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Poésie libre
taha : Romantica
 Publié le 14/05/19  -  19 commentaires  -  2831 caractères  -  231 lectures    Autres textes du même auteur

Paroles pour une chanson d’amour.


Romantica



Ah ! les premières fleurs, qu’elles sont parfumées !

Paul Verlaine



… Je baignerais encore
Dans les eaux de décembre,
En ce qu’elles ont pris
Des embruns, de tes yeux,

Ce bleu, vague regret,
Vagues lisérées d’ambre,
Ces vapeurs tout de frais
Et blanches de rosée.

Neigeuses des matins
Qui habitent mon cœur,
Comme le monde si beau
A chanté par ta voix,

Quand assis, côte à côte,
Dans ce train de banlieue,
Ma compagne d’hiver,
Tu m’as touché la main.

Je me souviens encore
De ce parler tout bas,
Dans les plis de mohair,
Par ta peau, échaudés ;

Tandis que sous l’ajour
Des floraisons éteintes,
J’affleurais la tendresse
Des mots tant espérés…

Éperdu, chavirant
Aux chants de ton haleine,
Soupirantes berceuses,
Oh ! Comment oublier…

Comme dans ces jours froids
Le temps était d’amour
Et comme chaque feuillée
Était nid de romance…

Mon Dieu comme il est court
Et passager le temps,
Où la poitrine de l’homme
Bat du cœur de l’enfant.

***

Jamais je n’ai quitté
Ce train de mon jeune âge
Et la mer qui défile
Et la glace embuée,

Et tes yeux, fleurs de brume,
Mon plus beau paysage
Et les rails qui s’effacent
Après s’être croisés.

Je n’ai pas vu passer
Les années ; ni les heures
Glisser hors du cadran
Dès qu’elles ont tourné.

Je n’ai plus rien rêvé
Ni rien aimé depuis,
Que ta voix ou tes yeux
N’y soient un peu mêlés.

Non, rien que ton regard
N’y ait un peu versé,
De la mer apaisée,
Ce vert qui se retient ;

Ni la bleue primevère,
Ni le radieux sourire
Des matins qui s’étirent
Sous les soleils d’or… rien,

Que le coin de tes lèvres,
De son pli délicat,
N’y ait un peu servi
De l’heur du temps chéri.

***

Jamais je n’ai quitté
Ce wagon du vieux temps
Et les fanaux tremblant
Sur ces quais de toujours

Illuminent encore
Le marbre froid des bancs
Et la ronce transie
De la bougainvillée ;

Et mon cœur amoureux
Ne cesse de s’enivrer,
Quand arrive l’hiver
Aux pâles cueillaisons,

Des airs du temps passé,
Ces dormantes musiques,
Aux notes langoureuses
De la mélancolie.


 
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   Corto   
20/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici une belle ballade amoureuse.
Mais il y a un truc.

L'auteur nous décrit en réalité un tableau figé, même si c'est l'amour qui le fige. Ce qui crée un certain malaise car on se demande où est passée la vie, la vraie.
"Jamais je n’ai quitté Ce train de mon jeune âge" semble confirmer cette impression.

Pour autant les formules sont évocatrices, riches et joliment tournées comme "Et tes yeux, fleurs de brume, Mon plus beau paysage" ou encore "Ma compagne d’hiver, Tu m’as touché la main".

On est ici comme dans un rêve d'amour infini, sans écueil ni regret. Autant dire dans un rêve qui n'existe guère.

Mais qui a dit qu'un poète ne devait pas rêver ?

   Donaldo75   
26/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

J’ai beaucoup aimé ce poème. Il a du souffle, du lyrisme, ce que j’attends d’une poésie surtout quand elle est déclinée en chanson d’amour.

« …Je baignerais encore
Dans les eaux de décembre,
En ce qu’elles ont pris
Des embruns, de tes yeux, »

Ce quatrain d’ouverture montre le rythme imprimé à cette poésie, tout en conservant l’imagerie propre à l’amour - peut-être un reste de notre passé marin avant que nous ne devenions terrestres – et les couleurs d’un tableau impressionniste.

Tout le reste du poème conserve cette forme, réussit le tour de force de marier la douceur du vocable avec le rythme et le souffle de la poésie.

