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Poésie libre
sauvage : Irréellement lisse
 Publié le 04/09/20  -  13 commentaires  -  1151 caractères  -  222 lectures    Autres textes du même auteur


Irréellement lisse



moiteur du ciel
irréellement lisse
entr'aperçu d'à venir
brillant d'orages de pensées
noires comme la sentence
à la facétie des vents

instamment
j'emmène le paysage
d'une absolue présence
encore et encore
mais je bute
sur ce pauvre
caillot de sang
corps-à-corps
noué à la détresse des mondes

incessamment
puissante puanteur des décades tarissables
à l'heure des villes-éclaboussures
salissant sciemment tout mécréant
à la moderne Babylone

avenir destructeur
comme ce ciel
irréellement lisse
qui maintenant écrase

ces idées mal éclairées
faites d'acerbes décisions
déchaînant les réactions

femme homme
passionnés et avertis
que l'orage des esprits
s'est engrossé
de la fin de l'errance des résignés
décidés aujourd'hui
à s'imaginer le réel

à laisser ce ciel splendide
foudroyé les conspirateurs
à reconnaître enfin
leur propre grandeur

après l'accalmie

orgie
d'une pluie
ciselée d'orfraie


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Corto   
4/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici un poème qui intrigue dans sa composition mais séduit grâce à ses sonorités et ses évocations.

Après une première lecture qui constate ma difficulté j'ai choisi la lecture à voix haute pour vérifier mon intuition.
Les mots sont chacun évocateurs dans une construction riche mais plutôt difficile d'accès.

Dès la première strophe l'auteur propose de faire partager son ressenti multiforme: "brillant d'orages de pensées / noires comme la sentence / à la facétie des vents".
La seconde strophe porte cette démarche liant l'environnement aux vibrations intérieures.
De ce bouillonnement naît un pessimisme douloureux: "avenir destructeur / comme ce ciel / irréellement lisse / qui maintenant écrase".
Le final semble pressentir un horizon tumultueux au milieu de turbulences orageuses.

L'exercice est audacieux mais finalement maîtrisé et bien mené.


Merci de ce partage.

   papipoete   
4/9/2020
 a aimé ce texte 
Pas
bonjour sauvage
...instamment, malgré lecture et re-lecture, je n'arrive pas à cerner l'idée que l'auteur a voulu développer ? Mais à priori, rien de réjouissant dans ce ciel " irréellement lisse ".
Puisque ici ce texte parait, c'est qu'il plut à un auditoire, auditoire averti s'il en est ? De lui, aurez-vous alors des louanges...

   IsaD   
23/9/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Sauvage

J'aime la poésie libre car elle se libère des contraintes liées aux rimes et à la forme, qui parfois je trouve mais ce n'est que mon avis, oblige à tordre les mots pour qu'ils rentrent de force ou à combler les trous dont on ne sait que faire.

J’aime la poésie libre donc car elle permet de laisser vivre les mots. Parfois le sens se fait sans que j’aie besoin de réfléchir, de comprendre, d’analyser et c’est pour cela que je l’aime tant.

Mais quand les mots sont obscurs et que leur association n’évoque en moi rien du tout, pire quand ils me laissent perplexe et totalement désorientée alors je me sens frustrée. Je n’ai pas su saisir l’intention de l’auteur(e). Surement, d’autres y parviendront.

PS : je n'ai peut-être pas compris votre intention mais j'ai tout de même saisi que ce n'était pas très gai...

   Vincente   
4/9/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est un poème en colère, dénonciateur d'une dérive délétère du monde, orchestrée par l'homme contre lui-même donc et contre ce qui l'entoure. Qui dit "colère", laisse imaginer une expression jaillie, très habitée, justifiée par un fond poussé à bout, mais de fait peu maîtrisé dans sa formulation. Or l'expression est chargée, lourde, engoncée dans des entrelacs conceptuels peu parlants ; à part l'énervement qui est saillant, il n'est pas aisé pour le lecteur de simplement "entendre ce qui se dit", je parle là du phrasé en lui-même, et pas de ce qu'il sous-tend ou sous-entend.

