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Poésie libre
thea : La photo
 Publié le 05/01/10  -  21 commentaires  -  467 caractères  -  343 lectures    Autres textes du même auteur

Une photo en noir et blanc... Paysage.


La photo



Au bord de l’indicible
Une lisière nue
Invente la dentelle des formes
Sculpte l’âme en transparence

Le regard glisse une seconde
Se pose là
Dans la légèreté de l'instant
Où passe l'extase

Un long souffle
Et la grâce s'installe
Dure
Point de disgrâce
À rester figée
Assise sur le temps

Le silence se tapit
Bruyant et sourd
Et je me cotonne muette
Au fond de son œil


 
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   Anonyme   
3/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très joli cliché (dans le bon sens du terme!).

J'aime ce poème-scène assez strict, assez simple et percutant. J'aime ce style direct sans trop d'emphase.

Quelques faiblesses cependant: "Point de disgrâce
À rester figée
Assise sur le temps" ces trois vers que je trouve plat ou trop empathique.

Mais j'aime l'ensemble.

   bulle   
3/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Assise sur le temps".. la clé centrale du texte pour moi..

Malgré l'apparente immobilité, tout s'entend en mouvements discrets, de l'intérieur..

Un développement délicat qui se découvre au fil des lignes, et du rythme surtout, jusqu'à se demander qui de l'auteur et de ce 'paysage' regarde et pénètre l'autre..

C'est un miroir-boomerang, qui bien qu'en noir et blanc diffuse de belles couleurs sensitives..

Une musique ajustée à l'instant, que j'apprécie beaucoup dans sa forme..

"Et je me cotonne muette
Au fond de son oeil"..

Je trouve ce final magnifique..

   Anonyme   
4/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Joli texte... quelques problèmes de fluidité dans le phrasé, des passages où ça accroche un peu soit à l'oreille (la dentelle des formes) ou au rythme même (ou passe l'extase (se passe ?).

Pour le sens, la durée me semble étrange en regard de l'éphémère de l'instant, quasi une contradiction.

J'aime beaucoup le dernier quatrain...

   Anonyme   
4/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour.

Je suis assez perturbée...

Au niveau poétique, les images toutes en contrastes, le silence bruyant et lourd, l'assise sur le temps,... me plaisent beaucoup.
D'un autre côté, je manque cruellement de sentiments.
Aucune émotion ne se dégage des vers, comme si la photo ne figeait pas que le temps mais en ôtait également toute âme.
C'est dommage, parce que les images sont belles, parfois à la limite du banal, du surfait mais j'aime beaucoup les mots utilisés et la manière de les poser.

Après, j'ai l'impression que le regard se veut tellement neutre, qu'il finit par le devenir (et ce malgré la narration au Je).

Un essai intéressant, donc... un rien cliché (amusant pour une photo) par moments, mais aussi puissant dans les images... quelque chose de court (fait pour me plaire donc)... qui pose une fois de plus le dilemme des textes concis.
A peu vouloir en dire on oublie parfois l'essentiel.

Une photo réussie, c'est une photo qui parle, quelque soit le moment, la personne qui la regarde, il s'en dégage quelque chose d'unique, d'inoubliable, de dérangeant...
Idem pour un poème réussi.

Donc, pour moi, ton poème manque d'âme. Ce n'est pas le cas. J'ai un cliché qui ne crie pas, qui ne caresse pas, qui parle de cris et de caresses, mais qui les oublie quelque part entre le filtre et le papier glacé.

Désolée.

A une prochaine fois, merci et bonne continuation.

   shanne   
4/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J'ai lu et relu, je suis restée un moment muette devant cette poésie comme vous devant cette" photo " Je me suis mise à inventer des formes...et là, un long souffle, dure, je suis restée figée sur le temps. J'ai tendu l'oreille, je n'ai entendu que mon silence bruyant et sourd à la fois
Sensible à cette solitude, oui, je le suis et j'ai aimé cette façon d'en parler
Merci à vous

   Lylah   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un instant de grâce saisit en un cliché sobre, sépia, noir et blanc mais loin d'être neutre en ce qu'il transmet ; "Dans la légèreté de l'instant /Où passe l'extase"