« Jamais je n’ai quitté
Ce train de mon jeune âge
Et la mer qui défile
Et la glace embuée, »

Ce quatrain d’ouverture de la seconde partie introduit la nostalgie ; je me suis demandé si ce n’était pas un peu long pour une chanson – c’est quand même du n’importe quoi cette question, comme si je m’étais laissé influencer par les formats courts déroulés en boucle sur les ondes hertziennes, moi qui n’écoute pas de musique à la radio – puis me suis ravisé parce que justement c’est ce qui rend une chanson si belle, son texte tout simplement.

« Des airs du temps passé,
Ces dormantes musiques,
Aux notes langoureuses
De la mélancolie. »

Le lecteur que je suis ne pouvait rêver meilleure fin. Elle est nostalgique, douce, inspirée. Le thème reste bien ancrée dans la lecture, entre amour et nostalgie.

Bravo !

Donald

   bipol   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour

j'ai adoré votre petite musique

ces mots comme des notes nostalgiques sur un piano de brume

quel bonheur ce palpitement de votre cœur

ce film ancien si beau sous nos yeux aimants

merci votre poésie est magnifique

   Queribus   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Une remarque me semble s'imposer d'entrée: votre texte est beaucoup trop long notamment pour une chanson (le titre m'a fait penser par ailleurs à la chanson de Dalida: Romantica). Ceci dit, on y trouve de très belles images sur le temps qui fuit et la nostalgie avec des images réalistes: "Quand assis, côte à côte..." et souvent plus abstraites avec même des pointes de préciosité:"Tandis que sous l'ajour...", "je me souviens encore...". Par contre, j'ai tout particulièrement apprécié les strophes qui disent: "Mon Dieu comme il est court...", "Jamais je n'ai quitté..."Je n'ai pas vu passer...".

En résumé, un très bon texte mais un peu long (Excusez-moi:j'en suis resté à l'école Aznavour en ce qui concerne les thèmes abordés)

Bien à vous.

   papipoete   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour taha
Je me souviens de ce premier moment entre nous ; c'était hier, quelques hivers où il fit soudain si chaud dans mon coeur !
Notre romance vit le jour dans ce train, et chaque jour qui passe, je me revois assis tout près de toi...
D'une si douce mélancolie, tout mon être se remplit quand tu es loin de moi ; je t'aime...
NB bien sûr que déclarer à sa mie, tout ce qu'elle inspire, tout ce qui fait que l'on est deux pour la vie, ne peut tenir en quelques lignes ! aussi, entame-t-on la lecture de votre poème avec circonspection ; ira-t-on jusqu'à l'ultime vers ? OUI !
C'est si joli, c'est trop touchant au point que ma plume en est jalouse !
Trop de pépites pour les citer toutes !

   Cristale   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Lire Taha, c'est comme essayer de cueillir la poussière d'étoile qui vous file entre les doigts pareil à des paillettes d'or et d'argent parsemant l'écrin noir du firmament.

Ce poème, je l'ai lu en suivant un rayon de lune qui m'attirait vers sa lumière cristalline, j'ai goûté tout le prisme de "ce bleu" des "embruns" des "vagues" des "vapeurs" "blanches de rosée" "neigeuses des matins" "les plis de mohair" "l'ajour des floraisons éteintes" "tes yeux fleurs de brume" Ce vert qui se retient" ;

"Ni la bleue primevère,
Ni le radieux sourire
Des matins qui s’étirent
Sous les soleils d’or… rien,"

...et la musique danse, sur ses notes hexasyllabiques, pareille à des choeurs célestes "a chanté par ta voix" "de ce parler tout bas" "de mots tant espérés" "Aux chants de ton haleine," "Soupirantes berceuses," et j'en passe.

...et le voyage nous emmène vers le songe et le "train", et la "mer", et la "vitre embuée" et les "yeux" en "plus beau paysage"...

...le poème s'étire doucement vers les sentiers de la mélancolie où le temps ralentit comme neige qui fond laissant la terre nue sous son soleil d'hiver.

Evanescent, éthéré, d'une finesse à effleurer du bout des yeux, ce poème-chanson est un bijou.

Merci Taha.

