Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
sauvage : En quête du mouvement
 Publié le 22/07/21  -  4 commentaires  -  561 caractères  -  141 lectures    Autres textes du même auteur


En quête du mouvement



c'est toujours la même romance :


en scène les gladiateurs torves montrant de leur superbe

quand Le Colisée est inondé mille fois
quand l'Hydre a plusieurs têtes à couper dans le silence créateur d'infini
quand la société en spectacle attend, figée

Rome pourrait-elle vaciller ?

les yeux des Cyclopes savent soulever les montagnes
remuer les temps anciens
fouiller le cimetière des âmes jusqu'aux paroles ensanglantées 



eau bouillante sur visage sculpté


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
5/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'attends entre autres de la poésie qu'elle me sorte de moi, m'emporte fugitivement ailleurs. Je trouve que votre poème y parvient avec puissance ; il me semble profond, certainement je n'en saisis pas grand-chose au-delà du parallèle entre la Rome antique et notre société dite du spectacle ; et la Rome antique, on sait comment elle a fini...

En lisant ces quelques mots j'ai le sentiment d'avancer dans un lac abyssal où nagent des léviathans dignes d'une étude cryptozoologique. À partir de
les yeux des Cyclopes
je n'ai plus pied et crois risquer la noyade ! Extraordinaire dernier vers.

   Queribus   
22/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

La bonne surprise du matin. Un texte qui, mine de rien, dit beaucoup de choses en peu de mots, juste quelques phrases qui font mouche avec une vraie réflexion sur le devenir des civilisations notamment dans leur aspect"spectacle"

La forme me semble très intéressante avec son coté "moderne" mais aussi classique (une ligne, un tercet, une ligne, un tercet, une ligne en conclusion. L’ensemble relève du grand art et d'une grande maitrise de notre langue tout à votre honneur.

En conclusion, une belle réussite à renouveler dès que possible.

Bien à vous.

   hersen   
22/7/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel poème !
Il est une surprise, il est une force, il est une vérité aussi.

Il en résulte une confrontation, de celles exactement dont nous avons besoin.

Vaciller ? sans doute. Mais tout est béquillé, pour notre meilleur et notre pire.

Ce que je crois j'aime le plus dans ce poème est un côté sans concession, on dit ou on ne dit pas, et arrêtons de tourner autour du pot. Mais on le dit chacun à sa façon, et ici, tout frappe.

c'est toujours la même romance
eau bouillante sur une visage sculpté

et ce que j'aime ensuite, c'est que peut-être je n'ai rien compris au propos de l'auteur, mais je m'y trouve bien, je lis quelque chose qui me correspond, me fait réagir.

Merci de cette lecture !

   jfmoods   
23/7/2021
Le titre ("En quête du mouvement") met en lumière la sensation d'immobilité éprouvée par le poète face à son époque.

Le lexique du divertissement ("romance", "en scène", "montrant", "spectacle", "les yeux", "visage") s'impose.

Le monde occidental, baignant dans une mythologie ("les temps anciens", Grèce : "l'Hydre", "Cyclopes", Rome : "gladiateurs", "Colisée") à la sauce hollywoodienne, au scénario usé jusqu'à la trame ("toujours la même romance", "inondé mille fois", "a plusieurs têtes à couper"), ivre d'un héroïsme par procuration ("gladiateurs torves montrant leur superbe", "le silence créateur d'infini", gradation à rythme ascendant : "soulever...", "remuer..., "fouiller..."), se trouve encalminé ("attend, figée"), incapable de déployer ses forces, de répondre aux redoutables défis qui lui sont lancés ("eau bouillante sur visage sculpté").

La question, rhétorique ("Rome pourrait-elle vaciller ?"), signale la proximité du précipice. L'esclavage des esprits et l'oisiveté des corps conduisent à la décadence et à la chute des civilisations.

Merci pour ce partage !


Oniris Copyright © 2007-2020