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Poésie libre
Sansberro : Lourdes
 Publié le 12/02/19  -  19 commentaires  -  596 caractères  -  320 lectures    Autres textes du même auteur

Poème.


Lourdes



Faut-il croire ou espérer ?
Lourdes, ce que tu es lourde à porter
Emporte tes souvenirs
Dans le tombeau du Christ
Et laisse les malades crever
Dans leur lit à roulettes
Tu n'as rien à offrir
Qu'un billet de loto
Laisse-moi susurrer à l'oreille de Jésus
Que la foire aux miracles ce jour est suspendue
Il en crie sur sa croix
Je le vois, il a mal
Éponge-lui le front
Et sèche-lui les plaies
Il reste dans l'armoire
Des serviettes et un gant
De l'éther et du fil
Et pour finir la nuit
Un peu de Lexomil


 
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   Eki   
21/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un uppercut cet écrit...une divine comédie en quelque sorte !
Vous voulez mettre le chaos dans la grotte ou quoi et que coule l'eau impure...

On est loin de la crise de foi avec vous mais je ne vous en ferais pas le reproche.

Bernadette Soubirous n'était peut-être qu'un agent immobilier désireux de faire fructifier sa ville...ça a marché du feu de Dieu !

Mais ça ne suffit pas ? On me dira qu'il faut argumenter et constituer une aide pour l'auteur...

Alors, Lourdes, chemin de croix ou pas...

Lourdes...2ème ville hôtellière après Paris, non suis pas guide touristique...mais ça laisse songeur tout de même.

La question essentielle, vous la posez "Faut-il croire ou espérer"...

Votre ton humoristique, sarcastique mélange sacré et profane.
Le sujet est brûlant sur la présence éternelle.

Les rationalistes espèrent, les croyants croient...probablement

Certains ont besoin de nourriture spirituelle et cela se respecte aussi.

Eki sans don du ciel

   lucilius   
22/1/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Cette vision sur Lourdes est trop orientée et ne fait que dénoncer un marché du temple où les pèlerins sont des moutons de Panurge et les malades des tirages au sort de loto.
De religion point ; de ferveur point ; d'humilité point.
En fait je trouve ce texte beaucoup trop négatif, abstraction faite de toute croyance ou appartenance à une religion, pour lui trouver un quelconque intérêt.

   Corto   
25/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà ce qui s'appelle mettre les pieds dans le plat !
"Tu n'as rien à offrir Qu'un billet de loto" pour mettre fin aux miracles, voilà une belle image bien iconoclaste; de même pour "Que la foire aux miracles ce jour est suspendue".
Tout le texte étant à l'avenant les "mécréants" se réjouiront, mais il restera certainement de pieuses personnes pour prier pour l'âme de cet auteur.
Bravo.

   Miguel   
28/1/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Tout le monde n'est pas Voltaire. Le sarcasme est ici un peu plat. Ce Christ souffrant et impuissant qui semble assimilé aux malades n'est pas le Christ de Lourdes ; les images sont sans éclat et j'aurais bien vu le "e" du féminin à "suspendu".

Désolé, une autre fois peut-être.

Miguel

   INGOA   
29/1/2019
 a aimé ce texte 
Pas
N'ayant jamais effectué de pèlerinage à Lourdes, j'aurais donc bien du mal à porter un jugement de valeur religieuse. Il en est de même pour tous les autres pèlerinages (la Mecque, Saint-Jacques de Compostel etc…). Je ressens cependant trop de vindicte dans ce texte - comme un large procès d'intention - vis-à-vis de celles et ceux fort nombreux dont la démarche est avant tout et surtout animée par la foi. Et c'est bien lorsque je lis ce genre de texte qu'i me faudrait à moi aussi, pour finir tranquillement ma nuit, un peu de Lexomil.

