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Poésie libre
Solal : Allée humaine
 Publié le 06/07/13  -  7 commentaires  -  466 caractères  -  170 lectures    Autres textes du même auteur

Petite déambulation urbaine.


Allée humaine



Dans les rues sinueuses d’une ville vieillissante,
Le souffle des siècles renvoie aux promeneurs
L’odeur des humeurs de la chair,
Du cycle de l’instant.

Dans le flux de mille visages arides,
Le silence impudique accompagne
La marche fébrile des esclaves,
Des hommes, des rois.

Cette énergie froide, qui érode l’asphalte,
Dessine aux pieds de l’étrange rêveur
L’usure d’un mot,
Solitude.


 
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   socque   
20/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ces quelques mots m'ont paru efficaces, allant droit à l'essentiel dans ce qu'ils décrivent. La conclusion est facile à mon goût, l'équation "ville, visages = solitude" ayant somme toute été mille fois déclinée, mais elle a le mérite ici d'une élégance sèche et sobre. Pas un mot de trop.

J'aime particulièrement la "ville vieillissante" aux "rues sinueuses" (dès le premier vers, tant est dit !), le flux de mille visages, l'énergie froide... chaque vers fait mouche, est expressif. Du fort beau travail à mes yeux.

   Ioledane   
24/6/2013
 a aimé ce texte 
Bien
De belles images pour tisser ce texte désabusé, aux strophes décroissantes, jusqu'à ce mot qui résume tout : solitude.

J'ai particulièrement apprécié "le souffle des siècles", "le silence impudique", "la marche fébrile des esclaves / Des hommes, des rois" (j'aurais juste mis une virgule après esclaves), "Cette énergie froide qui érode l'asphalte", et "L'usure d'un mot / Solitude".

Moins aimé "l'odeur des humeurs de la chair" et les "mille visages arides" (l'image ne me parle pas).

   Anonyme   
27/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
les promeneurs ne sont pas qu'une ombre floue, tu as su leur donner du relief, une émotion muette, une déambulation qui aurait pu être vindicative mais ici on est plutôt dans l'observation. chaque strophe est magnifique, j'aime vos vers à l'intonation à la fois douce et puissance, une ambiance d'une fausse tranquillité qui s'en dégage de ce poème.
l'écriture est fluide et la ponctuation est bien placée.
mais je pense qu'il aurait été bien de poser un double-point sur ce passage:
"L'usure d'un mot:
Solitude"

   Leo   
30/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Joli texte, à la structure élaborée. Il y a une véritable intention, à la fois dans cette construction descendante, au rythme dégressif, et dans le choix des mots, dont l'apparente banalité cache cette solitude, qu'on devine au fil des mots et qui explose à la fin. J'aime beaucoup l'association de la solitude et de l'usure, rapprochement pondéré par le "mot". Ce rapprochement ouvre un imaginaire à la fois lourd et riche : la solitude use l'âme humaine, mais n'est-elle qu'un mot ? Ou autre chose, peut-être un rêve ?

   Rathur   
6/7/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
En quelques mots, une atmosphère, un lieu et de profonds sentiments. Belle économie de moyens pour une belle sensibilité. La tristesse affleure mais n'est ce pas avec elle que tout être compose ?

   brabant   
6/7/2013
Bonjour Solal,


Excusez-moi de n'avoir pas été happé par le souffle des siècles des rues sinueuses de cette ville vieillissante, marée de visages. Sans doute la faute en incombe-t-elle à l'asphalte, trop datée McAdam, peu compatible avec par exemple Henri Iv qui emprunta en son temps les rues boueuses de sa bonne ville pour une étreinte mortelle, je ne crois pas que les rues sinueuses soient encore l'allée des rois aujourd'hui ; en revanche pour qui est de l'allée humaine la dernière strophe me semble des plus adéquates.

Une magie qui n'a donc pas tout à fait opéré pour moi, trop disparate bien qu'ayant tenu compte du dédale des rues. Je n'évalue pas pour ne pas briser la belle dynamique des évaluations :)

   Elmousikas   
10/7/2013
Commentaire modéré

   Camlai   
8/1/2016
"Dans les plis sinueux des vieilles capitales" disait Baudelaire.
Cela ne te suffisait pas ? On sent l'inspiration et elle ne peut être qu'excellente.


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