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Poésie contemporaine
SaintEmoi : À monsieur Éric Z.
 Publié le 27/10/16  -  19 commentaires  -  835 caractères  -  373 lectures    Autres textes du même auteur

Poème incantatoire.


À monsieur Éric Z.



Te souviens-tu l'ami, Paul écrivait son nom,
Aux maquis oubliés et aux portes de verre ;
Aujourd'hui des écoles portent de lui le nom,
Et toi, mauvais ami, où se perdront tes guerres ?

Aux buvards nauséeux où ta bile s'écoule
Salissant tous nos livres par tes éclaboussures ?
À l'à-peu-près mondain qui abreuve les foules
Dans ce pauvre rectangle qui filme tes morsures ?

Tu es ce vieux soldat surveillant les frontières
Marchant le long du mur de ce pas cadencé ;
Aujourd'hui les soldats ont l'âme humanitaire
Quand tu arroses encore tous ces lys surannés ;

Je ne puis te convaincre de penser autrement,
Ni empêcher les loups de te donner tribune ;
Mais nous sommes beaucoup à penser autrement,
Et nos idées, vois-tu, redeviendront communes.


 
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   plumette   
5/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
ce poème fait du bien!
et j'aime cette forme incantatoire et...respectueuse, que je trouve efficace pour dénoncer les propos et l'attitude de cet Eric Z.

des répétitions de mots: ami dans la première strophe ou soldats dans la troisième et penser autrement dans la dernière auraient- elles pu être évitée? A moins qu'elles ne soient voulues par l'auteur? En tout cas pour le mot ami de la première strophe puisqu'il y a le mauvais et du coup le bon ce qui est signifiant dans le poème.

j'aime beaucoup les 2ème et 3ème strophe très évocatrices.

Merci de ce partage

   Anonyme   
9/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Ce poème me fait effectivement penser à Eric Z. devant un rectangle filmant ses morsures incantatoires, mais peu importe...

Même si je n'ai pas tout compris, ce poème est très bien travaillé (sur le fond). Un seul reproche : les faux alexandrins. Toutefois, dans la catégorie contemporaine, ce n'est pas un problème.

Joli travail !

Wall-E

   MonsieurF   
12/10/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Et accorder un poème à ce triste sire, n'est ce pas, déjà, lui donner trop de lisibilité ?

C'est plutôt pas mal écrit, fluide et clair, pas grand chose à critiquer, mais je trouve le propos vain et sans intérêt.

   Donaldo75   
12/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Au titre, je me suis dit qu'on allait lire du lourd.

En réalité, c'est un poème très plaisant à la lecture, qui prend certes parti, mais qui ne prend pas parti de nos jours et surtout pourquoi rester neutre devant les propos du sieur Z.

Ce que j'ai aimé:
* La référence au maquis et à la guerre;
* Le rythme;
* Les images, en particulier sur la télévision;
* Le troisième quatrain sur le soldat;
* Le dernier quatrain, positif et définitif.

Ce que je n'ai pas aimé: je ne vois pas. Que les alexandrins soient parfois excédentaires en nombre de pieds ne m'a pas réellement choqué.

Quand on a des idées, je pense qu'il ne faut pas se gêner: exprimons les !
Ce poème le fait avec brio.

Au plaisir de vous lire de nouveau.
Merci pour le partage.

Donald

   Arielle   
16/10/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Ne connaissant pas particulièrement ce personnage, je ne comprends pas à quel Paul l'auteur fait allusion ici. Sans autre explication le premier quatrain est obscur pour moi. La rime peu recherchée (2 X nom), la répétition de "ami" dans cette même strophe ne m'incitent guère à poursuivre ma lecture.
On retrouve plus loin 2 X le mot "soldat" dans le 3 eme quatrain et 2 X "penser autrement" dans le dernier dont la conclusion me semble singulièrement lourde et inesthétique avec ce"redeviendront communes " laissant supposer que nos idées étaient singulières avant que sévisse ce monsieur Z. C'est lui accorder bien du crédit !
Si je trouve une certaine force au deuxième quatrain, le reste du pamphlet me semble trop peu travaillé et croule sous les répétitions qui ne se justifient pas.

   Mona79   
16/10/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Votre poème ressemble à un pamphlet, voire un règlement de comptes, avec un personnage peu sympathique que, pour ma part, je préfère ignorer.
Ceci dit votre texte est bien écrit, avec des termes percutants mais dont on ne comprend pas toujours la cible car vous n'êtes pas très explicite. Bien sûr celui auquel vous vous adressez doit comprendre, lui, mais vos lecteurs aimeraient sans doute plus de précisions.

