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Poésie libre
suzan : J'aime
 Publié le 07/04/19  -  14 commentaires  -  1065 caractères  -  205 lectures    Autres textes du même auteur

Une journée d'été, le souvenir de sensations...


J'aime



J'aime aller sur la plage
dans la lumière matinale,
marcher sur le sable alourdi
de mes pensées endormies
puis la brûlure du ciel
et la chaleur du vent,
avant de plonger dans l'océan
dont le bleu me guérit.

J'aime les soirées frissonnantes
près des vagues écumantes
dont les nuées atomisent
la lourde moiteur d'été
puis le soleil couchant
coiffant d'or le feuillage,
le froufrou d'ailes de pigeons
le cri des mouettes qui s'enfuient.

J'aime enfin, quand tout se calme,
comme en suspens, un sursis,
une caresse du jour qui finit,
que tout s'estompe, se feutre et pâlit
et se prépare à glisser dans la nuit.

Mais j'aime aussi la nuit
qui s'éveille, bouge et divertit
toute vibrante des tamtams de la vie,
dansante aux rythmes des sambas.
Habillée de lampions
ou clignotantes de néons,
la nuit magique
qui purge des excès du jour,
dérive flamboyante et vivante
du monde dans sa folie.


 
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   Corto   
13/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle mise en scène des sensations vécues en bord de mer, de jour comme de nuit.

La première strophe crée bien l'ambiance avec "J'aime aller sur la plage dans la lumière matinale". Oui le petit jour sur une plage déserte est un moment privilégié de communion avec la nature immense surtout pour "marcher sur le sable alourdi de mes pensées endormies".

La journée est souvent moins calme mais viennent "les soirées frissonnantes près des vagues écumantes" et l'on savoure alors "quand tout se calme, comme en suspens, un sursis".

On sent clairement que les plus beaux moments sont ces interstices entre le silence et la fureur du bruit.

Et si le soir même avec tant de tamtams on apprécie "la nuit magique
qui purge des excès du jour".

Voici un poème fin et bien écrit avec des expressions parlantes et sans détour.

Bravo.

   INGOA   
16/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Juste un bémol : le froufrou d'ailes de pigeons associé aux cris des mouettes qui s'enfuient, près des vagues écumantes. Quelle est donc cette race de pigeon des mers froufroutant au-dessus des vagues ?

Sans cette incohérence, le texte me plaisait plutôt bien.

   Gabrielle   
19/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des sensations nouvelles exprimées par l'auteur(e) dans cette narration.

Le thème abordé dans ce texte est la délivrance face à l'aliénation de ce monde due à sa" folie" (chute).

Merci à l'auteur(e) qui propose au lecteur une voie possible vers l'apaisement face à sa condition.

Au plaisir de vous lire.

   papipoete   
7/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour suzan ( madame ou monsieur ? )
J'aime, j'aime vivre le jour près de l'océan qui bruit , m'y tremper avec joie ; j'aime aussi le regarder qui faiblit et s'apprête à passer une bonne nuit, et le calme du rivage qui s'engourdit . Mais j'aime aussi la nuit quand elle s'éveille, allumant ses lampions où brille le regard du monde dans sa folie...
NB l'auteur prend la vie comme elle vient, s'accommode de la chaleur, s'arrange avec les nuées d'embruns, ne s'habitue pas à ce qui lui semble beau, et danse avec le peuple de la nuit...
Le rythme des sambas me fait penser à un pays lointain, non pas les Kerguelen... mais plutôt là où le soleil bien que couché, reste chaud comme le four d'un boulanger ?
L'avant-dernière strophe est celle que je préfère, dans cette peinture aux couleurs tranquilles .

   Vincente   
7/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Il faut se laisser aller dans le regard de l'auteur, dans une rêverie nourrie de nostalgie et de contemplation, ne pas offrir de résistance pour apprécier le cheminement agréable de cette poésie. Sinon on risque fort d'être dérangé par une relative langueur, une facilité dans le choix des images, une "mollesse" du propos. Je dois reconnaître qu'il m'a fallu faire un petit effort pour me "laisser aller dans l'écoute" tout en conservant une réceptivité.

J'ai bien aimé dans la promenade sur la plage le double sens qu'offre ces deux vers : "marcher sur le sable alourdi / de mes pensées endormies" ainsi ce celui un peu contradictoire de "puis le soleil couchant / coiffant d'or le feuillage," (couché et coiffé d'un même geste, c'est original !). Bon les pigeons qui partagent avec les mouettes la plage, un peu bizarre, non ? A moins que l'on soit comme on pourrait le deviner sur la coursive d'une plage d’Amérique latine comme cela semble suggéré.

