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Poésie en prose
STEPHANIE90 : Soupirail épistolaire
 Publié le 04/08/19  -  14 commentaires  -  2114 caractères  -  188 lectures    Autres textes du même auteur

Écrits sous la forme d'une lettre dans un journal intime, le courrier que n’écrira jamais une femme aux prises d’un pervers narcissique ; néanmoins : l’attrait d’une possible rencontre ne vit que de l’espoir de nos inspirations cachées...


Soupirail épistolaire



Un aujourd’hui en paillettes de diamant.


À vous très Cher,

Avons-nous rêvé tous deux à une aube incandescente ? Quand dans la pénombre, nos pupilles se dévoilent, dans l’esquisse aiguisée de l’orbe qui pénètre sous l’écorce des chairs. Oh ! Délicieux frissons...

Et pique en plein cœur mon âme morne et vagabonde à chacun de nos croisements. L’auréole sublimée aux parfums affolants caresse d’un sursaut nos peaux oxygénées qui s’enflamment à mes braises au repos illusoire.
Mais faut-il combattre toutes nos vaines chimères et laisser chanceler ces quelques impulsions cachées ? Ouvrons à la volée l’oriel de nos sens en éveil, où le corps s’alanguit à des pensées primaires.
Devrions-nous rejeter le songe d’un acte manqué où vibre, chaste, la vision d’une aurore boréale qui rougeoie feu follet dans mes nuits... aux mille pas cadencés de la transe organique de mon cœur qui bat la chamade en détournant les yeux ?
Que restent là, gravés, les souvenirs fugaces... d’un plaisir déposant juste quelques sillons immuables, en mon cœur qui bouillonne d’une union irréelle même pas consumée.
Car dans ces nuits d’onyx de ma cage de glace, des miradors inter-net surveillent en gardiens invisibles ; cristallisant l’espoir d’une envolée qui ne serait que... funeste.
Le zénith est à son apogée et je dépose ma plume, dans la « Chevelure de Bérénice » dans l’attente d’un demain, où nos joutes muettes d'un regard se croisent. Pourrais-je prendre un jour d’autres détours si la magie Mandragore éclaire enfin un « notre » chemin ?

Sous la flèche tentante de Cupidon, que cache le couchant de vos vibrantes œillades ? Car l’ivresse n’a peut-être que le goût suave de l’illusion ; celui d’un instant de grâce qui passe et vous, juste à peine... effleuré.

Votre Soupirante silencieuse


_____________________________________
Texte publié avec deux mots protégés par PTS.


 
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   Eclaircie   
5/8/2019
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour,

Je n'ai pas du tout apprécié cette prose, qui à mes yeux souffre de trop de maniérismes, trop de termes se voulant poétiques.
Ni le fond ni la forme n'ont retenu mon attention, n'ont provoqué ce déclic qui m'attache à ma lecture, désolée.


Cependant, le titre me plait énormément.

Édit le 0508,
Estimant que mon com est un peu court, je viens l'étoffer un peu.
L'exergue a influencée ma lecture, je ne vois pas vraiment le rapport entre ce "pervers narcissique" et la teneur du texte. La mythologie ?
Pas vraiment à mon sens, puisque le texte est plutôt céleste.
Je reconnais le travail sur le vocabulaire, mais comme je le précise dans mon premier commentaire, je trouve qu'il en fait trop.
La sensualité dégagée est, à mes yeux trop diluée dans de nombreux adjectifs et dans un vocabulaire trop "de circonstance".
L'en tête (À vous très Cher) et la signature n'incitent pas le lecteur à s'immiscer dans cette réflexion sur une relation possible.

Éclaircie

   Gabrielle   
15/7/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
La signature de la lettre renvoie à l'état d'esprit dans lequel se trouve la belle, à moitié conquise.

Le lecteur peut lire, au fil des mots, que l'idylle n'aura pas lieur mais que la belle se prête au jeu de la rêverie avec pugnacité.

