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Poésie libre
tchouang : Un automne sous codéine
 Publié le 30/09/14  -  4 commentaires  -  1578 caractères  -  289 lectures    Autres textes du même auteur

Poème lyrique en vers libres.


Un automne sous codéine




cèle au plus vite le mal
le miel brun d’une âme enfiévrée
prise dans les rais d’un vide lumineux
les livres qu’explose en son centre
la vue rougie d’un opiacé
laisse les lettres se déposer
au fond noirci des tentations
un voile de tissu noir tombe
sur le front pourpre de l’adolescent
couché sur le lit tu revois les arbres
et le sommet des branches incandescentes
comme par le feu des culpabilités
tranche encore le lien qui enserre
ton cœur enveloppé d’orties
et le laisse sombrer dans le sommeil

le froid s’annonçait dans sa pauvreté
les voitures creusaient des ornières
dans les strates de feuilles mortes
et les anges parlaient à voix basse
la nuit plus présente et plus forte
apportait du sable dans les esprits
je voyais les gens passer
comme des flocons de neige
l’avenir est vide de projet
mes regrets sont plus doux que du velours
l’amour est loin bien loin derrière les collines
mais les grandes villes enfumées
ont aussi la beauté des histoires jaunies
sur les vieilles cartes postales

les larves qui rognent mon foie
continueront leur lent labeur
jusqu’à l’apparition du jour
les larmes qui ont coulé sur mes joues
signent de leur liquidité salée
l’appartenance à l’océan
les femmes qui accouchent à cette heure
continueront leur lent labeur
et l’enfant verra l’horrible lumière
la nuit du manque semble ne pas finir
la porte de pierre est fermée


 
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   socque   
30/9/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'avais trouvé "quelque chose" à ce poème en Espace Lecture, mais avais renoncé à le commenter parce qu'il me paraissait trop délayé et univoque dans son ton ; en un mot, geignard, ce qui, à mon avis, bride sa force.

Le cœur enveloppé d'orties, vraiment ? Et l'âme enfiévrée, le voile de tissu noir, la pauvreté du froid, les anges qui parlent à voix basse... Beaucoup de clichés, selon moi, qui s'alignent et défilent comme à la parade. Je pense que tu en as trop fait.
Surtout à la fin. Les larves qui rognent le foie sont bien vues à mon avis, une oasis d'horreur dans le désert des images convenues ; elles recentrent le propos. Seulement celui-ci est re-dilué dans les grandes généralités avec les femmes qui accouchent en un lent labeur ! Je me dis que ces cinq derniers vers sont de trop.

J'ai le sentiment global que tu aurais tout intérêt à resserrer ton expression autour de quelques images fortes comme
le sommet des branches incandescentes
comme par le feu des culpabilités
même si, oui, le sujet c'est la longueur de la nuit du manque : à mon avis, c'est une erreur de faire ressentir avant tout la longueur, plus ici me semble-t-il que le manque... C'est en tout cas l'impression qui me reste.

   Anonyme   
1/10/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

J'avais lu quelques uns de vos commentaires très agressifs avant qu'ils ne soient modérés, présages d'une personnalité qui se révèle ici bien différente mais tout autant empreinte de "noirceurs".

Indéniablement, à mes yeux, la deuxième strophe, est la plus facile parce que la plus figurative dans le sens où on "comprend" les images.
Une petite erreur de conjugaison à "je voyais" ? Pourquoi cet imparfait alors que tout est au présent ?

J'ai un peu de mal à appréhender l'univers de cet enfant, du narrateur, du sommeil qui vient, de la nuit infinie, de la rêverie sur le lit, des femmes qui enfantent et leur rapport aux livres. Et à la culpabilité, à la peine ?
Peut-être en forum ?

   Anonyme   
2/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour moi un poème qui en dit plus que son titre.
Pour pouvoir commenter ou mieux saisir j'ai découpé en blocs de 3,2,2,2,3,3,4,2,2,6,3,3,2,3 vers...alors chaque groupe de vers me parle du regret, de la culpabilité, de la drogue, de la naissance à la mort, de la difficulté d'exister, du renoncement ou de la fuite, j'y ressens le constat d'une vie qui s'endort où le voudrait, face à une souffrance latente et continuelle qui fatigue (un drame du désir).
Ceci est écrit avec de belles images, que je ne vais pas reproduire sinon je recopierai le poème.
Belle (par les images) et profonde réflexion sur la vie triste parce que dans l'insatisfaction.
Le dernier vers est sans espérance…la porte est fermée...moi par principe, ou pour toute autre raison, je la laisserais entrouverte parce que 'tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir'.
En vous souhaitant des éclaircies…
C.
PS : je me suis attardé sur votre poème parce que vous aviez commenté un des miens de façon peu flatteuse, ce qui m'avait amusé tellement c'était pas cool, commentaire modéré ensuite. Pourtant en lisant votre poème j'y trouve des résonances. Ce qui confirmerait qu'on s'insupporte souvent de nos propres défauts, vus chez les autres.

   tchouang   
15/10/2014
Commentaire modéré

   Anonyme   
25/6/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je trouve vraiment dommage de ne pas trouver une meilleure présentation à ce texte, la ponctuation fait vraiment défaut. J'ai l'impression d'un tas de mots posés là, au lecteur de se débrouiller.

Dans ce texte que je trouve sombre, il en est trop fait, ça dégouline, d'images clichées en images clichées. Un texte qui souffle, le froid, le chaud, histoire de créer une émotion saisissante, pour ma part je ne suis pas convaincu du tout.

C'est un étalage qui enfin de compte devient ennuyeux à lire, comme dans la dernière strophe " les larves qui rognent mon foie
continueront leur lent labeur... vient ensuite (cousu de fil blanc" les femmes qui accouchent à cette heure continueront leur lent labeur ", si ce n'est pas en faire de trop, c'est quoi ... Une démonstration très très appuyée de la mort, de la vie, en des mots très théâtraux.

Je n'entends pas ce genre de discours.


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