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Poésie libre
Tankipass : Hiver
 Publié le 08/03/18  -  12 commentaires  -  622 caractères  -  233 lectures    Autres textes du même auteur

La quatrième saison.


Hiver



De grandes mains décharnées

des doigts fins et noueux

dressés vers un ciel plein

de rien

et qui l'arrache un peu


Des cadavres en survie

endormis

qui gisent vers un lointain

amas de soleils bleus


Des poumons bien trop secs

et une vie fanée

une terre gelée

glacée comme une steppe



Des frissons qui courent

sur un corps allongé

serein


Sûrement les beaux jours

reviendront pour chanter

enfin


 
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   Anonyme   
8/3/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Aurais-je aujourd'hui, l'esprit un peu dans le brouillard, j'ai eu beau vous lire et vous relire, j'entrevois confusément une ébauche de quelque chose, mais rien de bien précis.

Cette tentative sur l'"Hiver", n'arrive pas à me procurer un quelconque ressenti, du fait peut-être d'un langage déjà entrevu "des mains décharnées, des doigts fins et noueux", où il était question de la vieillesse finissante.

Ce texte n'a pas tout à fait de direction, il manque de clarté, de densité, et cette forme avec ses trop nombreux intervalles, accentue cet effet, de "clairsemé".

   Anonyme   
8/3/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Cette " quatrième saison ", qui me paraît décrire la dernière étape de la vieillesse, est traitée de façon trop noire, à mon sens.

Des images que je trouve heurtantes pour parler d'une fin de vie
" Des cadavres en survie "
" Des poumons bien trop secs " même si l'on ne peut dénier la réalité.

Malgré l'allusion des deux derniers vers, je n'ai pas aimé cette façon de traiter le sujet.

A vous lire une prochaine fois.

   papipoete   
8/3/2018
bonjour Tankipass
je peux à vous lire de différentes façons, faire 2 interprétations éloignées à des années-lumière l'une de l'autre .
Soit vous évoquez ( encore ) la très grande vieillesse, celle qui fait si peur à celui qui n'attend plus que la mort ( et même à moi ), qui traîne les pieds ...
Soit vous évoquez les grands arbres défeuillus, qui dressent leurs membres squelettiques vers des restes de ciel bleu, alors qu'au sol gisent des frères ou parents trop vieux, pour affronter l'hiver ?
Ce n'est pas si mal écrit que cela, à part l'équivoque dont je suis victime .
je ne peux en l'espèce donner une note à cet Hiver .

   Papillon26   
8/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Tankipass,

Je viens de vous lire et de lire les commentaires de mes camarades lecteurs.
D'entrée de jeu, j'ai pensé aux migrants qui viennent mourir sur nos plages ou autres.
Après la lecture des commentaires, j'ai pensé aux arbres.
Ce qui me gène, ce sont les doubles interlignes, qui font vide... peut être voulu pour marquer la désespérance ?

Donc, deux images possibles.

Au plaisir.

   Anonyme   
8/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J’y vois un vieillard allongé, fixant par la fenêtre un arbre qui lui ressemble. La soupe qu’il va manger ce soir sera terne en saveur et en couleur, le silence est devenu comme tout le reste, sans importance...le soleil bleu virant au vert...

   Bidis   
8/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Pour moi, le mot "hiver" évoque la splendeur de paysages enneigés où la lumière du soleil met de l'or et d'autres jours viendront, autres, oui, c'est certain mais pas nécessairement plus beaux...
En fait, ce poème me fait penser à quelqu'un qui est dans le froid, le gel et qui appelle "Hiver" sa désespérance intérieure. Cela m'interpelle mais je n'arrive pas à y adhérer sous ce titre.

   Anonyme   
9/3/2018
Je dirais que le lecteur voit ce qu'il veut à travers ces mots. Balancer entre différentes "interprétations" ou "significations" n'affaiblit pas le poème, c'est un "tour de force" admirable. Ces mots sont froids, mais ils ne jugent pas. Il ne ressort ni bien ni mal, concept humain, absent des saisons et de la nature. Je ressens l'hiver dans les mots, un hiver sibérien, où la parole semble presque superflue. Il y a du figé, du glacé, endormi, fané, mais des choses qui s'arrachent, qui se dressent, qui courent... Hiver je te reconnais.
La vieillesse traitée par le sombre ? Allons messieurs dames, relisez la dernière strophe, dans ce "noir" de blanc il y a de l'espoir, l'espoir d'un printemps. Mais la vieillesse peut-être vous gâte déjà le cœur, alors les mots sont tout à fait trouvés. Un tour de force vous dis-je ;)
Merci Tankipass

