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Poésie contemporaine
tib1909 : Le Jardin de nos songes
 Publié le 18/05/19  -  12 commentaires  -  2223 caractères  -  173 lectures    Autres textes du même auteur

Et puis plus rien. Parfois quelques brèves visites
L’amour recule en chancelant
D’aucuns pourraient penser qu’il s’agit d’une fuite
Mais en fait il prend de l’élan.


Le Jardin de nos songes



Assis sur une butte au bord d’un lac venteux
À parler de nos vies et puis du temps qui passe,
Et je revois le ciel où flottaient tes cheveux
Il laisse dans mon cœur un souvenir tenace.

Ce ciel n’a pas changé, et pourtant c’est un autre,
Il est d’un bleu profond qui retrousse mes songes,
Comme je me sens bien lorsque mes yeux s’y plongent.
Ce ciel, mon tendre amour, sera toujours le nôtre.

Dis-moi, ton cœur parfois s’envole-t-il Julie ?
Vers un lieu luxuriant étranger à nos sondes
Où s’écoule un cours d’eau sommeillant dans son lit
Où les feuilles au vent semblent d’un autre monde.

Et si des fois le soir tu aperçois la lune
Ne baisse pas les yeux, regarde-la briller
Elle montre la voie d’un paradis. Elle est
Le phare d’un pays où nos amours sont unes.

C’est un vallon garni d’une herbe fraîche et grasse
Où sous un soleil mou nos âmes se prélassent.
Loin de la ville emplie de fange ramollie,
Dis-moi, ton cœur parfois s’envole-t-il Julie ?

Il y a des prairies, des champs de fleurs d’été,
Une pivoine pousse à l’ombre d’un bouleau.
Parfois dans les remous, la rivière apaisée
Nous permet d’entrevoir ses rochers en îlots.

Un chêne impressionnant se tient un peu plus bas,
Tu adores y grimper, te suspendre à ses branches :
Genoux serrés, la tête en bas, mains sur les hanches,
Et pleuvent tes cheveux en brillant aux éclats

Et l’on joue, et l’on rit, on parle en bourbonnais.
Tu me lis des romans, je te dis des poèmes,
Et je m’endors, le nez dans tes cheveux défaits
Serré tout contre toi. Vingt Dieux, comme je t’aime !


Sans avoir à attendre au quai de quelque gare
Le cœur au bord des yeux, fermés quand tu t'allonges,
Laisse vagabonder ton esprit au hasard
Qu'il trouve le chemin du Jardin de nos songes.



________________________________________________

Dis-moi, ton cœur parfois s’envole-t-il Julie ?
D'après un vers de Charles Baudelaire (Moesta et errabunda) :
« Dis-moi, ton cœur parfois s’envole-t-il, Agathe ? »



 
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   Anje   
23/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Contemporain.
Un poème joliment bucolique. Des longueurs malgré tout qui auraient mérité d'être sabrées. Mais pas le magnifique "et pleuvent tes cheveux en brillant aux éclats" qui fit s'envoler mon cœur bien que je ne sois pas Julie.
Après quelques retouches, ce poème pourrait exhaler mieux son parfum de nostalgie.
Anje en EL

   Gabrielle   
28/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très bel hommage rendu à l'être aimé.

Ce monologue, riche en rétrospectives de moments de bonheur passés nous ouvre les portes sur l'intimité du narrateur/trice aux côtés de l'être aimés.

Tant de souvenirs remémorés,tant d'instants de bonheur partagé ne peuvent que faire voyager le lecteur au gré des souvenirs du temps passé.

Merci à l'auteur(e) pour ce délicieux moment de lecture qui renvoie chacun de nous à sa propre histoire.

Bien à vous.

   Corto   
28/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quelle complicité !
Ce poème qui se murmure entre deux êtres unis et émus par un solide amour est superbe.

Dès l'entrée avec "Assis sur une butte au bord d’un lac venteux
A parler de nos vies et puis du temps qui passe", on se sent obligé de s'immobiliser pour ne pas déranger ni interrompre ce tendre dialogue.

