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Poésie classique
sentimentic1 : La glycine fanée
 Publié le 25/06/09  -  23 commentaires  -  713 caractères  -  464 lectures    Autres textes du même auteur

Évocation de la maison familiale fermée après le décès de sa dernière occupante.


La glycine fanée



La maison familiale a fermé ses volets,
Le jardin défleuri laisse exhaler sa peine,
Il se rappelle encore une odeur très ancienne
Qui s'élevait jadis de souvenirs secrets.

Là, tout s'est endormi. Les sons se font discrets.
Une larme d'amour tombe d'une persienne,
Comme pour évoquer qu'il faut qu'on se souvienne
De ceux qui sont passés en de trop lourds regrets.

Le soleil n'ose plus inonder la façade ;
La glycine fanée en sa blanche cascade
Semble se recueillir en écoutant son sort.

Les tilleuls accablés pleurent sur la pelouse ;
Et le lierre enlaçant la pierre qu'il épouse
Tremble tout doucement en pensant à la mort.


 
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   Anonyme   
25/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour sentimentic ! J'ai adoré cette balade matinale et sentimentale dans le jardin défleuri d'une maison fermée pour cause de fin de vie ! Beaucoup de douceur et de nostalgie se dégagent d'un sonnet comme je n'en avais lu depuis longtemps... J'y suis d'autant plus sensible que je bénéficie moi-même d'une magnifique glycine blanche dans mon proche environnement... Merci pour cette lecture

   Garance   
25/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle poésie qui sait faire parler les pierres et revivre les souvenirs.

   cris   
25/6/2009
bjr
la forme classique paralyse ma lecture: la maison familiale, les larmes, la tombe, les persiennes, les regrets la glycine, les tilleuls, la mort . Nostalgie quand tu nous tiens!
J'aime beaucoup le lien entre cette écriture et le nom de l'auteur.

   Anonyme   
25/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très joli oui, j'aime beaucoup la chronologie passé/présent, ton présent a des allures de present perfect.

C'est doux, mélancolique ...

J'adore surtout les tercets, avec la personnification des plantes, une fin tout en délicatesse.

Je n'aime pas trop 'comme pour évoquer qu'il faut qu'on se souvienne' que je trouve maladroit à cause du 'qu'il faut qu'on' :s

Au plaisir !

   Sido   
25/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quel beau tableau, quelle belle image : une toile impressionniste, l'odeur en plus. La tournure classique va à ravir à la nostalgie
J'aime bien les trucs courts mais là, j'aurai bien lu encore un peu !

   colibam   
25/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un sonnet de belle tenue, fluide, musical, vernis de romantisme et de mélancolie.
Une végétation personnifiée qui retient son souffle, le pistil gonflé de peine.
Sans forcément déborder d'affection pour le romantisme, la lecture est plaisante et la technique maîtrisée.

   Anonyme   
25/6/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour sentimentic1. J'ai simplement adoré. Beaucoup d'amour se dégage de votre poème et de cette maison abandonnée...
Très joli tableau... qui me rappelle une maison. "Une larme d'amour tombe d'une persienne". Vraiment très très touchant... Je visualise cet endroit qui devait être accueillant, et beau comme un tableau.

   widjet   
25/6/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Assez d'accord avec tout ce qui est dit. C'est bien écrit, mélancolique et morose à souhait. Mis à part le De ceux qui sont passés en de trop lourds regrets que je trouve assez disgracieux (ou pas trop mélodieux), c'est un poème assez chouette que voilà.

W

   Anonyme   
25/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup cette manière de faire ressentir ces sentiments de regrets, mélancoliques au travers de ce poème.
Cette maison aux volets fermés, ce jardin qui n'est plus entretenu. Tout semble stagner ici ou semble s'éloigner de cette maison, jusqu'au soleil qui n'ose plus inonder la façade.

Assez touchant je dois dire.

   FredericBruls   
26/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un beau poème, mélancolique et tendre, à la manière de certaines oeuvres symbolistes. Je pense au poème de Verlaine Après trois ans où la description du paysage se teinte des humeurs du poète, tout en pastels et tons plaintifs. Très joli.

   pieralun   
26/6/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est beau, très joli plutôt et chargé d'émotions.
Votre poème m'a beaucoup, beaucoup plu et le vers
"Les tilleuls accablés pleurent sur la pelouse" est digne des plus beaux vers de nos plus grands poètes romantiques.
A la relecture (pour dire si j'aime), je regrette juste l'enchainement: "évoquer qu'il faut qu'on" (q-q-q), je ne sais plus quel poète disait qu'il fallait relire à très haute voix: il parlait du "gueuloir" je crois.

   Anonyme   
26/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Belle évocation d'une maison abandonnée, tout en finesse...
Très beau terçet final

Je n'aime pas trop "Le soleil n'ose plus inonder la façade", mais bon...

Petite remarque aussi : en versification classique, persienne compte pour 3 syllabes (per-si-enne, cfr le vers "Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes" dans les Poètes de sept Ans de Rimbaud)... Pour "ancienne", je pense aussi qu'on compte (3 syllabes) Mais j'ai un doute pour ce mot...