En remerciant l'auteur(e) de sa justesse d'écriture qui renvoie si bien à la notion d'abandon à ce que pourrait être l'ivresse d'une idylle.

Bien à vous.

   Robot   
4/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je trouve que la narration en prose, art difficile en poésie, est plutôt réussie sur un sujet romantique qui évite les niaiseries du genre.

Beaucoup d'images et de détours pour nous faire ressentir les hésitations.

Par contre, je trouve que l'entrée est gâchée par le hiatus "tous deux à une" qui aurait aisément pu être évité: Avons-nous rêvé tous deux d' une aube...

   Corto   
4/8/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Je cherche, je cherche mais ne trouve pas: je ne vois aucun intérêt à ce texte.

"L’auréole sublimée aux parfums affolants caresse d’un sursaut nos peaux oxygénées": Diable !

"la vision d’une aurore boréale qui rougeoie feu follet dans mes nuits... aux mille pas cadencés de la transe organique de mon cœur": Alerte !

L'utilisation de formules alambiquées, suffisamment pour perdre et le sens et l'attrait me déconcerte beaucoup.

Je retiens avec soulagement cet extrait de l'exergue: "le courrier que n'écrira jamais une femme..."

Dommage.

   natile   
4/8/2019
 a aimé ce texte 
Pas
la dernière phrase est la seule qui a attiré mon attention par la simplicité de l'intention à l'être aimé. le reste s'emballe dans des tournures trop abstraites . je ne sais pas si j'aimerais avoir une telle déclaration et surtout être à la hauteur pour y répondre

   PIZZICATO   
4/8/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je n'ai pas réussi à suivre ces fantasmes " épistolaires " affublés d'une écriture alambiquée dont je n'ai pas décelé l'utilité.
" Ouvrons à la volée l’oriel de nos sens en éveil " Surprenant.
" Le zénith est à son apogée " pléonasme ?

La dernière phrase, où la poésie est présente, est le seul passage que j'ai apprécié.

Désolé pour cette fois.

   senglar   
4/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour STEPHANIE90,


Ah ! C'est compliqué une Soupirante au soupirail... et ça aime les jeux dangereux ; ça s'appelle jouer avec le feu ça.

J'ai appris "oriel" et "Chevelure de Bérénice" (visible des deux hémisphères, je me dis que cela doit faire sens quelque part du côté du pervers narcissique qui aurait possiblement deux faces - ? - - Tu m'expliqueras Stéphanie - car l'auteure semble vouloir se jouer ici de ce personnage).

L'héroïne semble vouloir prendre du bonheur avec celui qui cependant, trop imbu de lui-même, n'en donne pas... "prendre son pied" en quelque sorte avec quelqu'un qui prend sans donner.

Le ton est hiératique, le style et les images sont relevées, on est pour de vrai et de bon dans les "paillettes de diamant" et on se dit qu'il faut de la culture pour s'immiscer dans ce poème en prose aux mille perles et brillances.

Si l'héroïne "bouillonne" l'union (irréelle) n'est même pas "consumée"
S'il y a un "instant de grâce" pour elle, pour lui cela demeure "juste à peine... effleuré" comme pour tout bon pervers narcissique qui se respecte.

Je souhaite pour conclure à ce pervers hypothétique (parce qu'encore dans les étoiles. La Chevelure de Bérénice ?) que sa "Soupirante silencieuse" ne le trouve pas au bout de la nuit car c'est elle qui ordonne à la "magie Mandragore" et en deux torsions de poignets elle peut casser les reins à cet homoncule racine pour indiquer le ""notre" chemin" :
Par là bonhomme... et file droit !

Mais c'est presque du Vaudou ça.

Me barre moi Stéphanie... Tu me fais peur là !