Les images sont évocatrices et émouvantes :"le ciel...d’un bleu profond qui retrousse mes songes".
On ne trouve pas de tristesse (et pourtant ??), juste du vécu heureux, presque chahuteur: "Un chêne impressionnant se tient un peu plus bas, Tu adores y grimper, te suspendre à ses branches".

Cela sent bon la promenade romantique, les souvenirs secrets avec cette belle interrogation répétée: "Dis-moi, ton cœur parfois s’envole-t-il Julie ?"

Bravo pour l'émotion partagée, la gaieté, la sensibilité.

Avec un regret pour cet exergue qu'aimerait ne pas avoir à lire. C'est décidé je ne le lirai pas !

   Provencao   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'appel du temps qui passe résonne comme l'appel à un souvenir tenace. J'ai beaucoup aimé ce chemin de la pensée et de cette poésie vers ce temps qui passe.

"Et si des fois le soir tu aperçois la lune
Ne baisse pas les yeux, regarde-la briller
Elle montre la voie d’un paradis. Elle est
Le phare d’un pays où nos amours sont unes."

Que demeure présent ce temps qui passe au cœur de chacun de nous , à sa présence, â sa vibration dans nos coeurs....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Vincente   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai beaucoup aimé la promenade de ce regard amoureux. Par la virtualité du rêve, deviennent possibles ces quelques moments de passion irrépressible. Et ainsi se substituent à la retenue surplombante, une réalité parallèle qui offre son dévers réjouissant. Seule déception, mais de taille, l'amour n'est peut-être pas unilatéral mais semble-t-il pas avoué, la dernière strophe jusqu'à son très beau dernier vers propose son espérance : "Qu'il trouve le chemin du Jardin de nos songes." ; au moins que chacun rêve de son côté, oui mais de concert...

J'ai trouvé un peu trivial au v13, le "des fois", j'aurais trouvé plus en accord avec le champ lexical un "parfois".
Mon vers préféré : "Et pleuvent tes cheveux en brillant aux éclats".
Sur la forme et le ton, alors que la musicalité est agréable, j'ai regretté d'entendre des formulations frôlant la mièvrerie (par exemple :"Parfois dans les remous, la rivière apaisée / Nous permet d’entrevoir ses rochers en îlots."). Il me semble qu'un "élagage" serait profitable, en conservant le meilleur, on obtiendrait une adhésion plus décisive.

   papipoete   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour tib
" dis-moi Julie, retournes-tu en pensées sur les rives de nos premières amoures ? Moi, chaque jour à te regarder, je me force à croire que je ne rêve pas ; et je m'en vais fermant les yeux, au bord de ce " lac venteux " où s'écrivirent nos plus doux souvenirs . Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il Julie ? "
NB votre poème recèle des pépites, comme " sommeillant au lit d'un cours d'eau ", mais pourtant cette déclaration à votre mie, s'étire trop et peut lasser le lecteur ! On ne dit jamais assez, tout ce qui à l'autre nous lie, mais il faut parfois retenir sa plume !
Dans l'ultime strophe, le " vingt dieux " me gène, car personnellement je l'emploie lorsque je suis en colère !
le 26e vers mesurant 13 pieds est-il la raison du " contemporain " ?

   Zorino   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour tib1909 (joli pseudo, et facile à retenir :-) ),

J'ai trouvé quelques lourdeurs à ce poème mais celui-ci transpire tellement la sincérité que ces ballonnements poétiques ont vite été chassés par mes émotions.
Quoi de plus beau qu'une belle petite ballade matinale au cœur de l'amour, surtout lorsque dehors le temps est propice aux escargots...

Merci pour le partage

   PIZZICATO   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les souvenirs submergent le narrateur " Assis sur une butte au bord d’un lac venteux ".
Tour à tour, la mélancolie du présent et l'immersion dans cette belle complicité d'antan.

Des images choisies pour faire entrer le lecteur au milieu de ces songes.
Et l'une des plus belles : " Et pleuvent tes cheveux en brillant aux éclats ".

