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Poésie libre
SaintEmoi : Haïkus du soir
 Publié le 22/11/20  -  6 commentaires  -  512 caractères  -  124 lectures    Autres textes du même auteur

Les voix de nos jardins ont parfois un accent d'Orient.


Haïkus du soir



Sous le vent du soir
Le rosier pose sa voute,
Baumes parfumés.

Puis-je ainsi guérir
Tous les êtres malfaisants,
Effluves sacrés ?

La sève est si rare
En cet hiver déchirant,
Que la foi me manque.

« Tu es un jardin
Où mes fleurs s’enlumièrent
Dans la nuit des êtres.

Mauvaises graines
Ne trouveront pas l’humus
Où gonfle la vie. »

Sous le vent du soir
Le rosier pose sa voute,
Baume parfumé.


 
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   papipoete   
15/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
contemporain
l'auteur n'a pas la tête en l'air ; bien au contraire, contemplant son jardin, celui-ci lui inspire de fort beaux vers, des haïkus...
NB chaque sujet d'émoi fait son effet, et étirant la fin du tercet, on en savoure le sel...
N'est que le 4e haïku, dont le verbe " s'enlumièrent " me trouble ; voulez-vous dire que les fleurs " s'allument " ou bien " s'enluminent "
S'il s'agit de la première image, je crois qu'il faut placer votre expression entre guillemets.
au 6e vers, " effluves " est du genre masculin
le 11e vers ne mesure que 6 pieds ( 5/7/5 )
le 13e vers ne mesure que 4 pieds (.........)
il vous fallut être plus rigoureux, au point de vue construction ; c'est dommage car cette série est bien jolie !
papipoète

   Eclaircie   
22/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Je ne trouve pas simple de proposer une série de haïku, sachant que dans l'idée, le haïku est en soi, suffisant et fulgurance.
Nous sommes en langue francophone, et les adeptes de ce genre ont su (pu) adapter.
Pour le lecteur qui ne pratique pas le genre, une ambiance, une harmonie, un chemin de pensée et d'idée cohérent doivent suffire (ça me suffit)
Je n'ai pas vraiment lu l'Orient dans le poème, j'avoue.
Cependant j'ai apprécié :
La délicatesse de l'écriture, l'alternance du descriptif pur et de l'intervention du narrateur.
J'ai moins compris le sens des guillemets, qui parle ?
J'ai apprécié, aussi, la reprise du premier haïku en final, avec cette subtile différence de genre, modifiant, mais si peu ou autant, le sens.

Merci du partage,
Éclaircie
Édit le 22.11 j'ai enlevé une parenthèse inutile et suis surprise de découvrir l'auteur qui propose en majeure partie en contemporain.

   Provencao   
22/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Tu es un jardin
Où mes fleurs s’enlumièrent
Dans la nuit des êtres.

Mauvaises graines
Ne trouveront pas l’humus
Où gonfle la vie. »


Ce que j'ai apprécié et qui apparaît dans ces haïkus c’est bien l'adherence comprise comme la fidélité du beau avec le féerique.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Luz   
22/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour SaintEmoi,

Ces haïkus sont bien, mais peut-être qu'ils sont trop recherchés (intellectuels), enfin pour moi. Avant tout, un haïku rend compte, en général, d'un instantané de la nature en même temps que l'universel.
Pas facile de proposer des haïkus en liste...
Merci.

Luz

   Angieblue   
22/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ce bouquet de haïkus parfumés aux effluves de roses et leur atmosphère mystique visant à guérir les maux. La nature comme un refuge, un remède...

"Puis-je ainsi guérir
Tous les êtres malfaisants,
Effluves sacrés ?"

"Mauvaises graines
Ne trouveront pas l’humus
Où gonfle la vie."

J'ai aussi aimé la construction en boucle où le premier haïku revient. ça renvoie au cycle de la vie où tout se renouvelle...et aussi au cloisonnement de ce jardin pur et protecteur.

Bravo! très belle composition mélancolique, envoûtante et magique! et bel envol de haïkus modernes et libres!

   Ombhre   
22/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir SaintEmoi,

amateur de haïkus, j'ai découvert votre texte par hasard, ne m'attendant pas à le trouver dans de la poésie contemporaine. Et je salue l'essai d'enfiler des haïkus "à la française" comme des perles au fil d'un poème. J'avoue avoir fait de même dans un de mes premiers poèmes publié sur le site, et votre texte me touche donc d'autant plus.
Mon impression est toutefois mitigée. Si j'ai beaucoup aimé la première strophe (le premier haïku ?) que je trouve excellente, la seconde m'a paru obscure, moins dans l'esprit (tel que je le ressens en tout cas) d'un haïku. La troisième strophe relance très joliment le poème (très belle image, bravo !), de même que la quatrième (n'en déplaise aux puristes, au diable le verbe conjugué :-)), et je bute à nouveau sur la cinquième qui interrompt le rythme. Et le final, répétition de la première strophe, m'a semblé d'une inutile lourdeur, et n'apporte rien à l'ensemble (à mon sens bien sûr, et en toute humilité).

Je salue sincèrement cet essai difficile, et reste sur une belle lecture dont trois strophes ont su m'emporter, avec de très belles images.

Merci pour ce beau partage.
Ombhre.


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