Senglar
Terrorisé

Je note avec soulagement après avoir pris connaissance des autres com. (Merci Corto) que le courrier/courriel ne sera pas envoyé. Merci Postier Merci le Ciel. Lol

   Davide   
4/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Stéphanie,

Il faut savoir lire entre les mots - je dirai même, il faut savoir lire les silences - pour que ce poème "épistolaire" nous révèle ses secrets.

Le rêve - le fantasme - devient la seule porte de sortie à cette femme prisonnière "de [sa] cage de glace", épiée par d'invisibles "gardiens invisibles" (jolie personnification des miradors !) comme autant de facettes de cet homme qui la détruit, qu'elle déteste, mais... qu'elle aime aussi !

Si la narratrice, l'âme "morne et vagabonde", se consume dans la peur d'une "transe organique de [son] cœur qui bat la chamade en détournant les yeux ?", c'est qu'elle est consciente de sa souffrance et qu'elle cherche une issue, mais elle sait que "l’espoir d’une envolée (...) ne serait que... funeste."
Alors, que penser de ce "plaisir déposant juste quelques sillons immuables, en [son] cœur" ?
Et de cet espoir d'un « notre » chemin ?
Encore un rêve ? Toujours des rêves ! Mais elle peut rêver, oui, elle en a le droit, il ne lui a pas interdit ; enfin... pas encore !

J'ai beaucoup aimé l'image : "Le zénith est à son apogée", un pléonasme parlant qui me rappelle cette phrase d'un rappeur : "il y a le feu à l'incendie".

D'une justesse désarmante, ces confessions d'une femme déchirée sont... déchirantes de beauté !

C'est - tristement - sublime !

Merci du partage,

Davide

   papipoete   
4/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonsoir STEPHANIE
" soupirail " épistolaire, ou comment dire à celui qu'on aime, que l'attente n'a que trop duré, et l'objet de ces tendres tourments ne semble lui, ne pas vouloir succomber à la tentation...
NB je lis une déclaration tout feu tout flamme, dont le vocabulaire ne me semble pas approprié à la prose ; en effet, je le trouve beaucoup trop flamboyant, non pas que cette forme poétique doive s'accommoder de prosaïsme, mais je réserverais ces vers 4 étoiles à un sonnet, une gérardine au classique précieux !
L'auteure nous montre toute son éloquence, mais ici la barre du langage me semble placée trop haut !
Mais c'est, je le répète, très bien écrit !

   wancyrs   
5/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Stéphanie,

Le titre déjà préparait à ce qui a suivi ; un langage à la hauteur de l'idylle impossible pour ces deux personnes... Je suis quelqu'un qui prend des risques dans l'écriture, et je respecte énormément ceux qui en font autant. Pour moi, écrire un texte inaccessible à la multitude est comme de faire le saut de l'ange, ou même de peindre un tableau abstrait que seuls quelques connaisseurs sont capables d'apprécier.
Il y a un charme qui se dégage du phrasé, une envolée qui n'est connue que des âmes qui se laissent séduire par les beautés fatales. Et ce que j'aime le plus, c'est cette dignité qui ressort du refus de partager cette lettre d'aveu ; un peu comme de dire : tu me plais, mais je ne me jetterai pas à tes pieds au risque de me faire humilier !

Merci stéphanie pour avoir eu le courage de proposer un tel texte ! Certains aimeront, d'autres pas, mais la valeur d'un texte ne peut se juger sur des émotions qui varient d'une personne à l'autre.

Wan

   STEPHANIE90   
5/8/2019

   Vincente   
5/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Le positionnement est très original. L'introduction en exergue présente un abord ardu, l'exercice se présente au lecteur dans toute l'improbabilité de sa cérébralité.

De fait, la mise en situation "poétique" va révéler un cheminement intellectuel que la poésie peut (pourrait ?...) maîtriser. Pour ma part, j'aurai difficulté à m'y frayer une compréhension, et une adhésion. Si la richesse potentielle de l'entreprise "épistolaire" peine à convaincre, je pense que plusieurs plans se sont "percutés" de façon discordante.