Cristale

   Vincente   
25/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème est très touchant par son façonnage mélancolique nourri de nostalgie. Que ce soit par la sincérité qui s'y exprime ou par la poésie généreuse qui s'y ambitionne, il tente de servir, pourrai-je dire grandir, les moments d'exception qui s'accrochent vaillamment à sa mémoire. Moments où l'amour se découvre, impromptu, improbable, ...immuable comme le chante passionnément cette belle strophe :
"Jamais je n’ai quitté
Ce wagon du vieux temps
Et les fanaux tremblant
Sur ces quais de toujours"

Il y en d'autres très réussies, par exemple ma préférée :
"Mon Dieu comme il est court
Et passager le temps,
Où la poitrine de l’homme
Bat du cœur de l’enfant."

Mais l'ensemble est très inégal dans la qualité de l'expression. Certaines butent sur une syntaxe hasardeuse ("En ce qu’elles ont pris / Des embruns, de tes yeux, / Ce bleu, vague regret," ou "Quand assis, côte à côte, / Dans ce train de banlieue, / Ma compagne d’hiver, / Tu m’as touché la main." ou "Ni rien aimé depuis, / Que ta voix ou tes yeux / N’y soient un peu mêlés.")
Les trois premières strophes de la deuxième partie sont vraiment belles, mais ensuite reviennent les images convenues et une relative pauvreté d'écriture, en deçà de l'émotion convoquée.

J'ai l'impression qu'une strophe sur trois pourrait être supprimée, et avec un petit travail structurel dans quelques autres, il y aurait une jolie poésie d'amour.

Edit : Je reviens sur ce poème par des chemins détournés et comprends que ma réceptivité du moment de mon commentaire devait être perturbé par quelque contrariété personnelle... Cette dernière lecture m'a porté plus par l'émotion toute romantique que par le message poétique en soi, une forme, un fond, un ressenti global. Autant, je ne reviendrai pas sur ce qui m'a accroché à la première lecture, autant je pense que ma notation d'alors, "un peu", était inappropriée. Un "bien+" correspond mieux à mon impression générale. Désolé pour ce réajustement tardif.

   hersen   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Les très gros problèmes avec du long sont que l'impact, bien souvent, s'amenuise au fil de la longueur et que dans la majorité des cas, les strophes finissent par être de qualité inégale.

Et c'est ce que je ressens ici; le thème, s'il est bien traité, n'en finit pas de finalement redire. Alors même si la lecture est agréable, et que je relève certaines strophes qui m'ont vraiment parlé, ou que je trouve très belles

" Mon Dieu comme il est court
Et passager le temps,
Où la poitrine de l’homme
Bat du cœur de l’enfant."

avec beaucoup de nostalgie,

Il me manque malgré tout quelque chose. Qui paradoxalement vient du "trop" que l'auteur me propose et je ne peux que concorder, mais mon imagination est laissée de côté.

ce poème malgré tout ne manque pas de charme.

Bien qu'en libre, il est présenté comme une chanson. je me demande si le manque de rimes ne pourrait pas être un inconvénient majeur, pour une certaine musicalité de l'ensemble paroles +musique. mais je ne suis en aucun cas spécialiste en musique ou chanson, j'en fais simplement la remarque que l'on peut tout à fait trouver injustifiée.

mercii de la lecture;

   Davide   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour taha,

Quel joli poème où les années fleurissent et s'effeuillent, en miroir d'une nature romantique reflétant tous les murmures de cet amour naissant, si doux.

Malgré tout, certaines choses sont venues polluer ma lecture : la plus dérangeante est, selon moi, la syntaxe approximative.
Par exemple, je ne comprends pas la 3e strophe : à quoi se rapporte "neigeuses des matins" ?
Et cette strophe 4 qui me fait grincer des dents : "Quand assis, côte à côte" enchaînant sur "Ma compagne d’hiver" : en rhétorique, on appelle cette rupture syntaxique une anacoluthe, mais je la trouve personnellement maladroite dans ce poème aussi tendrement "coulant".
Dans la 6e strophe, "J’affleurais la tendresse / Des mots tant espérés…" est une image bien hasardeuse.
etc.

Il me semble ainsi que certains vers - voire certaines strophes - alourdissent l'ensemble du fait de leurs images bateau et approximations.
Je me pose par exemple la question de l'utilité de cette 4e strophe.