   Brume   
9/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Tankipass

Un poème que j'avais lu plusieurs fois en EL et que je relis encore. Donc il serait peut-être temps que je vous commente. Ce que j'aime dans votre poème c'est que je n'ai jamais la même interprétation. Chaque fois que je vous lis d'autres images différentes me viennent. C'est à la fois génial et perturbant. Là en dernière lecture je pense à un sdf que vous décrivez, dormant dehors sous le temps glacé de l'hiver.

J'aime beaucoup vos images qui vacillent entre la dureté et la sérénité. Peut-être suis-je d'humeur à aimer ces images contradictoires, car ce n'est pas souvent le cas. Mais votre poème me laisse imaginer plein de choses différentes, donc ceci explique cela.

Petit bémol tout de même :l'adjectif "serein" en 4ème strophe me semble malvenu selon mon interprétation actuelle.

   Eki   
9/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
La vieillesse livre son dernier combat, celui de la dignité.

Pour moi, ce vers est en trop "et qui l'arrache un peu"...peut-être car il ne me parle pas et qu'il efface le plaisir de lecture des premiers que j'ai aimés.

J'aime l'idée des mains dressées vers le ciel comme pour implorer un peu de clémence.
Les personnes âgées ont la pudeur de leur peur : celle de la mort qui rôde. C'est un sentiment infiniment respectable qui m'incite à leur rendre la vie douce.

Si je me suis arrêtée ici, c'est probablement parce que j'ai ressenti cela dans cet écrit.
On abandonne rien, on regarde sa douleur. On apprivoise sa vieillesse pour mieux traverser l'hiver et attendre les beaux jours...s'ils arrivent à temps.

Eki

   MioModus   
9/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
L'espoir à la lune des instants comme une sirène qu'on entend.
Les poètes sont libres de chanter et d'enchanter...
Continuez !

   Cyrill   
10/3/2018
 a aimé ce texte 
Pas
A ma énième lecture, j'ai pensé que cet "Hiver" pouvait représenter la maladie. La maladie en plein hiver et au cœur de la vieillesse.

Mais du coup ça fait un peu beaucoup de misères pour un seul poème, même si, comme un cheveu sur la soupe, l'espoir s’immisce dans les derniers vers.

Je n'ai pas accroché. Une autre fois ? Cyrill

   Lulu   
17/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Tankipass,

Pour ma part, j'ai bien aimé lire ce poème. Saisir l'instant d'un moment de froid me semble tout à fait intéressant ici. J'ai particulièrement aimé l'image dessinée dans la première strophe "des doigts fins et noueux / dressés vers un ciel plein / de rien / et qui l'arrache un peu"... L'image et le rythme s'accordent très bien, à mon sens.

J'ai aussi apprécié d'autres passages, tels que "et une vie fanée / une terre gelée / glacée comme une steppe". La comparaison avec la steppe ouvre encore plus l'imaginaire du lecteur pour renforcer cette impression de froid qui court d'un bout à l'autre du poème.

Ensuite, j'ai bien aimé le rythme et le parallèle posés par la rime "serein" / "enfin" qui oriente le poème vers les beaux jours. Ces derniers seront pour bientôt, même si l'instant ne le laisse percevoir...

Cependant, et là je chipote un peu, car mon point de vue est très personnel : j'aurais évité de sauté des lignes. J'ai effectivement été un peu gênée dans ma lecture, surtout au départ, étant peu habituée à cette forme de mise en page qui, à mon sens, n'apporte rien au texte.

Pour améliorer ce qui me semble être un bon poème, ici, peut-être pourrions-nous nous dispenser du recours trop fréquent au pronom relatif : "et qui l'arrache un peu" ; "qui gisent vers un lointain" ; "qui courent"... Il me semble que cela alourdit les tournures inutilement.

Enfin, je n'ai pas saisi le mot "cadavres" au début de la seconde strophe. Il m'a freinée dans ma première lecture... Peut-être aurais-je préféré le mot "corps" au nom "cadavres", moins poétique ?

Mes encouragements.


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