Le dernier paragraphe qui nous invite à cette double translation de la plage à la ville et du jour à la nuit m'a paru très intéressante, bien que banale dans son traitement. Il me semblerait pertinent d'ailleurs de construire l'évocation autour de cet abord, d'en affirmer une volonté un peu plus tenue dans son écoulement.
L'avant-dernière strophe, qui est un poème à elle toute seule est ma préférée, avec sa belle coulée et ses images qui "glissent" vers la nuit.

   Lebarde   
7/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belle description d’une journée complète en bord de mer, de l’aurore calme et apaisante jusqu’a la soirée animée sous les lampions qui prolonge une journée ordinaire d’été rafraîchie par un plongeon dans l’ocean.
Belles images délicatement rendues avec des mots simples.

J’en temoigne, les pigeons côtoient bien les mouettes et les goélands sur l’estran. Ils cherchent quelques vers dans le sables et survolent fréquemment les vagues en groupe produisant un souffle froufroutant: bien observé Suzan, les critiques sur ce point ne sont pas fondées.

La lecture du poème est coulée et agréable même si je préfère un versification plus ordonnée, mais nous sommes en poésie libre alors!

   PIZZICATO   
7/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Avec des images fort agréables, vous nous faites partager une belle journée, sur une plage au bord de l'océan, jusqu'à la tombée de la nuit.

" le sable alourdi
de mes pensées endormies ".
Puis vient le tableau de la nuit, la nuit " dansante aux rythmes des sambas ".

Une poésie pleine de charme.

   Donaldo75   
7/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Suzan,

Moi, j'aime beaucoup ce poème qui montre que la forme libre sait ouvrir nos sentiments aux autres sans exclure le lecteur. Parce que commencer à la première personne du singulier, ce n'est pas aisé, surtout pour le lecteur qui n'a pas toujours envie que l'auteure parle d'elle et ne lui parle pas forcément à lui.

Ici, tu m'as parlé, je te connais peut-être mieux ou en tout cas je t'imagine mieux. Et les images véhiculées dans ce poème sont autant d'ambassadrices de cette poésie.

"J'aime les soirées frissonnantes
près des vagues écumantes
dont les nuées atomisent
la lourde moiteur d'été"

C'est ça la poésie, pour moi, lecteur passionné.

Merci.

Bravo !

Donaldo

   hersen   
7/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Suzan,

un poème qui trouve un très grand écho dans ma lecture, j'aime qu'on donne au jour sa place au soleil et à la nuit son droit aux étoiles. je suis fan des deux !

je trouve dans ce poème l'essentiel, ce qui juste devrait retenir notre attention, soutenir nos émotions.

Bon. je sais que ce n'est pas possible tout à fait. mais c'est ce que j'aime ici, libre dans la forme et dans le fond.

un gros plus pour "la nuit qui s'éveille"

   senglar   
7/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Suzan,,


Un poème qui aime vint-quatre heures sur vingt-quatre et avec lequel j'ai aimé communier sans en perdre une seconde, délicat au matin, délicat le soir, délicat aux crépuscules et délicat la nuit. Un monde généré qui vit et au bout de la nuit se régénère avec soi sans faillir un instant à son pouvoir de séduction.

L'auteure peut-elle donner l'adresse de cette destination ?

"Chez Suzan"

- Bien sûr ! J'aurais dû m'en douter :)


senglar

   Davide   
7/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour suzan,

Il y a de belles images dans ce poème simple et si doux.
J'ai bien aimé "les nuées atomisent / la lourde moiteur d'été" ou encore "la nuit magique / qui purge des excès du jour."
L'avant-dernière strophe est superbe.

J'aurais quelques réserves, mais juste des détails :
- En ce qui concerne "le froufrou d'ailes de pigeons", je l'aurais mieux imaginé avec un grand oiseau, comme un goéland ou un albatros, avec ce battement d'ailes au son si caractéristique lorsqu'il s'envole.
- Puis, le rapprochement entre les "tamtams" (instruments d'Afrique) et la samba (musique brésilienne) me paraît un peu hasardeux, même pour une jolie métaphore comme celle-ci.

Un beau poème, soigné et délicieusement rythmé.
Une lecture fort agréable. Merci !

Davide

   STEPHANIE90   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour suzan,

vous nous proposez une charmante balade au bord de l'océan. Image de carte postale, souvenirs de vacance et de moments de vie agréable ; l'émotion face aux choses simples de la vie.

J'ai passé un bon moment à cette lecture, merci !

StéphaNIe

   FANTIN   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La nature et la ville, trépidante la nuit des "tamtams de la vie" (superbe formule): un beau programme pour "guérir" de toutes les blessures.
J'aime les contrastes de votre poème qui respire la liberté dans le fond et dans la forme, et la façon simple et tonique dont vous aimez la vie.

   Aconcagua   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Le rythme du poème est une belle réussite.
Les images sont simples et fluides, elles pourraient cependant être un peu plus décalées.
La dernière strophe vient clore avec bonheur une progression bien construite.
Merci


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