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Poésie néo-classique
LenineBosquet : Hashtag
 Publié le 07/03/18  -  15 commentaires  -  783 caractères  -  254 lectures    Autres textes du même auteur

Petite mort et balance des âmes.


Hashtag



Dans tes tripes je trompe un mol et sombre ennui,
Le retors et l'étrange ont cet air mécanique.
Dans tes trompes je trempe une bien triste trique,
Le remords qui me ronge est un oiseau de nuit.

Dans le stupre et le fric c'est le froid que je fuis,
C'est l'effroi qui me fait si futile et phallique.
J'ai la faim du morfal qui s'affale, anémique,
Au front de ton offrande ouverte au fond du puits.

Alors je tombe, tiens ! et tant pis pour l'épate !
Dans le trip de la chute en reflet je me mate
Torturé, tiraillé entre trêve et transport.

In fine je m'en fous, sur un fil je m'échappe,
Funambule effarant c'est mon film qui me frappe :
Le frêle enfant fiévreux n'est rien qu'un futur porc.


 
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   Queribus   
18/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Tout d'abord, en ce qui concerne la forme j'ai noté la perfection et la rigueur de l'écriture de ce sonnet néo-classique (il me semble toutefois que le vers 13 fait treize syllabes). Un modèle pour les apprentis sonnetistes.

Pour ce qui est du fonds, j'ai beaucoup apprécié le vocabulaire à la fois poétique et plein d’images réalistes de notre temps: "Dans tes tripes je trompe un mol et sombre ennui", "Dans tes trompes , je trempe une bien triste trique", "Alors, je tombe, tiens! et tant pis pour l'épate", "Dans le trip de la chute en reflet je me mate", etc.

En résumé , une belle réussite mêlant rigueur et modernité, forme traditionnelle et langage d'aujourd'hui.

Bien à vous.

   BeL13ver   
21/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ce poème néo-classique régulier suscite dégoût et rejet pour le personnage qu'il évoque à la première personne. Le sentiment d'amertume de cet individu à la réputation devenue sinistre, tiraillé...

Le dégoûtant et le repoussant ne font pas bon ménage avec le lyrisme ; je peine à supporter ces mots de l'auteur tant ils évoquent quelque chose d'atroce et de monstrueux ! Les rimes, la construction, tout fait de cet ouvrage un monceau d'immondices, réussi en tous cas. De fait, le porc mange des choses immondes, et ce porc n'échappe pas à la règle. Je ne peux pas dire de ce poème qu'il soit joli, puisque l'auteur n'a pas l'intention de le faire joli, mais il a une force et un côté insoutenable qui en font un bon texte.

BeL13ver, en Espace Lecture

   Hananke   
7/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Si je n'ai pas tout compris, par exemple, le rapport du titre avec
le texte, j'en aime bien la musicalité et ses nombreuses allitérations.
Elles dérangent quelques fois mais ici, elles font le jeu du poème :
tripes/trompe, trompes/trempe/triste/trique, morfal/s'affale, etc...

C'est un jeu très difficile à réaliser pour qu'il ne devienne pas
rébarbatif.
Contrairement au propos d'un commentateur, le vers 13 a bien 12 syllabes.
Au final, un bon texte, uniquement basé sur le jeu des tonalités.

   Cyrill   
7/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Tandis que le "je" de ce poème balance son âme qui semble désespérée, il a, peut-être ? la conscience d'être un "futur porc" balancé.
La pléthore d'allitérations dures exprime quelque chose d'une provocation, peut-être ?
Un petit bémol pour la trique qui trempe jusque dans les trompes, est-ce vraiment possible ??
Quelques interrogations pour ces vers que j'ai vraiment adorés.
Ça claque, les images bousculent et se bousculent.

Le dernier vers est d'une tristesse insondable.

Merci pour cette lecture.
Cyrill

   sympa   
7/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
J'aime ce poème pour son originalité ,.
Je ne fuis pas, j'accours!
Merci pour cette lecture sympathique.

