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Poésie classique
Sarah_K : Mea culpa
 Publié le 14/04/19  -  13 commentaires  -  777 caractères  -  201 lectures    Autres textes du même auteur

Que ceux qui n'ont jamais péché me jettent la première pierre !


Mea culpa



Je me souviens de cette nuit
Que nous avons passée ensemble.
Oh oui ! Bien sûr, le temps s'enfuit,
C'était hier... Non ? Il me semble...

C'était... Oh, cela fait longtemps !
Mais oublier ? Non ! Impensable !
Nous avions tous les deux seize ans,
L'âge où l'on n'est pas raisonnable,

L'âge où notre unique horizon
Est fait de fugues, de folies,
Qui nous font perdre la raison,
Et nous rend beaucoup trop jolies.

Quand il m'a quittée au matin,
Ce fut la fin de notre histoire,
Il m'a laissée à mon destin,
Je n'arrivais pas à le croire.

Mais je ne l'ai plus jamais vu,
Et lorsque mon fils vint au monde,
Il est né de père inconnu
Et d'une mère vagabonde.


 
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   Gemini   
19/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je profite d'être le premier commentateur de ce texte, qui sera sans doute apprécié par un grand nombre de lecteurs, pour dire tout le bien que j'en pense.
Il est juste dans tous les compartiments et le seul reproche que je trouve à lui faire c'est le choix du titre, qui laisse supposer des regrets, alors qu'il n'y en a clairement pas. En quoi serait-on coupable d'aimer ? Cet enfant m'a tout l'air d'être le fruit de l'amour, pas celui du péché.
Mais nul doute qu'il y a une part de fierté dans cet aveu, laissant entendre que certaines "fautes" sont douces à commettre.
J'aurais aimé trouver une clé dans l'exergue confirmant se second degré de lecture.
Détail, car le texte est si pur, si clair, qu'il semble rayonner ; et, vraiment, le titre c'est secondaire.

   Queribus   
19/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

La bonne surprise du matin que ce petit chef-d’œuvre de poésie classique. Le fonds, bien que souvent traité, se comprend aisément, comme quoi simplicité et qualité vont bien ensemble; pas besoin de longues phrases très léchées pour parler des choses de la vie; j'entends toutefois certaines voix s'élever pour dire c'est du archi connu, du archi-vu mais c'est souvent ainsi: les mêmes sujets reviennent très souvent et chacun les traite à sa façon.

En ce concerne la forme, j'ai beaucoup apprécié la ponctuation placée au bon endroit et au bon moment. Comme il faut bien trouvé quelque chose, alors voilà:
-au deuxième vers j'aurais écrit: nous avIons au lieu de avons
- au vers douze j'aurais écrit:Et nous renDENT bien trop jolies
-à la fin du vers quatorze, j'aurais mis un point ou un point-virgule.
-au vers dix-sept j'aurais écrit: mais je ne l'ai jamais REvu.

Mais ce ne sont là que petits détails de pinailleur vous l'aurez certainement compris qui n'enlèvent rien à la très grande qualité de votre texte.

Bien à vous.

   Corto   
24/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce poème hyper réaliste sur de premières amours manque de surprise.

La folie des 16 ans existe toujours heureusement. Mais pourquoi diable en tirer une culpabilité. La médecine et la société ont inventé quelques solutions pour écarter les drames.

Voilà pourquoi je crie haro sur le "Mea culpa" du titre et tout autant sur le "péché" de l'exergue.

Vive l'amour et zut à la culpabilité. Donc je ne garde que les trois premières strophes.

   Anje   
25/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique.

Comment oublier avec pareil mémorial ? L'adolescente insouciante et joyeuse a laissé place à la maman responsable et aimante. Sans remords, sans blâmer personne, elle fait aujourd'hui son mea-culpa. Peut-être pour ce fils qui chercherait son "vrai" papa.

Techniquement, n'achoppe que ce qui me semble une répétition : "vint au monde, il est né". Peut-être que les trois petits pieds de l'avant-dernier vers pourraient trouver une autre formule.

   bipol   
14/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour,

je suis amoureux de votre texte d'amour

il est beau, frais, comme cet âge

ça musicalité très douce comme la source

son tempo en font un texte pour une jolie chanson

j'ai passé un agréable moment

vous nous invitez à un beau voyage

   Davide   
14/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Sarah_K,

Une très belle écriture classique, qui sonne pourtant si "actuelle", sans mièvrerie aucune.
Les mots sont justes, rien de trop, c'est bien pesé, bien pensé.
Le rythme des octosyllabes se lit agréablement, découpé en 4-4 syllabes ; les exclamations et interrogations donnent de la couleur à l'ensemble, tant dans le fond que dans la lecture.

Je ne comprends pas le singulier "rend" dans le vers 12 : "Et nous rend beaucoup trop jolies."
Une erreur ? Un zeugma hasardeux avec "L'âge" (ou l'"horizon"), sous-entendu, l'âge (ou l'horizon) "nous rend beaucoup trop jolies" ?
Le dernier mot, "vagabonde", me paraît un peu trop exagéré compte-tenu de l'âge de la narratrice. Ne confondons pas idylle de jeunesse et vagabondage !
D'ailleurs, le père n'est pas vraiment un "inconnu", mais l'image peut se comprendre.

