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Poésie libre
senglar : Minutaire
 Publié le 29/03/19  -  20 commentaires  -  336 caractères  -  351 lectures    Autres textes du même auteur


Minutaire



le réveil
aboie
aux mâtins

l'heure
beurre
aux quatre

le sablier
perd
ses dents

la montre
s'épile
au poignet viril

l'horloge
borde
aux rythmes

le gousset
hoquette
et se vide

le temps accouche
sans heurt


 
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   lucilius   
1/3/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Minutaire étant pour moi un adjectif utilisé en terme de droit (acte minutaire), je ne vois pas bien le rapport avec la mesure du temps utilisée de manière fantaisiste dans cette courte poésie.
"L'heure beurre aux quatre, le sablier perd ses dents, la montre s'épile au poignet viril, l'horloge borde ses rythmes, le gousset hoquète et se vide…". Mon ouverture d'esprit est mise à mal.

   Gemini   
2/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
J'aurais mis "tic tac" en exergue.
Jeux de mots en passe-temps. J'ai un peu calé au sablier (perd ses dents / précédent ?), j'ai bien ri pour s'est pile au "poignet viril" qui m'a rappelé une blague sur les Portugaises, il me semble avoir compris borborygmes à la suite, mais je ne vois pas le rapport, et j'ai toujours la tête dans le gousset (à moins de prendre les hoquets pour des tic-tac).
Le distique final "le temps accouche sans heurt" (avec heurt au singulier) évoque bien à mon sens le flux inexorable. Comme l’absence de ponctuation d’ailleurs.
Manque peut-être un cadran solaire (qui marche à l’ombre ?)
Bon titre.

   Corto   
8/3/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Petites expressions presque enfantines autour du temps qui passe.

On dirait un schéma préparatoire, pour un poème par exemple.
A ce stade on ne ressent guère la poésie ou l'émotion.

Dommage

   embellie   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
L'idée ne manque pas d'originalité, mais il m'est difficile d'adhérer totalement à cet écrit pour plusieurs raisons.
Le titre est impropre. L'adjectif minutaire n'a rien à voir avec l'écoulement du temps. C'est un terme de droit, et il signifie: qui a le caractère d'un original, "un acte minutaire." Le mot minuteur me paraîtrait plus approprié.
"le sablier perd ses dents". Cette figure poétique m'échappe.
"la montre s'épile au poignet viril". Je pense que dans l'esprit de l'auteur la montre use ses piles, mais cela me fait penser à "la montre épile le poignet viril, ce qui serait en somme judicieux, car en effet sous la montre les poils, usés, étouffés, ne poussent guère. Quid de la poésie dans cette expression ?
Je remarque que la clepsydre manque au palmarès, dommage avec un si joli nom !
Enfin tout n'est pas négatif pour moi, les derniers mots ont ma faveur, en raison d'une vérité énoncée avec une telle évidence...
Ce temps, que nous trouvons élastique, passe toujours à la même allure, s'écoule toujours avec une parfaite régularité. Il est bon de s'en persuader.

   Vincente   
29/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Tu nous scandes ici un temps qui va cahin-caha. C'est perturbant et amusant ces boitillements du sens qui se lie aux intuitions de l'auteur.
Du coup, des réjouissances jaillissent ça et là. Mais non que dis-je, elles font mouche pratiquement à chaque fois pour moi, seules la deuxième strophe est tombée à plat (je n'ai rien compris - rien ressenti) et la cinquième un peu molle, comme des temps morts.

C'est bizarre, mais ma préférée est la troisième, sûrement une des plus absconses, mais elle me plaît dans sa mystérieuse incongruité :
"le sablier
perd
ses dents"

J'ai cherché en vain une volonté oulipienne... Nous aurais-tu fait quelques petites cachotteries sémantiques ou structurelles ? Ou n'est-ce qu'un amusement bien malin ?

   hersen   
29/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que voilà un temps qui défile, qui file. jamais de heurt, pour lui, il nous laisse le combler comme nous l'entendons, tic tac, avec nos tics et nos tracs.