   Anonyme   
27/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup la douce nostalgie qui se dégage des deux tercets. Personnification de la nature qui reste seule à se souvenir.
Ce que j'aime moins, c'est la répétition un peu lourde des mots du souvenir dans les deux quatrains: se rappelle, souvenirs, on se souvienne.

Ce que j'apprécie c'est l'absence (voulue) de présence humaine. Très bien trouvée, la personnification de la maison au premier vers!

   sentimentic1   
29/6/2009
Merci à vous tous qui étes venus lire ce poéme. Je suis très touché par vos diverses appréciations qui sont toutes constructives, ce qui n'est pas toujours le cas ailleurs.
Je regrette simplement de ne pas pouvoir satisfaire tout le monde, vos remarques étant assez variées. Cependant, j'essaierai de faire mieux la prochaine fois. Promis !
Amitiés à tous

   Anonyme   
2/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Nous voici dans un monde quelque peu désert et en attente. Le lieu est encore habité bien que la vie humaine semble s'être retirée. Bonne puissance d'évocation. Merci de ce partage.

   clementine   
2/7/2009
Bonjour,
J'avais pas encore lu. Je découvre et je suis émue et touchée autant par la fluidité et la beauté qui émane de chaque vers que par le fond.
Cette maison inhabitée et si riche de souvenirs de personnes aimées résonne en moi et me parle des "miens". ( famille, souvenirs, maison construite par mon grand père lors de son arrivée en france et vendue depuis...)
Bref, joli poème très musical. MERCI.

   Marite   
3/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les commentaires d’hier m’ont amenée à lire ce poème. Je l’ai trouvé doux, triste sans être désespéré et avec de très belles images. Finalement cette forme poétique me semble parfaitement convenir à l’expression d’une gamme très variée de situations et de sentiments. Il reste que cela ne s’improvise pas je crois. Aussi, bravo à l’auteur.

   ClemDiMascio   
5/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir!
Le décor est planté avec précision dans le premier quatrain. J'aime bien l'allitération du "s"(au vers 4) qui me fait penser à un murmure et qui dépeint bien l'atmosphère calme et quiète de ce jardin.
Le 5eme vers est musical, avec encore une allitération en "s" qui nous fait entendre(si c'est possible) ses "sons si discrets".
Le vers 9 me paraît, en revanche, un peu convenu, mais s'inscrit bien dans ce cadre silencieux et naturel. Le vers 10 est vraiment magnifique. C'est ce genre de vers très ample, très racinien (oui je sais, rien à voir avec ce poème mais j'y pense alors je cite!) qui s'étire quand on le prononce et qui semble faire plus de 12 syllabes. Le vers 11 est à la hauteur du 10e et me rappelle le murmure du vers 5.
Un sonnet très délicat, très intimiste, à l'image du vers 13 superbe par ses sonorités (j'aime beaucoup lierre/pierre). C'est le vers que j'aurais voulu écrire!
Pour finir, belle personnification pour la pointe du sonnet, en même temps un peu attendue et, paradoxalement, surprenante!
J'ai dans l'ensemble beaucoup apprécié.
Merci beaucoup!

   Anonyme   
9/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un poème où l'émotion passe indéniablement. Une douce nostalgie émane de ces vers délicats ; j'aime particulièrement les deux tercets.
Seul petit bémol : la richesse des rimes (notamment volets / secrets).

   kobane   
16/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
je n'aime pas les fausses rimes peine et ancienne. J'aurais remplacé en écoutant son sort par en acceptant son sort

   NICOLE   
17/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Le soleil n'ose plus inonder la façade"...joli vraiment !
J'ai aimé, c'est mélancolique et musical à souhait.
Merci

   embellie   
23/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je trouve ce poème de toute beauté. Bien sûr, les puristes tatillons (j'ai lu tous les coms) ont forcément trouvé ici ou là un chouia de maladresse, mais faire du classique en suivant "à la lettre" les règles de la prosodie revient à se pencher sur un casse-tête chinois, occupation pas très poétique à mon sens. Ici, le poète a parfaitement traduit ce sentiment d'abandon et nous le fait partager d'une façon bouleversante. Merci à toi, Sentimentic1.

   Anonyme   
20/2/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Dans son ensemble le poème est très mélodieux, sauf cette phrase, qui sonne très mal à l'oreille" comme pour évoquer qu'il faut qu'on se souvienne", c'est vraiment laid. Voilà pour le petit côté négatif.

Mais finalement qui n'entache pas trop cet écrit, il serait juste à corriger, car tout le reste de ce texte est magnifique, l'impression ressentie me paraît très bien exprimée, la douleur est si forte, si profonde qu'elle s'étend à l'intérieur comme à l'extérieur, pour l'avoir vécue, je trouve ces mots d'une très grande justesse.

Dans mon appréciation je ne tiendrai pas compte de ce petit défaut qui peut aisément être gommé.


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