliquent plutôt à une versification classique !
Nous puissions " balader " me surprend, conjugué ici comme intransitif ? j'aurais plutôt écrit " nous/balader " ,mais on peut " balader... le chien ) mais je chipote !
l'objet de toutes les attentions de l'auteur, fait songer à un enfant, à sa compagne, même sa maman... je ne sais qui choisir !
mais votre balade me rappelle celles que je faisais, couteau et panier en main, avec ma petite-fille ( je tenais encore debout en ce temps-là ! )


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