   Vincendix   
27/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour SaintEmoi
Cet Eric Z n’est pas un inconnu et pourtant il ne mérite guère d’être sur le devant de la scène, ce genre de personnage, provocateur pour le plaisir de se faire « mousser » devrait être ignoré. Ils sont quelques-uns du même acabit à qui l’on accorde la parole un peu trop facilement au détriment de celles et de ceux qui ont de véritables messages humains à faire passer.
Ce Paul n’est pas un inconnu non plus, mais à l’inverse, il mérite d’être cité, ne serait-ce que pour le mot qu’il a mis en lumière, un mot qui malheureusement est trop souvent bafoué dans son véritable sens et parfois glorifié à tort dans d’autres circonstances.
J’adhère à la philosophie de ce texte, j’y découvre beaucoup de vérités, comme le dernier vers du troisième quatrain. Je cite aussi le « pauvre rectangle » qui diffuse pêle-mêle de bonnes et vilaines paroles, de belles et laides images. BRAVO

   Robot   
27/10/2016
J'ai bien reconnu Eluard, en tout cas je le pense, dans le Paul du premier vers. Mais ne connaissant pas cet Eric Z à qui on semble faire grief d' actions qui ne sont pas précisées, j'ai du mal à comprendre la nature des reproches qui lui sont adressés. L'allusion aux maquis me fait penser à la collaboration ? Quel est la nature de cette bile nauséeuse, et ses éclaboussures sur les livres: s'agit-il d'un enseignant ou d'un écrivain maudit ? Ou un militaire ayant commis des exactions, ce que laisserait entendre le passage sur le vieux soldat. Un royaliste ? (fleur de lys) Mais être royaliste n'est pas répréhensible (même si c'est une conviction que je ne partage pas.)

"Nous sommes beaucoup à penser autrement", peut-être mais par rapport à quelles pensées du personnage mis en cause que le narrateur semble connaître et d'autres avec lui, mais dont on ne sait rien à la lecture du texte, ni de lui, ni de ce qu'il a commis de condamnable.

Il me semble que la rédaction n'a pas tenu compte des lecteurs qui ne savent rien de ce Monsieur Z.
N'ayant aucune clé sur ce texte peu clair je m'abstiens de noter.

Sur la forme, les répétitions de "nom" et de "autrement" à la rime auraient du être évitées.
Je n'ai pas bien compris la métaphore du "rectangle qui filme les morsures". S'il s'agit d'une caméra, elles ne sont plus guère rectangulaires, à moins que cela se situe au siècle précédent. Quand aux soldats qui ont aujourd'hui l'âme humanitaire, je ne suis pas certain que ce soit une généralité.

   widjet   
27/10/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Pas particulièrement bien ecrit (répétitions) ni percutant, ce petit pamphlet sans panache se lit et s'oublie aussi sec.

Je pense à quelqu'un ici qui en aurait fait quelque chose de bien plus savoureux, raffiné et caustique.

Dommage

W

PS: les soldats font de l'humanitaire? Mouais...

EDIT : le questionnement de Fugu est tout à fait pertinent. Merci de l'avoir dit.

   Pouet   
27/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bjr,

Sur le fond je suis bien d'accord avec l'auteur, Zemmour, c'est pas ma tasse de thé, ou mon assiette de mafé...

Sur la forme, je ne suis pas fan des répétitions "nom", "soldats" "penser autrement" du dernier quatrain etc.. Je ne suis pas convaincu par "Aujourd'hui les soldats ont l'âme humanitaire", vous faites référence à l'ONU?
Et ce vers: "Quand tu arroses encore tous ces lys surannés" ne me semble ni mélodieux ni facile à prononcer.

Enfin, je trouve l'ensemble pas assez moderne dans l'expression.

Oui pour le fond, pas trop pour la forme au final.

Je suis pour la poésie qui véhicule un propos, qui n'a pas peur de s'engager et mon évaluation tient compte de cela.

Cordialement.

   MissNeko   
27/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bravo pour ce pamphlet contre un personnage que je n aime pas du tout.
J ai aimé votre manière de parler de la liberté sans écrire son nom !

J aime un peu moins les répétitions de mots et la troisième strophe.
A vous relire

   PIZZICATO   
27/10/2016
Je ne sais pas qui est ce monsieur Eric Z. et tout ce qu'on peut lui reprocher.
Il y a belle heurette que je n'accorde plus d'attention et encore moins de crédit aux polichinelles médiatiques encensés ou décriés par la presse à l'objectivité chancelante.
Je ne peux donc estimer le fond consacré à ce Zorro et je m'abstiens.

   Ora   
27/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai apprécié votre poème et pense avoir deviné qui est ce "mauvais ami" par les indices que vous donnez. Pour moi votre texte est réussi, agréable à lire, réellement poétique et le message de fond précieux: le déversement d'acidités et autres médisances est une vaine occupation qui souhaitons-le, lassera un jour les foules.

   fugu   
27/10/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Ça me dérange un peu que ce texte ait été publié.
Je ne remet pas en cause les qualités d'écriture bien sûr mais seulement le parti pris.
J'imagine qu'un texte pro Eric.Z même très bien écrit n'aurait pas passé les mailles du filet.
Est-on réellement dans la pensée unique ?
Je m'interroge.

   Anonyme   
27/10/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bah vingt dieux !
Pourquoi ne l'aimez-vous t'y pas c'bonhomme ? Il est Raciste ?
Et Céline, il est quoi ? Antisémite ?
Sans parler de Gide. Un pédéraste ?