De plus, il est dommage que certains vers souffrent d'une syllabe superfétatoire (7 en l'occurrence), comme ce "Comme le monde si beau".

Dommage finalement que cette si belle écriture soit desservie par toutes ces maladresses.
Ce n'est que mon avis, mais je pense qu'il faudrait une petite remise sur le métier pour faire briller l'éclat de ce poème : peut-être enlever des strophes et revoir quelques formulations.

Pour clore ce commentaire en "beauté" (si je puis dire), je dirai sans mentir que de nombreux passages (dont les strophes 7, 8 et 9, pour n'en citer que trois...) m'ont émerveillé !

Merci pour ce texte que j'ai, dans l'ensemble, bien apprécié.

Davide

   Quidonc   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bien sur le texte est long comme est long le temps qui passe. Mais le sablier n'arrive pas à nous faire oublier les moments exaltants, les moments exaltés assis sur la banquette.
Bien sur c'est long, trop long diront certains, mais quand c'est beau ... on peut.

Merci pour ce partage

   Bidis   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Merveilleux petit quatrains dont s'exhale un parfum d'amour - ou plutôt un nuage de passion amoureuse.
Merci pour cette lecture.

   senglar   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour taha,


Que dire ? Il n'y a pas de mots à rajouter sur ceux-là, j'ai été pris sous le charme, j'ai pensé à Ferrat, la gorge m'a étreint. M'a emporté le train. Qui doute de l'éternité de l'amour doit lire ce poème. Fini l'égoïsme, le bonheur est à deux. Heureux l'auteur de ce panégyrique ! Heureuse sa compagne, ce doit être une fée. Je m'en vais battre la campagne pour dénicher sa jumelle... si tant est qu'elle existe.

Ô les fanaux tremblant(s) des quais de toujours !
Ô la rose transie !
Ô l'hiver aux pâles cueillaisons !

Pardon de mutiler vos vers mais il ne fallait pas les distribuer non plus hein, les colis sont chahutés aujourd'hui, même quand ils sont estampillés "FRAGILE", il y a de la casse.

Lol

senglar

   PIZZICATO   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il faut prendre son temps, faire escale sur chaque quatrain, afin de goûter à toutes ces belles images qui, au fur et à mesure de la lecture, installent la mélancolie.

J'ai particulièrement apprécié le deuxième volet de cette poésie ; et mon coup de coeur :
" Je n’ai plus rien rêvé
Ni rien aimé depuis,
Que ta voix ou tes yeux
N’y soient un peu mêlé "

Une petite réserve pour la construction de ce passage
" Quand assis, côte à côte,
Dans ce train de banlieue,
Ma compagne d’hiver,
Tu m’as touché la main."

Pour une mise en chanson telle qu'on la conçoit, je ne pense pas.
Par contre, tenter un poème symphonique, texte déclamé avec une enveloppe musicale à plusieurs thèmes - au vu de la longueur du texte - afin d'éviter la monotonie, sans doute.

Une belle poésie.

   jfmoods   
16/5/2019
Le poème, composé de 20 quatrains en hexasyllabes et heptasyllabes assortis de quelques rimes, est construit en 3 parties et structuré par 4 thématiques.

La première d'entre elles est celle du voyage ("assis, côte à côte, / Dans ce train de banlieue", "Ce train", "les rails", "Ce wagon", "les fanaux", "ces quais", "Le marbre froid des bancs"), métaphore de la traversée de l'espace et du temps.

La seconde est celle de l'amour ("tes yeux", "mon cœur", "Ma compagne", "Tu m’as touché la main", "ce parler tout bas", "ta peau", "Le temps était d'amour", "nid de romance", "tes yeux" × 2, "Mon plus beau paysage", "ta voix" × 2, "ton regard", "le coin de tes lèvres", "mon cœur amoureux"), d'un amour voué à la séparation ("qui s’effacent / Après s’être croisés").

La troisième, qui dresse les contours de la saison froide ("décembre", "blanches", "Neigeuses", "hiver" × 2, "mohair", "échaudés", "haleine", "ces jours froids", "la glace embuée", "fleurs de brume"), figure un enveloppement, une fermeture marquant l'évidence d'une cristallisation.