   papipoete   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
prose
On aura tout essayé ; les docteurs, les marabouts et là je suis face à toi Lourdes ! Il y a des gens qui espèrent toujours, retrouver la santé ou gagner au loto...pour se payer un Docteur aux Amériques ,
Moi, je ne crois plus en rien ; j'ai de quoi recoudre mes plaies et ce qu'il faut pour dormir...
NB l'auteur ironise sur Lourdes et ses miracles, mais transparait à travers ses mots un infime espoir d'y retourner un jour ! ( la foire aux miracles est suspendue, non pas fermée à jamais )
Votre poème ressemble davantage à du " libre " que de la prose ; j'aurais ponctué ça et là !
papipoète

   senglar   
12/2/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Salut Sansberro,


Moi qui suis l'athée absolu, "Lourdes... lourde...", je n'admets pas cette charge, vous choisissez votre taureau et de plus vous lui bandez les yeux. Cette prévenance est malvenue alors que l'infâme voltairien n'en finit pas d'être écrasé. Quel qu'il soit on ne frappe pas un homme à terre (sauf Pie XII évidemment).

Le lexomil me paraît bien léger ; au transax Jésus aurait peut-être enfin marché sur l'eau, mais finalement le prétendu vinaigre - boisson allongée d'eau des soldats romains finalement miséricordieux et non cruels comme nous l'ont fait entendre les Docteurs de l'Eglise - a tout aussi bien fait l'affaire.

"Lourdes", provocation inutile. Il y a de l'immaturité dans l'air...

Ben oui

lol


Senglar

   PIZZICATO   
12/2/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Ce qui me gêne voyez-vous dans ce texte, ce n'est pas tant le fond, mais la façon d'expimer votre point de vue.

La Croyance est un très vaste sujet dans notre monde.
Il y a les diverses religions, il y a les athées, les agnostiques, les déistes... Et chacun est un fervent de ses convictions.

Un exemple, un peu terre à terre peut-être :
Lorsque je cherche après un bon restaurant, si je passe devant un dont le menu ne me convient pas, je n'entre pas pour crier << votre menu est minable !! >>. Non, je continue mon chemin....

   Robot   
12/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je vois beaucoup de désespérance dans ce texte à charge.
Un malade déçu peut être de n'avoir pas obtenu "sa" grâce.

Je trouve l'idée du billet de loto bien imagée car "au tirage de la guérison" il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus.
S'il est vrai que des croyants même sans avoir obtenu "le prodige" sont cependant revenus rassérénés, je ne crois pas qu'il soit interdit de penser que des déceptions aient pu naître d'une espérance trop fervente. Que pour certains aprés Lourdes, la foi en "la foire aux miracles" est suspendue.

Je donne ici mon point de vue d'agnostique …
Je pense que dans ce récit tout tient au premier vers: Faut-il croire ou espérer ? Si la croyance peut probablement soutenir la foi, l'espérance déçue peut certainement la détruire. De ce point de vue je trouve ce texte trés juste et réaliste.

N'est-il pas écrit dans un évangile que Jésus lui même s'est écrié: "Père, père, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Si le Christ a pu prononcer ces mots, peut-on reprocher à un pauvre pécheur de se sentir oublié ?

Mais je ne vois pas ce qu'un croyant peut trouver de choquant dans l'expression de cette déception. La charité dont ce prévalent les chrétiens ne devrait-elle pas au contraire les conduire à comprendre ceux de leurs frères qui, après cette désillusion se tournent vers le Lexomil.

   Anonyme   
14/2/2019
Commentaire modéré

   STEPHANIE90   
13/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Sansberro,

Un sujet, la religion ou l'on peut vite se bruler les ailes.
Personnellement athée, je comprend votre parti pris, dans ce premier vers :
"Faut-il croire ou espérer ?"
Telle est la question. Je vous répondrais juste : aides-toi, le ciel t'aidera...
J'ai trouvé le vers 5 "Et laisse les malades crever", trop percutant, mourant au lieux de crever aurait été moins agressif.
La religion comme le reste ne vit pas d'amour et d'eau fraîche, ni de prière donc...
Nous ne referons pas le monde.
L'espoir et la foi est parfois pour certain, la seule chose à quoi se raccrocher.

