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Poésie libre
Salvia : J'habite une mine [concours]
 Publié le 20/10/08  -  2 commentaires  -  1230 caractères  -  20 lectures    Autres textes du même auteur

Un univers à creuser.


J'habite une mine [concours]



Ce texte est une participation au concours n°7 : Au travail ! (informations sur ce concours).




Au tout long de moi,
Je m’étais étayé d’un boisage anonyme.

Mais contre ces terrils qui me poussent,
Ces effondrements qui me minent,
Je ne puis assurer aucune résistance.

Dans la fosse aux cadences furieuses,
Mille pioches creusent mes veines
Où je cache mes sangs,
Vainement.

Chaque heure raille le hercheur :

Les coups du porion qui dégrise,
Le sifflement prévenant des soupirs,
Le feu sec des lanternes vitales.
Les faux filons,
Les strates grises,
Et les remontées brutales
Aux jours éblouissants.

Dans mes galeries existentielles,
J’ai froid de suer toutes les pluies du ciel.

Je tousse un timbre sourd,
Et le rythme majeur
Des lourdes machines à entamer les cœurs
Me dit d’aller plus bas,
Plus bas encore,

Atteindre le noir fossile,



------------------------- Le fond de mon angoisse----------------------


 
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   Bidis   
20/10/2008
Pour moi, c’est un splendide poème sur l’angoisse.
Une mise en parallèle très forte entre la mine de charbon et l’introspection. Une lutte vitale...
Peut-être pour arriver à travailler ?
Enfin, d’après ce que j’ai compris…
Et je range parmi ces poèmes magnifiques que je n'arrive pas à évaluer dans le cadre du concours.

   David   
22/10/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Salvia,

Une belle métaphore de se creuser soi-même, sans rigoler ça me rappelle le conte "la princesse au petit pois", sauf qu'elle n'est pas descendu à la mine, pour sûr, c'est son prince qui lui rajoute des matelas en espérant qu'elle puisse dormir malgré "le fond de son angoisse"...


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