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Poésie libre
wancyrs : Tais ta tête
 Publié le 07/03/18  -  8 commentaires  -  917 caractères  -  207 lectures    Autres textes du même auteur

Écoute ton cœur...


Tais ta tête



T’es ta tête
En tête à tête
Avec moi,
Écoute ton cœur,
Lui il sait
Les pierres que je roule
Chaque jour.

Tais ta tête
En tête à tête
Avec moi
La raison déraisonne
Lorsqu'il est question
Des raisons d'un cœur
D'aimer.

Les yeux de la tête
À vouloir regarder au loin
Voient des mirages partout,
Font d'une pierre un mont ;

Les yeux de la tête
Desservent la raison
Qui règne en reine absolue
Sur son mont d'incertitude.

Crève tes yeux
Étrangle ta raison
Écoute ton cœur
Te parler des pierres
Que je roule chaque jour
Que je roule chaque nuit
Comme Sisyphe, dieu déchu.

Tais ta tête
En tête à tête
Avec moi ;
Aime-moi
Comme on aime
Un enfant insouciant
Qui brise
Tout ce qu'il touche
De ses mains...


 
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   Marite   
25/2/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le jeu des répétitions de sonorités "tambourinantes" désavantage ce que l' auteur souhaite transmettre dans ces vers.
" Tais ta tête ... En tête à tête ..." une fois ça passe mais en répétition ce n'est pas très harmonieux.
La forme semble avoir pris le dessus sur le fond dans la composition et c'est dommage. En retravaillant le texte et en essayant de diluer les sonorités martelantes dans l'ensemble le lecteur pourrait mieux percevoir le ressenti.

   Cyrill   
7/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je suis assez mitigé à propos de ce poème, et je ne suis d'ailleurs pas certain de l'avoir compris.
Aimer avec le cœur plutôt qu'avec la raison ?
L'idée est sympathique, soit, mais la forme et le contenu me laissent sans émotion.
Les vers très courts y sont peut-être pour quelque chose.

La deuxième strophe, au fait, contredit un poil cette idée, elle sonne comme un argumentaire assez capillotracté et passablement compliqué.

Je ne trouve pas très élégant l'image du mont, mot répété deux fois, ce qui n'arrange rien.

Il me semble avoir déjà lu d'autres écrit de Wancris autrement mieux tournés.

Cyrill

   Ananas   
7/3/2018
Hello Wan,

Je suis un peu perturbée par ta poésie, je te l'avoue.

Pas parce qu'elle est mauvaise, je pense qu'il y a des choses très intéressantes (je développe), mais parce qu'elle s'appuie sur des mécanismes qui ne fonctionnent pas sur moi.

Le rythme, les sonorités me plaisent d'instinct. On est d'ailleurs dans quelque chose de très instinctif, dans le sens primal du terme, de très animal dans la manière dont tu soupèses les doutes et les failles de la raison, "régente absolue"...

L'autre axe qui me plait beaucoup est celui de l'insouciance du locuteur, de sa volonté non pas de changer, mais de pousser l'autre à l'admettre (l'aimer?) tellement qu'il devrait se tuer métaphoriquement (les strophes crève/étrangle) ou pour le moins la part raisonnable de son être pour l'intégrer à son fonctionnement.

C'est là que personnellement je décroche, avec toute l'affection et le respect que je peux avoir pour ton art, ici le fond me plombe complètement.

Les répétitions (tête, roule, pierre, coeur, mont, raison, aime...) me font l'effet de coups de marteaux sur la tête pour y faire rentrer quelque chose d'importun, de violent (le retour des strophes crève/étrangle)... et ce martèlement me met mal à l'aise.
Parce que je ressens (comme dit plus haut) l'impression d'une demande de reni de soi, et que pour moi c'est l'ultime violence à faire subir.

Donc d'un côté il y a ta poésie, qui fait mouche quand-même... et de l'autre côté il y a ma propre subjectivité qui, si elle ne me gâche pas complètement la lecture, me ferme la porte à l'appréciation.

Je ne te noterai d'ailleurs pas.
Si je dois noter au ressenti, qui est le seul facteur que je puisse prendre en compte ici, incapable que je suis d'apprécier les techniques utilisées, je te mets la note la plus basse.
Mais c'est renier ton travail, que je sais globalement pointu et assidu.

J'espère que tu ne m'en voudras pas d'être - moi défenderesse de Wan devant l'adversité - passée à côté ce coup-ci.

Merci pour la lecture.