Merci pour la lecture,
StéphaNIe

   Anonyme   
14/2/2019
Commentaire modéré

   Malitorne   
13/2/2019
 a aimé ce texte 
Pas
C'est quand même un peu fort d'évoquer Lourdes sans la moindre allusion à la Vierge Marie ! Je vous rappelle que le point de départ de la sacralisation de cette ville est son apparition à Bernadette Soubirou, jeune bergère. J'ai donc l'impression que vous ne connaissez pas ce dont vous parlez, pire, vous faites un contresens avec l'incongru "tombeau du Christ", hors de propos ici. Entendons-nous bien, je ne suis pas croyant mais j'entends qu'on soit sérieux dans ce qu'on dénonce.
Quant à la poésie en elle-même, elle m'apparait simple et banale dans son expression. Aucune recherche de style.

   Stephane   
13/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Sansberro,

Ce poème est un déchirement, un cri jeté face à un miracle qui n'aura pas lieu et qu'on espère plus. Il ne faut donc ni croire ni espérer, seulement souffrir, jusqu'à la mort.

J'ai vraiment aimé le ton employé, en-dehors de toute conjecture religieuse. J'y vois une poésie brute face à une souffrance réelle et incurable. Le traitement du thème m'a beaucoup plu, merci.

Cordialement,

Stéphane

   josy   
13/2/2019
"Tu n'as rien à offrir
Qu'un billet de loto"

tout est dit en si peu de mots que je souligne ici

croire ou espérer? toute une vaste question
pour ma part je regrette l 'absence de poésie....
enrubanné les mots apportent la jouissance et le beau....
car je crois que partout il y a du "beau"

j 'ai l impression de lire votre pensée sans plus....

   Diogene   
13/2/2019
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour Sansberro,

Il y a, dans ce poème, trop de déséquilibre à mon goût. Sans prétendre pouvoir faire mieux, je vais me permettre de partager ce qui m'aurait rendu la lecture plus agréable.

"Lourdes, ce que tu es lourde à porter" me plairait plus sans le "ce". À la lecture, ce serait plus fluide et ça conserverait le rythme du premier vers. Mais peut-être que ma voix intérieure lit mal ces deux lignes.

J'ai le même problème avec les deux vers beaucoup plus longs que les autres. "Laisse moi susurrer à l'oreille de Jésus" et "Que la foire aux miracles ce jour est suspendue" ... J'adhère peu. De plus, je ne saisis pas vraiment pourquoi Jésus "en crie sur sa croix." Qu'est-ce qui est désigné par le "en" ? Est-ce le fait que "la foire aux miracles ce jour est suspendue" ? Ou a-t-il mal à la vue des malades ? Auquel cas je ne comprends pas pourquoi il crierait du fait qu'elle est suspendue ou alors qu'il y aurait besoin de le lui susurrer.

Pour tout cela, il ne s'agit peut-être que d'un problème de compréhension.

Enfin, j'ai la légère impression que ce poème passe un peu d'une idée à l'autre sans trop de cohérence. Je ne saisis pas la pensée de l'auteur. Est-ce une critique ? Une déception ? Une colère ?

J'aime bien les cinq derniers vers, mais je ne comprends malheureusement pas le rapport avec le reste. Comment arrive-t-on à cette conclusion ?

Il semble, par contre, y avoir une honnête intention dans le texte, et le premier vers est une très belle et bonne question.

Je serai heureux, toutefois, de voir vos explications sur le forum.

J'espère pouvoir apprécier un peu plus votre prochain poème car je n'aime pas donner de mauvaises notes.

Cordialement,

D

   Pouet   
13/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bsr,

Un peu de mal avec le début et quelques "jeux de mots laids" pas forcément ébouriffants: "Lourdes/lourde"... Puis je suis bien rentré dans le poème et j'ai bien adhéré au discours et à la façon de dire.
Je pense aussi à la "maison de Sainte Thérèse", à Lisieux pour le coup, où il fallait mettre des pièces pour que les salles s'illuminent derrière une vitre... Ah souvenir d'enfance quand tu nous tiens... Bref.
J'apprécie tout particulièrement la dernière partie du texte à partir de "Je le vois, il a mal", là je trouve que le texte prend son envol, et j'aurais bien vu quelques vers de plus, ce n'est bien sûr que mon humble avis très subjectif.

Bien apprécié l'ensemble.