Mais il faut être prête à se tenir "Au bord de l'indicible" et "(À ) rester figée/Assise sur le temps" pour en saisir le mystère
et la récompense ": Le silence se tapit / .../ Et je me cotonne muette/ Au fond de son œil"

Un poème qui entraîne loin du tapage et du mouvement de nos villes, de nos vies. En ces périodes d'"exfusion" permanente, un poème qui ressource et recentre.
Merci Théa.

   ristretto   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
une lecture matinale très Zen

une non-description qui nous laisse imaginer l'image qui nous convient ,
une respiration profonde , intérieure, une pause

j'ai beaucoup aimé " je me cotonne "

merci

   Anonyme   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Thea,

C'est très beau !
C'est aérien, intimiste, très poétique.
Tes images et la façon dont tu tricotes les mots ensemble me plaisent beaucoup, et pour moi s'interprètent tout autant suivant la piste que tu nous donnes en introduction que d'une autre manière plus introspective. Ce texte peut, pour moi, me parler autant d'un état d'âme que d'une photo réelle, cet effet est très réussi.

Je suis seulement un peu perplexe par rapport à la troisième strophe, où ce "dure" me dérange, car je l'avais tout d'abord mal interprété (j'avais lu l'adjectif au lieu du verbe : une grâce dure, et ça me laissant dubitative). Je n'aime pas trop non plus l'opposition grâce/disgrâce, que je trouve un peu facile.

Sinon, pour le reste, je suis sous le charme, merci. J'aime particulièrement la première et la dernière strophe.

   Lhirondelle   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Théa

Plus je relis, plus je visionne l'instant et c'est, malgré ton "accroche de présentation", un autre instantané que je vois, je vais m'en expliquer :
J'ai l'impression d'une scène où la narratrice voit au travers de celui qui photographie l'instant (ou simplement même le regarde)
Elle suit le regard qui "glisse une seconde" et "se pose là" elle y voit passer "l'extase" etc... je ressens aussi tout particulièrement "le long souffle" et "la grâce qui s'installe" le silence se tapit, bruyant et sourd"... La narratrice imprime la scène et "se cotonne muette, au fond de son oeil"
J'aime ces instants de "grâce" "assise sur le temps"

Donc pour moi, l'instantané d'un regard pour un autre regard posé sur un paysage et toute l'indicible émotion que cela peut procurer qui "sculpte l'âme en transparence"...

Peut-être que je me trompe mais je t'aurai donné là le véritable ressenti que me laissent tes mots.

Merci à toi
Bonne année Théa

L'hirondelle

   Anonyme   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
de l'émotion il y a, l'émotion muette. Il y a de la grâce.
Le temps est figé mais c'est une apparence, je dirai plutôt que tout se passe à l'intérieur des choses, du temps, de soi.
De jolis vers qui expriment avec justesse cette photo.

   LEVENARD   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Ce texte ne m'évoque pas grand chose ( un comble pour une photo).
A regretter la proximité de grâce et disgrâce...
La présence d'un nombre assez important de ces mots "incontournables" qu'il faut sans doute désormais bannir ou en tout cas n'employer qu'à très, très bon escient.
Indicible, lisière, extase, âme, silence "bruyant"

C'est plein de formules "je te dis/je te dis pas".
Sculpte l'âme en transparence ?
Le silence se tapit bruyant et sourd ?

A mettre à l'actif le mot "cotonne" qui me plait bien...

   jaimme   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très impressionnant d'être capable de poser l'indiscible, et de le partager avec le lecteur.
Tout est impression et laisse le champ libre au vécu personnel de chacun.
Une impression de légèreté et même de mouvement!
Bravo Théa!

   lotus   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une photo en noir et blanc mais à laquelle tes mots apportent couleurs et lumières.

Un style simple et dépouillé que j'aime chez toi Théa.Au bord de l'indicible, ta plume parle et fait passer toute la beauté de ce qui se voit, de ce qui se lit...lecture en transparence.

"Le silence se tapit
Bruyant et sourd
Et je me cotonne muette
Au fond de son œil"

Pas besoin d'artifice pour avoir l'âme d'une poétesse, les mots sont si bien choisis que tu fais mouche.

J'aime particulièrement ces 4 lignes." L'instantané" dans toute sa splendeur.