La quatrième thématique met en évidence le souvenir inaltérable ("Je me souviens encore", "Comment oublier", "la poitrine de l’homme / Bat du cœur de l’enfant", "notes langoureuses / De la mélancolie", formes négatives : "Jamais je n’ai quitté" × 2, "Je n’ai pas vu passer / Les années ; ni les heures", "Je n’ai plus rien rêvé / Ni rien aimé depuis", "Ni" × 2, "rien", "Ne", imparfait : "J’affleurais", "Était").

L'ambiance de ce poème me renvoie invariablement au roman d'Alain Fournier "Le Grand Meaulnes" et à son domaine mystérieux.

Merci pour ce partage !

   Robot   
17/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne choisirai pas entre les différents quatrains de cette poésie car tous, dans leur manière de parler d'amour, sont tellement fluide qu'ils donnent une impression de facilité. Quand la qualité de l'écriture sait faire oublier le travail de rédaction on ne peut que se laisser emporter au fil des vers qui déroulent leur fil comme une pelote.

Oui, cela pourrait devenir chanson, mais c'est aussi bien agréable à lire et à dire, tellement que je suis revenu plusieurs fois.

   taha   
18/5/2019

   Lulu   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Taha,

J'ai bien aimé ce poème pour sa dimension nostalgique et douce. C'est, en effet, plus l'esprit du poème que le texte lui-même qui m'a plu. J'ai notamment aimé cette impression d'amour naissant - dans le clair du froid hivernal - très touchant. Des images se sont formées au fil de ma lecture, et cette forme d'intimité douce a su me toucher.

Au terme de ma lecture, je n'ai cependant pas tout gardé, comme si j'avais cherché à apprendre ce poème par coeur et qu'il m'en restait juste l'esprit, et l'impression d'ensemble fort agréable. Il n'est ainsi pas de ceux que je chercherais à apprendre par coeur, et cela est peut-être dû à la longueur des vers que j'ai trouvée courte au fil du poème. Il m'a semblé que ça n'allait pas forcément avec le côté large, si je puis dire, de la place donnée à l'émotion qui s'exprime ici sans retenue particulière.

Certaines images m'ont beaucoup plu. Ainsi en est-il de ce quatrain qui n'a rien de très recherché, mais qui est si beau dans sa simplicité et l'image qu'on peut se représenter :
"Quand assis, côte à côte,
Dans ce train de banlieue,
Ma compagne d’hiver,
Tu m’as touché la main."

Je peux citer aussi ce passage :
"Jamais je n’ai quitté
Ce train de mon jeune âge
Et la mer qui défile
Et la glace embuée,"

L'ensemble est très évocateur, bien que très descriptif et détaillé.

Mes encouragements.

   Gabrielle   
20/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une déclaration qui habille le sentiment amoureux ainsi décrit.

Une jolie romance nous est contée dans ce texte où l'amoureux ne cesse d'aimer.

Le souvenir se fait caresse et le lecteur se sent transporté par l'élan du narrateur.

Performance réussie...le texte renvoie très bien au sentiment amoureux et le décrit avec beaucoup de finesse.

Belle continuation.

   Ombhre   
31/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Taha,

un poème comme une balade, musical et rythmé, qui se déroule mot après mot, note après note, en une chanson nostalgique et pleine de vie.
La première strophe pose en quatre vers le thème et l'ambiance, les quatrains suivants peignent ces détails dans lesquels chaque lecteur peut se retrouver.
J'ai beaucoup aimé:

Je me souviens encore
De ce parler tout bas,
Dans les plis de mohair,
Par ta peau, échaudés

ou

Et tes yeux, fleurs de brume,
Mon plus beau paysage
Et les rails qui s’effacent
Après s’être croisés.

Les vers suivants sont magnifiques:

Jamais je n’ai quitté
Ce train de mon jeune âge
Et la mer qui défile
Et la glace embuée,

Je n’ai pas vu passer
Les années ; ni les heures
Glisser hors du cadran
Dès qu’elles ont tourné.

J'apprécie en général les poèmes plus courts, mais le vôtre m'a embarqué avec lui dans ce train mélancolique, pour distinguer au travers de la fenêtre embrumée un paysage flou, et sentir une main douce et chaude dans la mienne.

Merci pour le partage.
Ombhre.


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