Le phrasé est précieux, il semble que l'on soit au Grand Siècle, dans la relation naissante entre deux élégants et "chastes" amants de quelque salon mondain.
L'emphase se prête bien à l'expression du débordement sentimental, mais elle en complique sensiblement l'évocation ; je me suis perdu en déchiffrage. L'évocation, abondante et ardemment imagée, se piège dans ses circonvolutions.
Car à l'ambition littéraire, déjà bien audacieuse, s'est adjoint une problématique psychologique complexe ; celle qui s'établit autour d'un pervers narcissique (d'ailleurs elle n'a été identifié qu'assez récemment). Si bien, par exemple, que j'ai été un peu "choqué" par l'expression " des miradors inter-net" hors du champ lexical.

J'ai été séduit par le jeu cérébral, exercice singulier et appréhension complexe, très sensible, je dirais presque "d'un auteur amoureux de son sujet" (littéraire et sentimental…), mais peu convaincu par son cheminement, fond et forme. Dommage j'aurai aimé saluer sans réserve l'audace.

   Pouet   
5/8/2019
Bonjour,

Au tout début, je n'ai pas bien saisi la place de "Un aujourd’hui en paillettes de diamant." Cela reste en dehors de la lettre, ce n'est pas la présentation du texte, ce n'est pas le titre non plus... Bref, je n'ai pô compris sa place ni son rôle. Bon c'est un détail hein.

Sinon, je vous l'avoue bien sincèrement et j'espère que vous ne le prendrez pas mal, mais je n'ai pas trop adhéré au ton de la lettre. Non à son fond (qu'on entrevoit surtout grâce à la présentation du texte), mais bien à sa forme. Il y a (pour moi), au-delà d'une certaine emphase ou d'une emphase certaine- trop de termes recherchés, de mots un peu "savants" pour le lecteur que je suis et qui ne l'est pas (savant, pas lecteur)

Par exemple, je dois aller rechercher "orbe" et "oriel", ce n'est pas forcément gênant en soi, au contraire ça instruit... :) Mais bon l'ensemble me laisse sur une impression de "sur-jeu", de "trop maquillé", d'artifi-ciel.

Je crois que j'aurais apprécié plus de "simplicité" dans l'évocation, ce qui aurait -à mon sens- renforcé le propos en lui donnant le poids, le coup ou "coup de poing" qu'il mérite.

Ensuite, je trouve qu'il y a beaucoup d'adjectifs qualificatifs, que cela "montre" trop, alors qu'à mon avis, le caché, l'épuré dévoile parfois plus que le démonstratif.

Dernier détail: le zénith n'est-il pas toujours par définition à son apogée? (Pouet qui veut faire son malin mais qui n'est pas si sûr de lui que ça...)

Voilà, l'écriture est certes belle et très imagée, on suppose l'ironie voilant un message fort, mais je ne suis pas réellement parvenu à entrer dans cette lettre, j'aurais aimé lire du plus "direct".
Peut-être aussi -très certainement même- une question de moment, de disposition d'esprit...


Bien à vous.

   solo974   
8/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour STEPHANIE90,
J'ai beaucoup aimé votre titre, très original.
Sensible au thème de la perversité narcissique, j'ai également apprécié les phrases interrogatives, qui témoignent à elles seules du mal-être de la narratrice.
La tristesse inhérence à cette relation toxique est par ailleurs mise en relief grâce à un champ lexical développé : "Soupirail", bien sûr, mais aussi "pénombre", "morne", "affolants", "vaines", "chanceler", "rejeter", "cage", "miradors", "gardiens", "funestes", "joutes", "illusion".
Un texte dérangeant, certes, mais qui m'a personnellement beaucoup plu.
Bien à vous et à vous relire.


Oniris Copyright © 2007-2019