"le sablier
perd
ses dents"

Rien que pour cette strophe, j'aime beaucoup ce poème. Dommage que toutes les strophes ne soient pas autant surréalistes, certaines se contentant de jeux de mots (j'aime cependant beaucoup la première ) mais il y a un travail de sons que je salue
"l'horloge
borde
aux rythmes"
me plaît tout plein, elle est très bien vue et très d^role !

mon avis sur les deux derniers vers (à prendre, à laisser, c'est juste pour dire)

l'écrire en un seul vers
"le temps accouche sans heurt"
renforcerait son côté pas pressé pour un sou, au temps, et contrasterait davantage avec ce temps qui file par les vers courts qui remplissent bien leur office.
Si tu n'aimes pas ma proposition, ...au temps pour moi :))

   papipoete   
29/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour senglar
le temps qui passe du réveil au coucher, se fait remarquer sous la plume du poète inspiré ; de prime abord, on croirait une déclinaison faite par un collégien studieux, puis les images peu à peu, coulent comme les grains du sablier !
NB En affûtant davantage sa plume, l'auteur put habiller ses mini-vers en " 5/7/5 ", nous proposant ainsi de méditer après chaque pose...

   STEPHANIE90   
29/3/2019
Bonjour Senglar,

je me demandais qui avais bien pu écrire cette poésie. Et bien, quel surprise...
Vous, plutôt point en avarie de mot dans vos commentaires, vous voilà prit en quatre-quart sur une histoire de temporalité qui vous laisse presque muet.
Bon, je relève quand même quelques brillantes idées : un réveil qui aboie, un sablier qui perd ses dents... Tous cela pour que le temps accouche sans heurt.
Avant l'accouchement, il aurait peut-être fallut un cinq à sept au tour-niqué, non ?

Bon allez, j'arrête. Je l'ai trouvé un peu courte au point de ne pas parvenir à la noter... Pourtant, il y a du travail derrière si peu de mots. Pfff ! Et je n'ai point comprit le rapport avec votre titre.

La prochaine fois certainement,
StéphaNIe

   emilia   
29/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle démonstration de comment savoir jouer avec les mots, leurs effets sonores ou allusifs, le double sens, la résonance mémorielle et l’illustration par l’image d’un temps particulier à évoquer dont le titre « Minutaire » détourné de son sens habituel en rappelle l’inventaire à la façon d’un dictionnaire énumérant des outils temporels ( réveil, heure, sablier, montre, rythmes, gousset…)
Le premier tableau me semble évoquer la chanson de Bobby Lapointe et son « Mâtin, quel réveil-matin !
Le second : le moment tant attendu des enfants : l’heure du quatre-heures et sa tartine de beurre
Le troisième : les dents du sablier ou le sablier brosse à dent, minuteur pour brosser les dents des enfants
Puis, le double sens « épilé /pile, l’allusion peut-être à cette information : « Bordeaux enterre la réforme des rythmes scolaires… », le vide-gousset et ses à-coups, les homonymies « sans/cent/sang » et « heurt/ heure »…, pour ce clin d’œil complice avec le lecteur afin de partager un moment sympathique ! Merci à vous et bravo d’amorcer ainsi votre retour en tant qu’auteur…

   Provencao   
30/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"D'aboyer à accoucher" j'ai bien aimé cette déclinaison initiale du passage du temps.

Du "réveil au gousset" j'y ai lu une belle réflexion et méditation en vos mots usités sur le temps qui passe....avec cette liberte choisie, dans votre présentation, avec cette plasticité et du temps et du moment qui donnent à mon sens un bel horizon de votre ecercice...

Cela pose question tout de même: ce passage du temps serait-il neutre en lui-même? Où est il dépendant de ce que nous en faisons?

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Palrider   
30/3/2019
Modéré : Commentaire hors-charte (se référer au point 6 de la charte).

   Luz   
30/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour senglar,

J'aime bien quand c'est court et avec du rythme ; c'est pas facile.
Le thème du temps, éternellement...
"le sablier
perd
ses dents"
Mais surtout "il perd ses vers"...

Bravo !

