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Poésie contemporaine
SaintEmoi : Réveil
 Publié le 11/12/20  -  5 commentaires  -  823 caractères  -  136 lectures    Autres textes du même auteur

Se préparer, tous les jours, au monde.


Réveil



Petit matin du monde, je me réveille encore.
Mon âme un peu fébrile laisse aller sa rosée,
La veille je dansais sous des fontaines d’or,
Je tournais comme un fou, buvant jusqu’à nausée.

Je me lève bientôt abandonnant ce fluide
Que mon unique rein libère dans le sang,
Livrant à nos réseaux nos effluves morbides,
Comme on donne la main aux génies impuissants.

Je descends au jardin où mon regard se plante
Aux racines du mal pour mieux le retourner,
Avalant quelques tasses, protéines abondantes,
Puisque c’est l’énergie qui nous tient animés.

Remontant dans l’alcôve j’y reprends ma vêture,
Que je posais hier avant de me coucher,
Enfin je peux sortir, bardé de cette armure,
Les autres ne pourront plus du tout me toucher.


 
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   Anonyme   
3/12/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un poème "contemporain" bien travaillé, dont le sujet n'est pas facilement décelable pour moi.
Si les trois premiers quatrains m'évoquent un humain, malade qui aurait trop abusé des plaisirs de la vie et donc serait affaibli, le dernier me laisse plus interrogative.
Le dernier vers est pour moi mystère, ou, et je n'apprécie que peu, cet humain doit se "grimer" pour affronter le monde des autres.
Ce poème m'aura amener à réfléchir, merci.

Éclaircie

   papipoete   
11/12/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour SaintEmoi
je crois lire un sujet dont je fus témoin, de très près !
La faucheuse est là qui se frotte les mains ; un de ses promis ayant plus d'alcool dans les veines que de sang, décide d'en finir... avec la picole. Et le lendemain qui put ne pas voir le jour chez ce personnage, l'accueille à bras ouverts " nous t'attendions ! "
NB peut-être suis-je à côté du mille, mais voici ce que m'inspirent ces vers, que je vois tourner autour de verres...
" ... je me réveille encore... buvant jusqu'à la nausée " cette strophe me semble explicite ; quand les derniers vers semblent dire " je serai intouchable ! plus une goutte ne boirai ! on ne pourra plus me toucher... "
d'emblée, je vois que le " contemporain " est la forme qui convient !
la première strophe est ma préférée !

   inconnu1   
11/12/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Sur la forme, nous sommes dans une poésie contemporaine, certes, mais on a l'impression d'y retrouver des alexandrins. D'ailleurs on a l'impression, dans le 4eme ver, que l'auteur ne dit pas la nausée pour respecter la trame alexandrine. Je trouve du coup ennuyeux qu'il y ait des vers boiteux. Le premier vers de la 2eme strophe a 13 pieds alors que tous les autres n'en ont que 12. Et ce n'est pas une histoire de synérèse car il n'est pas possible de prononcer fluide en une seule syllabe. Du coup, cela casse le rythme de la lecture et on se pose toujours la question de savoir si cela vient d'un manque d'exigence de la part de l'auteur. Ensuite, pour obtenir 12 pieds dans les autres vers, certaines fois, il faut élider les e (fébrile, tasses, protéines) des fois non (unique, veille...). Là encore, on ne sait pas comment lire les mots avec des e finaux.
Pour ce qui est du fond, de l'originalité c'est plutôt réussi et il y a de belles images (génies impuissants).
C'est donc dommage de ne pas avoir suivi les mêmes règles tout au long du poème, cela en aurait facilité la lecture

   fugace   
12/12/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème m'apporte beaucoup de questionnements. Ce n'est pas vraiment la suite d'une nuit de beuverie, ce n'est pas non plus le renoncement à une vie diminuée par des problèmes de santé.
Le fait de reprendre sa vêture et bardé de cette armure, pouvoir sortir sans que les autres ne puissent plus le toucher n'est-il qu'une image de l'apparence que l'on se forge pour affronter chaque jour la société en cachant ses faiblesses.
J'ai aimé ce texte, même si ma compréhension n'est celle voulue par l'auteur.

   ferrandeix   
14/12/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème contient des idées parfois obscurs pour le lecteur, mais qui peuvent être ressenties comme une impression positive de mystère. En particulier, le vers final est sibyllin. Le thème principal du poème, répondant au titre, en revanche, apparaît clairement et crée une atmosphère. Au travers de ce moment ordinaire du lever, l'auteur réinterprète le monde au travers d'une vision psychologique, affective chargée d'obsessions(?). L'écriture est élégante, raffinée, le vocabulaire recherché. Donc, pour moi, une balle page de poésie, quoique j'aurai aimé percer à la fin quelques-uns des vers énigmatiques qui la parsèment.


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