Heureusement que ces questionnements surviennent, au détour de poèmes ou autres, et le pire, serait qu'il n'y ait, qu'une, pensée unique.
On parle de ceux qui sont présents, les absents ayant toujours torts, il est donc plus facile, à ces derniers, de leur octroyer l'oubli.
Vous parlez d'un pourri, mais tout est relatif.
Et est-ce que votre poème m'a ému ? La réponse est non.
Est-ce que j'apprécie Z ? No comment.

   Vincente   
28/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir SaintEmoi,

J'ai bien aimé la formulation et le propos, sauf le gros doute sur "Aujourd'hui les soldats ont l'âme humanitaire". L'âme des soldats de "la paix" n'est pas facilement classable, la problématique du maintien de la paix étant tellement complexe, vous desservez un peu votre cause en utilisant cette expression, même si l'intention est louable.

L'écriture est agréable, j'ai apprécié quelques vers en particulier :
"Salissant tous nos livres par tes éclaboussures ?"
et
"Je ne puis te convaincre de penser autrement,
Ni empêcher les loups de te donner tribune ;
Mais nous sommes beaucoup à penser autrement,
Et nos idées, vois-tu, redeviendront communes."
C'est cette dernière strophe qui m'a convaincu, elle est essentielle et justifie les imperfections que votre débectation (que je partage tout à fait) du personnage a dû vous masquer.

Mais il ne faut pas voir dans ce Eric Z. médiatique un individu uniquement singulier. Le problème, c'est justement qu'il se veut la voix du peuple, de ceux qui n'oseraient pas dire "ce qu'ils pensent", ou n'oseraient avouer un consensus inavouable, lui serait le chevalier blanc de la résurrection de quelques vertus perdues, etc.... Il faut voir en lui dans votre pamphlet le personnage emblématique d'une tendance sociétale, très minoritaire, mais véhiculée bruyamment par ce monsieur et quelques autres ; elle n'a pas d'absolu, contrairement à ce qu'elle prétend.

A votre façon, vous luttez contre notre malaise face à ces discours nauséabonds, pour ma part vous y avez réussi en grande partie.

   Anonyme   
28/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je salue le courage de s’attaquer à ce Z. Enfin courage n’est pas le terme exact, disons le désir de pointer du doigt un phénomène de société. En effet, je trouve affligeant qu’un type pareil et ses thèses arriérées occupent autant d’espace public…grâce à ceux qui remplissent le pauvre rectangle…et qui ne valent pas mieux… sur l’échelle de la médiocrité, et du public friand de ce genre de daubes (c’est le salé je pense).

Mais Z n’est pas le seul. Quand je vois une émission où il officie, je zappe.

En fait ce mec n’a pas l’ombre d’une idée originale, il n’a que des opinions, et aucune vision, il est figé dans un univers obsolète. Il me fait l’effet d’être déjà sa propre statue de cire. La télé c’est grosso-modo pareil, en fait tous ces médias, radios comprises, surtout ceux qu'on y entend, me font penser à de vieux fous qui radotent. Avec leurs citations de De Gaulle (entre autres) ou de Coluche qui leur servent de preuve et surtout de dispense pour ne pas penser par eux-mêmes, ou du moins d’essayer de penser à la hauteur des meilleurs penseurs (là ils jacteraient beaucoup moins). J’en veux pour preuve (du radotage) que parfois écoutant le journal matinal sur France Culture, je suis sûr de réentendre la même purée sur tous les autres, pas plus, et des fois avec encore moins de substance…
C’est mon avis qui n’engage que moi, mais je signe des deux mains.

Pour en revenir à votre poème, il est pas mal foutu. À mon goût pas assez cinglant et vous auriez peut-être pu utiliser plus d’humour (caustique of course) pour parler de ce phénomène, que ne connaissent pas ceux qui se “privent” de télé.

À vous relire.

PS. Les idées redeviendront communes, dites-vous…alors prions mon frère !

   Curwwod   
29/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il me paraît évident que ce Eric Z est Eric zemmour, journaliste polémiste puant et contagieux, qui déversait ses tombereaux dans les pages du Figaro et dans la complaisante "étrange lucarne". Vous faites bien trop d'honneur à ce sinistre personnage en lui consacrant ce pamphlet.
Ce qui mérite d'être retenu c'est votre qualité d'écriture, la virulence des images et une très belle dernière strophe qui se clot sur une lueur d'optimisme.

   Sodapop   
2/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La poésie comme exutoire... C'est une évidence pour moi, un pamphlet divinement bien écrit car il vient du coeur. Je suis vraiment étonné par les interrogations de certains sur le pourquoi du comment d'un tel texte... Juste parce que la poésie est un moteur, une arme pour se libérer. Comme disait ferré : " des armes et des mots c'est pareil, ça tue pareil" et ils sont magnifiquement bien utilisés ici, sans demi mesure et sans agressivité. Oniris est un lieu de liberté, la liberté de dire ce que l'on pense, pourquoi être géné par cette publication, j'ai du mal à comprendre. Quant à faire l'analogie entre Céline et Zemmour... Mouais...Disons que... Céline avait du talent. :-) Bravo pour votre poème.


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