   PIZZICATO   
7/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un être qui se répand dans la luxure et la débauche, même s'il s'inspire du dégoût, pour tenter d'échapper à un remords (?) qui torture son esprit ; mais y parvient-il ?
" Dans le trip de la chute en reflet je me mate
Torturé, tiraillé entre trêve et transport "

Une écriture et des images solides pour transmettre au lecteur ce mal être.
" qu'un futur porc " un qualificatif (hélas pour le porc) très... tendance.

   Synoon   
7/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Un jeu de sonorité merveilleux qui m'a charmé d'un bout à l'autre. La forme de ce poème est exquise. Les deux premiers vers du premier tercet ne me semblent par contre pas aussi bons que le reste.
Pour le sens, je ne suis pas trop fan de ce domaine en général, mais je le trouve bien mené ici.

   TheDreamer   
7/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Quelque chose d'un acte sexuel tout le long des quatrains :

"Dans tes trompes je trempe une bien triste trique" : l'image est suffisamment évocatrice pour ne pas en rajouter.

"C'est l'effroi qui me fait si futile et phallique.
J'ai la faim du morfal qui s'affale, anémique,
Au front de ton offrande ouverte au fond du puits".

Tout du long, le narrateur semble se fuir lui-même dans un acte sexuel mécanique et désincarné. Ayant accompli son oeuvre, il ne sait si celle-ci le soulage ou lui donne l'envie de s'enfoncer encore davantage dans le sordide ("Torturé, tiraillé entre trêve et transport").

En fait, le titre "Hashtag" et le dernier vers ne font que confirmer qu'il s'agit d'une dénonciation des violences faites aux femmes par le prisme du sentiment du violeur ("Le frêle enfant fiévreux n'est rien qu'un futur porc" en rapport avec le #balance ton porc).

   SQUEEN   
7/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le hashtag balance ton porc est superbement abordé dans sa complexité, sans raccourci facile et sans circonlocution oisive, jusqu'à la conclusion désespérante (désespérée?). J'ai particulièrement aimé ce vers: "Dans tes trompes je trempe une bien triste trique". Entre belle description et constat sans œillères. Je pense qu'on s'enrichit à changer d'angle de vue. Merci.

   Hiraeth   
7/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème virtuose et écœurant, qui à la fois m'invite à l'apprendre par cœur et m'en empêche (rassurez-moi, je ne suis pas le seul à apprendre encore des poèmes par coeur... ?).

Le grotesque pathétique de la goinfrerie, fût-elle alimentaire ou sexuelle, semble être un thème cher à l'auteur. Ce n'est pas son premier texte.

Sans rentrer dans les débats sur la légitimité, la vérité ou les limites du mouvement "balance ton porc", je ne peux accepter le dernier vers, sauf à y voir, plutôt qu'une vérité générale, un regard rétrospectif et désabusé du personnage sur sa propre enfance ("qui eut cru que ce p'tit bout de chou devînt ce gros porc que je suis aujourd'hui...")

Mais une question me taraude : s'il a conscience d'être un porc, en est-il encore un ?

Et à présent que je conclus ces lignes, me vient une idée : et si le texte était moins incriminant qu'on ne le pense vis-à-vis de son personnage aux premiers abords monstrueux ? L'écriture à la première personne nous met quand même dans sa peau, et finalement il fait plus pitié qu'autre chose (à mes yeux du moins). L'acharnement médiatique contre lui, qui selon le titre devrait constituer le sujet du poème, ne passe-t-il pas à côté de quelque chose ? Et puis la grande absente du poème, c'est la femme. Elle est sans doute écrasée par ce monstre ; mais après tout, il n'est qu'un homme (voire juste un porc). Pourquoi ne réagit-elle pas ? Ou pourquoi seulement après coup, via l'instrument techno-médiatique évoqué par le titre ?

Nos Agamemnon et nos Térée actuels sont de bien tristes sires, des versions grotesques de leurs homologues mythiques. Mais il en est sans doute de même pour nos Clytemnestre, nos Philomèle et nos Procné. Il fut un temps où elles n'avaient pas besoin d'avoir recours à la fureur populaire pour se défendre...