   Hiraeth   
13/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai apprécié ce texte simple, nu pour ainsi dire, sans ornements ni éclats. Il y a là un certain dénuement qui me plaît. Beaucoup de rimailleurs tendent à se regarder écrire, moi compris, et cela se sent dans leur volonté d'époustoufler ou de déconcerter à tout prix, quitte à en faire trop et à ne pas être tout à fait honnête ni authentique. Cela ne veut pas dire que les meilleurs poèmes sont les moins travaillés, et je crois que celui-ci l'est plus qu'on ne le croit : il passe plutôt bien à la lecture, avec notamment ces hexasyllabes qui permettent des formules lapidaires ("Tu n'as rien à offrir / Qu'un billet de loto").

La souffrance est ici envisagée dans sa banalité quotidienne ; j'ai bien aimé son traitement dans le poème, réaliste et cynique sans être cruel. La satire est bien là, qui dénonce ce qu'elle croit être une imposture de la religion organisée ; mais elle est secondaire à mon sens. Heureusement, car je n'en suis pas fan : ce n'est pas comme si Lourdes faisait payer les malades pour un miracle hypothétique. C'est avant tout une source d'espoir et peut-être une forme, sinon d'intervention divine, du moins de placebo -- les mécanismes psycho-somatiques du corps humains demeurent très mystérieux.

Mais bref ; le sujet principal du texte est la douleur, centrale dans la religion chrétienne : ce n'est pas qu'elle est désirable masochistement, mais qu'elle est une donnée de base de notre existence terrestre -- encore plus à l'époque du Christ, qui est évidemment une grande figure de souffrance. A partir de là, comment en faire sens ? Comment l'intégrer dans une métaphysique ? Comment peut-elle s'articuler avec la foi ?

Je partage l'avis de bardamu, ce n'est pas un poème contre la foi. C'est une satire des vendeurs de miracles, qui donne à penser la souffrance dans son caractère irréductible et relativement irrémédiable.

Je regrette juste quelques maladresses, comme ce deuxième vers un peu lourd (c'est le cas de le dire). Je ne tiens pas rigueur à l'auteur des inexactitudes sur Lourdes (l'absence de la figure de Marie et la mention du tombeau du Christ) car malgré le titre je ne pense pas que ce soit le sujet principal du poème.

   FANTIN   
14/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Supermarché de la religion et "foire aux miracles", Lourdes a peu à voir avec une conception et une pratique de la foi chrétienne authentiques. Je suis d'accord pour dire qu'il s'agit là d'un cri de révolte et, en dépit des apparences, d'"un grand poème chrétien".
S'agit-il d'un poème? Peut-être pas, mais d'un texte sincère et fort, sans aucun doute.

   Anonyme   
14/2/2019
Je développe un peu mon commentaire modéré pour argumentation insuffisante :)
Vous dénoncez les marchands du temple en interpellant Lourdes qui les abrite.
Les stands sont-ils réservés à ceux qui ont prouvé leur foi ? Ce serait cocasse. Les vierges en plâtre qui pleurent ont encore un bel avenir.
Par contre, Jésus a-t-il encore envie de se révolter sur sa croix ? Lui éponger le front, dites-vous ? Je suis sûr qu’il se vend plus de mouchoirs pour éponger celui des touristes en sueur.
Vos mots ne sont pas si terribles que ça. Ils ne feront fuir ni les marchands ni leurs clients.
Amen.

FrenchKiss

   BlaseSaintLuc   
15/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
irréligiosité convaincu

il n'y à qu'une allusion à lourdes , le titre est donc usurpateur.

l'illusion dénoncée est un point de vue de l'auteur ,
sans agressivité , il aurait pu le développer de meilleur façon .

notons que l'auteur à de la compassion pour jésus sur sa croix !
plus en tout cas que pour les malades sur leurs lits à roulettes .

agacement d'insomnie ,soigné au lexomil , il s'en prend au crédule s plutôt qu'à la pendule .

bonne nuit les petits le marchand de sable n'est pas loin .

bien-sur si c'est de la douleur et de la place qu'on lui donne , ici on la "touche du doigt" .


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