Le problème dans ce que j'ai ressenti de ce texte, c'est qu'il est effectivement assez impulsif, mais aussi et je dirais paradoxalement compliqué par une volonté d'en dire plus, d'agrémenter, et même de "colorer" les évocations. En fait il m'est apparu laborieux dans son expression, dans les corrélations de ses convocations entre elles, sans parler d'une syntaxe alambiquée (par exemple cette troisième strophe assez insaisissable ou, ce passage : " femme homme /passionnés et avertis / que l'orage des esprits / s'est engrossé / de la fin de l'errance des résignés", hou là là que c'est compliqué et bizarrement invoqué !). Et toujours par exemple, et entre autres images, celle-ci écrite de la sorte, "noires comme la sentence / à la facétie des vents" me laisse dans une complète perplexité...

En final, quand après deux ou trois lectures, je me demande ce qui ressort de ce poème. Je vois bien l'investissement habité de l'auteur, une volonté de dénonciation d'une dérive qui le débecte, mais pour le reste, je constate une écriture qui manque de sobriété, se disperse, se rendant peu accueillante, et surtout, sûrement le plus dommageable, n'est pas trop compréhensible ; en tout les cas, pas suffisamment pour que lecteur puisse s'emparer du propos et s'y nourrir.

Je dirais que la flamme a une belle énergie, et elle n'en manque pas, mais il est plutôt regrettable qu'elle ne se diffuse pas avec un peu plus de tenue/retenue.

   Pouet   
4/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Slt,

peut-être un regret, les aspérités du futur dans une boule de cristal.

Le lisse ou les glissades de l'interprétation.

L'indifférence aussi, l'indifférence azurée. Ce qui est emporté ne passe pas vraiment.

E Monde ice- le feu au bout des doigts...
Mais quand il faut écrire, les mots ne suffisent pas.

   Myo   
4/9/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Difficile de comprendre où commence la phrase, où elle se termine.
La lecture et la compréhension en sont compromises.

Il y a cette ambiance particulière d'un mal-être, d'un pessimisme accroché à la moiteur du ciel et à l'éclaboussure des villes...
mais la majeur partie de cet écrit m'échappe.

Cette strophe en particulier me semble obtuse.

"femme homme
passionnés et avertis
que l'orage des esprits
s'est engrossé
de la fin de l'errance des résignés
décidés aujourd'hui
à s'imaginer le réel"

Je ne vois pas non plus ce que veut dire "ciselée d'orfraie"

   Lebarde   
4/9/2020
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Bonjour sauvage.

Désolé, mais ce poème ne me convient pas, tant par le sujet, sans doute assez noir, mais que je n'arrive pas à cerner après plusieurs lectures, que par la forme libre et la mise en page où je ne me retrouve pas.
Acceptée à la parution, malgré l'absence de commentaire en EL (fait assez rare) , force est de comprendre que ce genre de poésie doit avoir ses adeptes, au comité d'édition au moins et pourquoi pas ailleurs.
Je suis dérouté par l'absence de ponctuation et de majuscules, rien d'anormal en libre, mais surtout par l'accumulation d'images et d'associations de mots pour moi sans cohérence:

"mais je bute
sur ce pauvre
caillot de sang
corps-à-corps
noué à la détresse des mondes"?

Oui moi aussi je bute!

"femme homme
passionnés et avertis
que l'orage des esprits
s'est engrossé
de la fin de l'errance des résignés
décidés aujourd'hui
à s'imaginer le réel"?

Non je ne me suis pas "résigné(s) à ne pas comprendre .....mais je reste dans le flou!

Vraiment désolé, je le suis et je le regrette.