Jour J
Heure H
J' m'arrache

Bonne journée, et n'oubliez pas le changement d'heure, demain, pour les européens...

Luz

   Davide   
30/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour senglar,

Pour les jeux de mots les moins évidents, je dirai :
Dans la 2e strophe, "aux quatre" doit jouer avec "mâtins" pour évoquer l'expression : "un de ces quatre matins".
Elle peut aussi faire référence au goûter de 4h où l'on beurre les tartines et les biscottes...
Pour la 3e strophe, j'entrevois les jeux de mots "perd ses" (percer) et "ses dents" (cédant), qui peuvent tous deux évoquer le temps qui passe.
Je me demande pourquoi le mot "viril" à la 4e strophe ?
Pour l'assonance avec "s'épile" ? Je trouve que le mot alourdit.

Mais, je vois davantage une ébauche de poème ou un petit texte humoristique qu'un poème.
Il me manque quelque chose d'un peu plus construit peut-être, un rien de plus...
Bon, c'est bien sympathique tout de même !
Merci !

Davide

   Palrider   
30/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je disais, donc, que j’ai beaucoup aimé effectuer ce voyage dans le temps, j’y ai vu notamment, un sablier aux dents de sabre du temps des âges farouches...et d’autres subtilités sur l’échelle impassible...bravo, c’est réussi

   Raoul   
31/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J'aime assez ce court texte (écrit sous la contrainte de la minute ?-parce que ça m'a fait penser aux poèmes tikets de métro [rien à voir avec l'esthétique !!!] de certains OuLiPiens) où les images naissent d'expressions ou d'usages -vide-gousset par exemple- de l'archéologie du langage.
La brièveté du texte évite la sensation du système en n'étant pas étiré et tiré à la ligne. Bien vu, je trouve.
Merci pour cette lecture.

   Quidonc   
1/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Senglar,

Poésie pleine de jeu de mot. Déjà le titre qui vient à contre emploi et puis le mâtin, de Naple dirais-je, qui aboie, l'heure du quatre heure au beurre, du sable plein les dents, le gousset vide, la montre pile à l'heure qui s'épile au poignet, ... pour finir sur un temps qui accouche sans heures.
C'est très fin et délicieusement absurde. Le temps est-il d'ailleurs absurde? Peut-être y a t il derrière tout ça des questions sur le sens de la vie ou alors c'est mon esprit qui divague au bruit du tic tac envoûtant.
Bravo et merci pour ce partage

   Donaldo75   
2/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Senglar,

La première fois que j'ai lu ce poème, je me suis dit que c'était du vrai libre, pas du contemporain déguisé. C'est tellement lbre que le découpage fait mal aux yeux, torture les neurones, oblige le lecteur à se faire mal.

"le réveil
aboie
aux mâtins"

C'est ce que m'a dit mon cerveau après cette lecture; et j'ai encore mal aux méninges.

Bravo !

Donaldo

   apierre   
2/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me suis laissé tomber dans votre poème comme Alice tombe dans le terrier qui l'emmène au pays des merveilles en poursuivant le lapin blanc.Et c'est une chute agréable, sans heurt ,merci !

   BlaseSaintLuc   
5/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Peut-être que certain ne digère pas bien l'heure d'été, c'est égal, le réveil aboie, la caravane passe, l'heure aux quatre-quarts peut être ou pas puisque le sablier perd ses dents et d'autre leur temps, je tombe à pile sur un cœur à pic.

" l'horloge
borde
aux rythmes"

> Les borborygmes sont des bruits émis par les intestins, parfois dans l'estomac, pendant la digestion.

Eh, oui, on ne digère pas bien le temps qui passe !

Particulièrement tordu , magnifiquement subtil , j'hésite , mais l'exercice passe temps fut agréable .

   Didadou   
23/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Senglar,

J'apprécie cette simplicité.
Ces images dissonantes et sonnantes.
Le temps ne se saisit pas aisément, il est un objet à étudier passionnément.
Merci pour le regard amusant, immédiatement percutant, par ailleurs.

Je relirai avec plaisir.

Didadou


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