Un poème touchant dont l'écriture est très savoureuse.
Bravo et merci !

Davide

   sympa   
14/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

C'est in joli poème classique , mais je trouve le traitement un peu léger pas suffisemment recherché.Ma lecture fut ageable cependant. J' ai bien aimé sans plus
.

   senglar   
14/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Sarah_K,


Les seize ans ont passé et l'insouciance semble être restée. Pour une fois le sujet de l'abandon semble être traité d'une manière guillerette. Voilà un enfant sans père qui ne portera pas de fardeau, pas de condamnation, c'est le fils de sa mère tout simplement, pas un enfant maudit. J'aime ce point de vue et je félicite la "mère vagabonde" de ce petit poème (grand par le coeur) qui n'est pas une fille perdue.

Quand même :
"Je n'arrivais pas à le croire"
Si ça n'est pas du seize ans tout craché ça !

Et c'est vrai que c'est l'âge où les filles sont "beaucoup trop jolies", et pour elles car elles le savent, et pour les garçons car ils en profitent.

Bravo pour avoir évité au lecteur un énième drame, une énième tragédie, cette fille-là quoiqu'un peu inconsciente a du répondant et un air de défi.

Encore bravo !


senglar

   Cristale   
15/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Sarak_K

J'effacerais ce "Mea culpa"... l'amour est l'une des plus belles créations de la nature et cet enfant en est le fruit magnifique.
Voici un très joli petit poème Sarah, dans un langage très simple qui coule tout au long du fleuve tranquille de vos vers.

Quelques petits détails techniques non pas critiques mais juste soulignés : l'emploi redondant des auxiliaires "être" et "avoir" contribue a l'appauvrissement du vocabulaire. Votre plume gagnerait en puissance en étoffant les verbes, en utilisant un peu plus d'images, de couleurs, de sons sur un rythme un peu plus long, elle en est capable. Les mots "raisonnables" et "raison" de même racines sont trop proches à la rime des vers 8 et 11.

Mais pour une parution en classique, c'est je le redis, un charmant petit poème d'une plume prometteuse dans cette catégorie.

Avec mes encouragements,
Cristale
qui attend avec impatience votre prochaine publication ^-^

Edit : je rejoins un autre commentateur concernant les rimes "vu" et "inconnu". Ce sont des rimes dites "pauvres". La catégorie classique demande au minimum une consonne d'appui, par exemple : "venu" ou "revenu" auraient rimé avec "inconnu", la lettre "n" étant une consonne d'appui commune.
Après renseignements pris : Littré dit : "les monosyllabes riment entre eux et avec les polysyllabes sans avoir l'articulation normalement imposée"
Donc soyez rassurée, Sarah, ce détail ne nuit pas à la catégorie classique de votre poème et ne change en rien ses qualités.

   PIZZICATO   
14/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
" mea culpa " " mère vagabonde " je trouve les termes bien sentencieux ! Pour le début du siècle dernier peut-être, mais les mentalités ont bien changé depuis, et les mères célibataires n'ont plus à baisser le front.

L'histoire est narrée sobrement, sans pathos.
Une lecture intéressante.

   papipoete   
14/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonsoir Sarah_K
Dans la même journée, voici deux thèmes " rebattus " mille fois ( un sur l'enfance heureuse ) et celui-ci sur l'amour sans s'aimer !
" Il m'a aimée toute la nuit mon légionnaire " chantait Piaf, et vous " il devait avoir 16 ans, il était beau comme..."
L'héroïne ne revit jamais cet amant adolescent, mais un fils vint au monde, et à travers lui ce père revit !
NB c'est tout simple cette histoire, que l'on pourrait situer au temps des pyramides ou sur le siège arrière d'une voiture, un samedi-soir sur la Terre... ( le fruit de cette nuit torride a le visage du bonheur, sa mère ne connut pas le déshonneur ! )
Je vais me coucher en fredonnant vos lignes sur l'air de la " môme ", et la nuit me prendra tout en douceur .
Vos octosyllabes ( ma mesure favorite ) coulent, limpides... hormis un bémol au 12 e vers ( ne vouliez-vous pas dire : " rendent " plutôt que " rend " ? )

   Hananke   
15/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Ce méa-culpa est d'une toute autre époque : celle d'une grossesse
hors mariage qui faisait passer les mères pour des moins que rien.
Les temps ont bien changé et c'est tant mieux.
Que dire sur le texte, c'est bien écrit, peut-être mais je ne suis pas
certain, manque-t-il une consonne d'appui entre vu et inconnu
pour du classique ?
La double élision des e muets qu 4ème quatrain rend la lecture
un peu hachée mais l'ensemble reste de qualité.

   Miguel   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte émouvant et simple, tout fait réussi. Un lyrisme contenu dans la brièveté de l'octosyllabe, mais qui déborde dans le contenu du poème. La fin est superbe ; on croit que tout est dit à l'avant-dernier vers ; le dernier réserve encore plus d'émotion..


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