Lebarde

   bouloche   
4/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce qu’évoque d’emblée pour moi ce poème avec ces images de destruction de sang de mort c’est une ville de Syrie dévastée par les bombardements des avions russes déversant
les bombes sur les enfants les femmes les hommes c’est le ciel qui sur eux s’écrasent sous le regard impassible buté des autres pays votre poème avec fortes images de désolations couleur sang et odeur de putréfaction ont la force d’un reportage de guerre digne d’un grand reporter c’est très bien !

   Bellini   
4/9/2020
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je suppose que lorsqu’on écrit de la poésie expérimentale, on aime connaître le niveau des curieux.

Alors je vais pas faire mon malin, je n’ai strictement rien compris à ce texte. En ai-je au moins retiré un fil émotif ? Aucun. Me souviendrai-je d’un seul vers ? Non.
J’ose à peine avancer que j’ai senti le narrateur en colère contre l’époque, mais oulala c’est vraiment présomptueux.

Si la modernité poétique doit venir de l’amputation des articles et des verbes, alors je m’en veux d’avoir trop vite éjecté Villon ou Rutebeuf vers la somnolence haut-perchée d’un angle de ma bibliothèque.
Pour moi, le verbe est ce qui empêche le poème d’être un monolithe. C’est lui qui donne vie à la phrase comme la sève grimpe aux arbres. Le supprimer de manière presque systématique c’est nous dire que le verbe est une faiblesse de la pensée, que vos mots sont trop puissants pour être dénaturés par lui. De la même manière, il me semble que le vers doit concentrer la force de l’idée, que sa structure n’est pas innocente. Et donc je n’ai par exemple rien trouvé de transcendant à l’idée de couper en trois « mais je bute/sur ce pauvre/caillot de sang ».
J’ai vu aussi une syntaxe torturée, dont on finit par se demander si elle est une suite volontaire d’anacoluthes ou plutôt une simple carence grammaticale.

« décidés aujourd'hui
à s'imaginer le réel
à laisser ce ciel splendide
foudroyé les conspirateurs
à reconnaître enfin
leur propre grandeur »


Pardon mais l’orthographe de foudroyé transforme dans mon cerveau le texte en charabia. Doit-on lire « ce ciel splendide foudroyé », auquel cas la suite provoque une rupture du sens et de la construction syntaxique, ou alors s’agit-il d’une faute d’orthographe, la véritable intention étant peut-être:

« à laisser ce ciel splendide
foudroyer les conspirateurs »


Autre remarque : puisque le texte ne comporte aucune ponctuation, quel est le sujet de « décidés aujourd’hui » ? Est-ce la femme homme du début de la strophe ou les résignés ?

Pour finir, je ne suis pas sûr que ce style si noueux délivre une si haute pensée que ça. J’ai toujours peur de me faire avoir.
Bellini

   eskisse   
4/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Sauvage,

La lecture de votre poème me fait entendre un cri, une colère et un désespoir. Et si je ne saisis pas tout, l'hermétisme du poème ne me rebute pas et j'ai été sensible aux sonorités et à l'élan dévastateur des mots.
J'ai apprécié la formule " corps à corps / à la détresse des mondes" mais je ne suis heurtée à l'accord de " foudroyé" qui me paraît , lui, obscur.
Merci du partage

   Marpay   
7/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ici vous méritez une mention spéciale pour l'effort, car il n'est pas facile d'écrire ce type de poésie, très aérienne, avec des analogies fortes à certains moments tout en restant en équilibre. Il me semble que vous réussissez dans l'ensemble, malgré deux ou trois lignes plus flottantes.
L'émotion émerge en force !

   Luz   
7/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour sauvage,

Je trouve que c'est un bien beau poème, bien que je n'ai pas tout compris, mais ce n'est pas là l'important.
Peut-être qu'en partant de cette base déjà très forte et en la travaillant encore pour la rendre plus lisible et encore plus percutante, nous aurions alors un poème vraiment abouti qui parlerait à tous. La colère gagnerait la gorge de chacun.
Merci.

Luz

   sauvage   
8/9/2020


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