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Poésie libre
Sodapop : Le cœur robot
 Publié le 28/10/18  -  8 commentaires  -  873 caractères  -  114 lectures    Autres textes du même auteur

"Bientôt, semées sous votre peau, les puces feront partie de votre corps. Vous serez votre propre robot. Un autre monde est déjà au travail. Tout ce que la science est capable de faire, elle le fera. Un rêve de puissance nous emporte." Jean d'Ormesson


Le cœur robot



Toutes pièces visitées
Aux courants d’air de la blessure
Rouillent nos chairs aux éraflures
De nos corps vides et renversés

Au feu de tous les tintamarres
Par d’infinis automatismes
Nos sexes ouverts en cicatrices
D’un inframonde programmable

Nos circuits imprimés
Ont inversé le temps
Compte à rebours géométrisant
Les connecteurs de la pensée

Passerelles

Passerelles sous-jacentes
Aux encéphales de synthèse
Intelligence artificielle
Arachnéenne luxuriance

Quand les réseaux conducteurs
Aux nervures pétrifiantes
Broieront nos muscles dans l'étau
Ou tard inversés de nos sens

Dans un océan de limaille
Voyage aux confins du cerveau
Amnésie éjaculatoire
Dans les capteurs du cœur robot


 
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   lucilius   
14/10/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour,
En matière de science-fiction, je suis plutôt généralement tolérant, voire bienveillant.
Mais cette fois je trouve bien plus distrayant le film "Robocop" que votre version poétisée. Je n'arrive absolument pas jà m'immiscer dans votre univers et la lecture des strophes suivantes :
"Passerelles sous-jacentes
Aux encéphales de synthèses
Intelligence artificielle
Arachnéenne luxuriance

Quand les réseaux conducteurs
Aux nervures pétrifiantes
Broieront nos muscles dans l'étau
Ou tard inversés de nos sens

Dans un océan de limaille
Voyage aux confins du cerveau
Amnésie éjaculatoire
Dans les capteurs du cœur robot"

me sidère… Je me demande si j'ai perdu le mode d'emploi qui me permet de comprendre comment fonctionnent vos capteurs ou si, à mon tour, je suis frappé d' "amnésie éjaculatoire".

   INGOA   
15/10/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Je ne comprends pas grand chose à ce texte dont je ne possède malheureusement aucune clé de déchiffrement. Je comprends bien que la science avance de manière vertigineuse et qu'elle robotise à tout-va mais votre style d'écriture me rend hermétique à son intelligence.

   izabouille   
15/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est très beau, particulièrement la première strophe.
C'est assez flippant aussi... ça fait froid dans le dos cette vision de l'homme du futur qui sera fait de capteurs et de circuits imprimés.

J'ai un peu de mal avec ce mot "passerelle" qui se trouve tout seul au milieu, je ne comprends pas ce qu'il fait là mais ça n'enlève rien au fait que j'ai apprécié votre poésie.
Merci pour ce bon moment de lecture

   Donaldo75   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

On est bien loin de la vision des robots version Isaac Asimov. Et c'est tant mieux, ai-je envie de dire, parce qu'elle date un peu et n'est pas très poétique.

Ici, on est plus dans la poésie au décor industriel, où l'humain est contenu dans les restes de ses propres fabrications, outils, cadavres métalliques. Ce monde n'est plus organique, pas complètement mécanique, pas un hybride non plus.

"Nos circuits imprimés
Ont inversé le temps
Compte à rebours géométrisant
Les connecteurs de la pensée "

Ce quatrain, de par sa construction et l'usage du participe présent, reflète ce fatras entre avant, après, simplicité, désordre, au point qu'il faut le relire plusieurs fois pour lui trouver un sens qui contente nos propres neurones, notre vision du monde et de la poésie.

Bref, c'est réussi à mon goût mais pas forcément facile, en tant que poème.

Bravo !

Don

   Palrider   
28/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’aime, c’est bien écrit à mon goût, c’est un sujet déjà d’actualité, un groupe comme Google possede un département, qui dépense des milliards, pour la recherche de l’homme augmenté, la transcendance humaine dopée à l’IA...d’instinct, je trouve ça malsain...
Tout cela exprimé en poésie, réussi...

   PIZZICATO   
28/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Nul besoin d'être visionnaire ni féru de SF pour imaginer ce que pourra devenir le corps humain demain.
La science supplantera la médecine et les circuits imprimés se substitueront aux organes défaillants. L'humainformatique ? Why not.

Si je vous suis sur le fond, j'ai touvé la forme de valeur inégale.
Les strophes 1 et 3 sont intéressantes.

Par contre, la suite, avec ses " passerelles " informatiques, les " réseaux conducteurs aux nervures pétrifiantes ", '' amnésie éjaculatoire ", ne m'a pas intéressé.

" Broieront nos muscles dans l'étau
Ou tard inversés de nos sens " A mon avis le jeu de mot à l'enjambement ne donne pas beaucoup de sens à ces deux vers.

J'ai aimé moyennement.

   Beaufond   
28/10/2018
Difficile modernité ! Le vers, non régulier (à mon dam (surtout pour le thème) !), laisse souvent une impression gênante et joyeusement troublante : presque inhumaine, l'écriture a des odeurs de plastique brûlé : des Esseintes y trouverait peut-être source de rêve.
Ai-je le sentiment d'une originalité quelque peu provoquée malgré tout, forcée avant sa pleine intégration spirituelle chez le poète. Ce territoire me paraît ouvert à l'auteur ; il l'y peut explorer à l'envi (crois-je), et y découvrir les trésors nouveaux que nous ne dénicherions jamais par nous-mêmes.
Bonne chance à lui : la route paraît dure, et la hardiesse aventureuse n'est jamais reconnue avant des années.

   wancyrs   
29/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Sodapop,

L'écriture est intelligente, et l'intention bien rendue. Je suis néanmoins sceptique quant à l'hégémonie des machines ; le système actuel de choses sera renversé et l'homme nouveau établi. Néanmoins, la poésie c'est ça, rêver ; et vous le faites bien !

Merci pour le partage

Wan


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