   Anonyme   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Je m'attendais à une description de paysage ou autre chose et puis non. Car en fait, il pourrait s'agir ici de n'importe quelle représentation photographique puisque tu parles d'un ressenti par rapport à une image mystère (pour le lecteur) puis de l'objet photo (d'une manière générale)

La première strophe me plait justement par le fait que cette lisière (que j'imaginais photographiée) n'est autre que la lisière (le bord) de la photo. Et donc, on cherche à imaginer comment les lignes d'un paysage cadré se poursuivent au delà du bord (de la photo).

J'aime aussi dans les strophe suivantes l'idée de s'imaginer un instant à la place de celui ou celle qui à prit ce cliché.
Mais j'aime aussi l'idée de n'avoir en fin de compte peut-être pas saisi ce qu'il y avait à voir. : ) Pas si évident qu'il n'y parait ce petit poème.
Ex : Lorsque le regard glisse une seconde/Se pose là .... est ce le regard de la personne qui regarde la photo, ou bien le regard du photographe ressenti par la personne qui regarde la photo ?
Bref, un petit doute qui ne me dérange pas. Je trouve même l'idée (si volontaire) intéressante et donc sa mise en forme plutôt habile.

   Raoul   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Mise à part la dernière strophe, ne n'accroche pas.
La proximité de "bord" et "lisière" comme celles de "dentelles" et "transparence" me gène, idem pour "grâce" et "disgrâce".
Tout me parait traité dans une langue sans contraste en une sorte de contemplation très lisse (sous verre donc?) du fait de l'absence de point de vue. Seule la dernière strophe qui, elle, décline enfin l'identité d'un "Je" rêveuse, regardeuse, regardée, parvient à m'évoquer quelque chose, l'idée originale de "cotonner" me séduit d'avantage, de même la juxtaposition de "Bruyant" et "sourd".
Pour moi, le poème gagne à être lu à l'envers, par cette progression il prend alors le relief et les aspérités qui me manquent en lecture naturelle.
… Peut être aussi est-ce le titre très narratif qui me pose problème, je pense qu'"Impression soleil levant" (peinture de Monet qui donna son nom au mouvement impressionniste), par exemple, aurait très bien fonctionné.

   belaid63   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"au bord de l'indécible
une lisière nue"
c'est tout le rêve monochrome de ma jeunesse; ces photos jaunies, prises avec des appareils qui cliquent. j'aimes beaucoup ce poème très simple et à la fois très beau.
belaid

   xuanvincent   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai apprécié dans l'ensemble ce poème qui m'a fait penser au thème de la nouvelle du même auteur "Le passage de la frontière".

Bonne continuation.

   kamel   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir thea

Mon regard se jette soudain devant cette photo de votre poème qui traduit en toute objectivité l'instant de ce clin d'oeil.
Cette perception authentique révèle l'éfficacité des vers choisis en fonction du rythme.
"Sculpte l'âme en transparence""ou passe l'extase""Assise sur le temps" "Au fond de son oeil" marque effectivement la progression
de cette prise de photo avec légèreté et souplesse.

beau paysage et belle représentation de la forme.

Kamel

   Anonyme   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je n'ai pas été "transportée" autant que je l'aurais aimé par cet écrit, mais je ne parviens pas trop à expliquer pourquoi ... Je peux juste dire que je n'ai pas trop aimé l'effet de "Dure" (que j'ai pris en première lecture pour l'adjectif au lieu du verbe), ni la proximité de "grâce" et "disgrâce". Et que le deuxième paragraphe me paraît un peu plus convenu que les autres.
Je note quand même les jolis "A rester figée / Assise sur le temps" et "Le silence se tapit / Bruyant et sourd".

   Lunastrelle   
15/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
(Je peux la faire?)
Bon, allons-y: c'est ce que j'appelle un cliché bien pris, un instantané saisi avec force, mais en même temps avec élégance et fugacité... Comme une caresse...


Les sons s'accordent avec l'atmosphère, sauf peut-être à ce moment là, où il est un peu trop âpre à mon goût:

"Sculpte l’âme en transparence"

Pourtant paradoxalement, j'aime beaucoup ce vers...

   melancolique   
26/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très beau poème, j'aime particulièrement le début :

"Au bord de l’indicible
Une lisière nue
Invente la dentelle des formes
Sculpte l’âme en transparence"

Merci pour cette délicieuse lecture ^^


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