   Queribus   
8/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

J'avoue tout d'abord que la forme m'a laissé sur ma faim et que j'y ai trouvé une certaine lourdeur notamment à travers l'expression "t'es ta tête", "les yeux de la tête" qui auraient pu donner à de bons jeux de mots mais là, ça tourne plutôt à l'ennui.

Le fonds non plus ne m'apparait pas très clair et on se demande souvent où vous voulez en venir. Je me demande même aussi si les formes chansons et slams n'auraient pas mieux convenu à l'ensemble. Mais, qui sait, en retravaillant le tout, un meilleur résultat pourrait peut-être en sortir.

Pour résumer (en ce qui me concerne évidemment), ce n'est ni vraiment bon ni vraiment mauvais mais ne vous découragez surtout pas.

Bien à vous.

   Pouet   
8/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Slt,

Ce texte a résonné en moi, il n'a pas raisonné (facile je sais)
En expliquer les mécanismes me semble compliqué mais c'est comme ça. La poésie est parfois ainsi, elle touche, sans qu'on n'en connaisse réellement les raisons, une partie sensible, une partie enfouie. Je crois que mon "cœur" justement n'y est pas étranger.

Je suis particulièrement séduit par la dernière strophe, peut-être est-ce le jeune papa que je suis qui s'exprime je ne sais pas, en tout cas le:

"Aime-moi
Comme on aime
Un enfant insouciant
Qui brise
Tout ce qu'il touche
De ses mains..." est tout simplement magnifique selon moi, d'une grande justesse, terriblement "touchant" justement.

La tête, les pierres. L'amour, la raison, l'existence. Les yeux, le cœur.

Au-delà de la forme que j'ai pour ma part trouvé réussie d'une part pour son inventivité et pour son côté "entêtant", répétitif, lancinant, j'ai apprécié le fond, un éternel recommencement, un combat pacifique, de l'amour et des graviers, des petits cailloux du quotidien au rocher métaphysique.

Une fort bonne lecture.

   Louise   
8/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Je me permets un commentaire, bien que n'étant pas éduquée niveau poésie.
ça m'a parlé d'amour, d'un amour particulier, enfantin comme le laisse entendre la fin. Amour qui demande un tel renoncement à soi, à sa tête et sa raison, qu'il est possible que celui qui en fait la demande justement, finisse par le briser, comme "tout ce qu'il touche de ses mains".
J'ai trouvé cette poésie à la fois violente, passionnée et naïve, et j'ai été très touchée par toutes ces choses.
Merci pour la lecture, et si j'ai pu mal comprendre, après tout ce n'est que mon interprétation, j'ai beaucoup apprécié ce que j'en ai tiré!

   Cristale   
8/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'auteur semble dire "Ignore les langues de vipères, ceux qui veulent te faire prendre des vessies pour des lanternes, les mirages qui te sont tendus, ceux qui pensent connaître le chemin que tu dois prendre, ceux qui te disent ce que tu dois penser, ce que tu dois faire de ta vie, de la mienne avec toi. Ne dis pas je n'y arriverai pas avant d'avoir fait le chemin jusqu'à cette montagne qui ne sera en fait qu'une colline." "Au jour le jour, mon amour pour toi entends-le rouler de mon coeur à ton coeur et pardonne-moi si je faiblis parfois et si je fais des erreurs. Je ne suis qu'un homme avec ses défauts et ses faiblesses mais avec toi je me redresserai toujours pour mieux avancer."

Voilà ce que mon petit cerveau entend de vos mots.
L'écriture ici est d'une telle puissance qu'elle vous crève les yeux et le coeur.

Wan écrit avec ses tripes, il lâche tout avec, c'est paradoxal, une grande maîtrise du langage et me fait penser à ces peintres qui projettent leurs couleurs sur un mur et dont on se demande quel en peut être le résultat et, surprise, un portrait, une image, bien précis prennent forme sous nos yeux.

Je suis peut-être complètement à côté mais tant pis : je dis ce que je vois par delà les mots d'une poésie dont j'entends battre le coeur.

Cristale

   Anonyme   
15/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Je vous ai lu plusieurs fois avant de poser mes mots.

C'est un texte touchant, pourtant il en résulte un ressenti mitigé.
Il est impossible de ne pas se poser de questions sur une personne que l'on aime, surtout lors-qu’apparait, semble-t-il un souci majeur.
Mais tout ceci bien sûr est affaire de personnes, chacun voit midi à sa porte.

L'ensemble de l'est bien mené, il est ainsi possible d'avoir une émotion intéressante sur le fonécrit d. La forme apporte sa contribution avec ce "Tais ta tête", c'est ce qui porte l'écrit dans ce fait.


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