Une poésie pleine de charme.

   Curwwod   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Une évocation extrèmement bucolique d'un amour gai, tendre et charnel parant la nature tout entière d'un vrai ravissement. Vous illustrez avec bonheur cette impression que lorsqu'on aime, tout est à l'unisson de ce sentiment débordant. C'est un peu la vision fantasmée d'un eden découvert grâce à l'aimé(e) qui magnifie tout ce qu'il (elle) habite. Je pense au Paradou de Zola dans la "Faute de l'abbé Mouret.

   Davide   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour tib1909,

"Mignonne, allons voir si la rose..." (Ronsard)
"Mon enfant, ma sœur / Songe à la douceur / D'aller là-bas vivre ensemble" (Baudelaire)
...

Déclaration d'amour intemporelle, ce poème ne renouvelle peut-être pas les codes d'un genre séculaire, éculé jusqu'à la moelle, mais sa lecture ne nous lasse pas.

Le schéma des rimes (alternance de rimes suivies, croisées et embrassées) est bien surprenant.
Même en contemporain, j'aurais préféré plus de régularité.

J'ai beaucoup aimé l'idée de ce vers refrain : "Dis-moi, ton cœur parfois s’envole-t-il Julie ?" que j'aurais toutefois agrémenté d'une virgule, avant "Julie".
Seulement, ce vers, j'aurais bien aimé le relire en fin de poème, comme une conclusion.
Deux occurrences pour un texte si long, je suis quelque peu déçu.

Par ailleurs, j'ai relevé quelques répétitions redondantes (au moins 3 occurrences), mais considérons qu'il ne s'agit là que d'un détail : "cœur" (sans compter le vers répété), "cheveux", yeux" et "parfois".
Ces mots très bateau disposent, heureusement, de quelques synonymes, lesquels peuvent délicatement enrichir un texte poétique.

Agréablement surpris par un vocabulaire qui tord gentiment le cou au romantisme convenu, mais pas trop : "lac venteux", "nos sondes", "grasse", "fange ramollie", "on parle en bourbonnais", et notamment c'est exclamation, presque hors contexte, mais tellement musicale : "Vingt Dieux, comme je t’aime !"

Je salue également le doux balancement des alexandrins, superbe pour un "contemporain".
Certains vers m'ont fait briller les yeux :
"Il est d’un bleu profond qui retrousse mes songes,"
"Le phare d’un pays où nos amours sont unes."

Et impossible de ne pas relever ce vers somptueux précédé d'un très beau trimètre :
"Genoux serrés, la tête en bas, mains sur les hanches,
Et pleuvent tes cheveux en brillant aux éclats"

Un beau texte romantique... qui m'a charmé.

Merci du partage,

Davide

   Lebarde   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Évocation onirique d’un amour profond et éternel qui se ressource aux bleus du ciel, à un cours d’eau, aux feuilles dans le vent, à l’herbe fraîche, aux champs de fleurs, ......j’adore la démarche puisqu’elle touche à mille choses de la nature!
Mais, en tant qu’auteur on m’a parfois reproché mes longueurs,
ici je subis un peu les votres.

Sur la forme je relève quelques vers bancales et quelques rimes approximatives dans l’avant dernière strophe notamment, qui même en poésie contemporaine me gênent un peu. Dommage.

Néanmoins la lecture est fluide et agréable et j’y ai pris grand plaisir.
Merci
Lebarde

   senglar   
21/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour tib1909,


C'est vrai que Baudelaire a semé quelques cailloux blancs tout au long de ce poème qui fument comme des pépites d'encens pour célébrer une belle échevelée, alanguie aux colorations de Courbet. Quel ciel, quelle campagne, quelles futaies et soudain le cri du coeur emballé, l'aveu illuminé, la révélation.
"Vingt Dieux, comme je t'aime !"
L'amour passé au tamis bourbonnais.
Un amour du terroir tourné en encensoir dans un jardin des songes.

Talentueux !


senglar


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