Arf, je ne sais pas. Le dernier vers est quand même très cynique, révélant une forme de dandysme assumé. Ce texte me laisse perplexe. Tout m'y met mal à l'aise.

   papipoete   
7/3/2018
bonjour LenineBosquet
un sujet brûlant, à tel point qu'il faut le lire du bout des yeux ! Un " Casanova " pas très reluisant, encore que cet italien dont on a tant romancé les aventures, était-il vraiment luisant ?
Je n'entrerai pas dans le détail de vos vers qui poissent fortement, mais il fallait oser !
Par les temps qui courent avec leur lot de " monsieur au-dessus de tout soupçon " dont la besogne primordiale était de violer femmes et petites-filles, je parierais que " Hashtag " était l'un d'eux, tendait la main au vieux sur les passages-cloutés, allait même à la messe le dimanche !
Bref, un poème vraiment " nuit et brouillard " !
je n'ose pas compter les pieds, tant il faudrait m'appesantir sur vos mots !

   Donaldo75   
8/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Lénine Bosquet,
Intéressant, ce sonnet au allures modernes où les sonorités l'emportent sur la lecture.
"Dans tes tripes je trompe un mol et sombre ennui,"
Tu commences en force.
"Le retors et l'étrange ont cet air mécanique."
La couleur est annoncée.
"Dans tes trompes je trempe une bien triste trique,"
La boucle se refermerait-elle ?
"Le remords qui me ronge est un oiseau de nuit."
Quatrain bien conclu. On en redemande.

Le suivant reste dans le même esprit.
Les tercets également.
C'est assez violent, de par le rythme et le champ lexical.
Le derniers vers remplace la violence rythmique par la symbolique.

Bravo !

Donald

   Eki   
9/3/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Conscience et dégoût ne font pas toujours bon ménage !
Tous les goûts sont dans la nature, l'égout aussi !
Un assainissement de réseau probablement...femme ou fosse sceptique !
C'est tout de même le porc de l'angoisse là !.

Je ne sais que penser de ce texte...l'émotion n'est pas passée, me suis perdue dans certains vers mais j'ai bien compris le fil conducteur sans orgasme poétique.

J'ai envie de découvrir les auteurs de ce site, j'ai posé mon regard là.
Je vous remercie pour le mot "strupe" que j'ai appris...je me coucherai moins bête ce soir. J'assume mon ignorance.

Eki sur les barres transversales

   Anonyme   
15/3/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Je ne veux et ne peux me faire le complice de ce "JE" qui étale ses états d'âme sans pudeur, bien sûr que c'est son droit le plus strict.
Pour ma part, je n'ai pas l'esprit d'un voyeur, et se déballage m'a énormément déplu.

Ce texte est déplorable au plus haut point, dans tout ces termes formulés, et comme si cela n'était pas suffisant, nous voilà gratifié d'une dernière phrase :

" Le frêle enfant fiévreux n'est rien qu'un futur porc. "

C'est là l’apothéose, pour justifier le bien fondé du comportement de l'homme, sans doute ...

   Cristale   
21/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Moments de débauche où l'amour est absent mais décrits comme une auto-critique acerbe par un narrateur qui ne manque pas de style...dans son écriture où figurent des figures finalement fignolées...

Un jeu sur les sonorités avec des allitérations en "t" "tr" dont les consonnes évoquent la dureté, la lourdeur dans l'instantané, au premier quatrain, puis "f" fr" qui expriment avec la vibrante "r" le frisson, le froissement, au deuxième quatrain, à nouveau "t" "tr" au premier tercet comme une résonance au premier quatrain, et "f" "fr" au suivant, en écho au deuxième quatrain.
Le ressenti final est provoqué par l'agencement et le genre des allitérations.

En bref, pour le fond, un moment de stupre ressenti avec amertume, me semble-t-il. l'Homme n'est qu'un Animal comme les autres sauf qu'il est doté d'une certaine réflexion qui le font se remettre en cause en permanence.

C'est bien joué, j'aime quand un auteur travaille son texte. Je pense que vous devez être aussi doué dans l'exercice du tautogramme.

Cristale
aime beaucoup et plussoie pour l'exercice de style


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