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Poésie néo-classique
TITEFEE : Le conte des Mille et Une Nuits
 Publié le 28/09/07  -  2 commentaires  -  2510 caractères  -  138 lectures    Autres textes du même auteur

Le sultan avait l'amour des mots...


Le conte des Mille et Une Nuits



http://www.archive-host2.com/membres/up/1086141494/LESULTAN.mp3


J’avais posé mes pieds sur l’humide sable,
Que ce soleil avait réchauffé de ces rayons.
Et les mouettes de leurs cris intarissables,
Chassaient les poissons dans les ondulations.

Le ciel avait revêtu cette laque bleue antique,
Car la nuit bientôt verrait briller mille planètes.
Les rochers rouges devenaient couleur brique,
Et je guettais les étoiles filantes ou la comète.

On nous l’avait annoncé cette belle nébuleuse
Avec sa queue gazeuse et sa course éperdue,
Dans ces mondes de silence, et ,mystérieuse,
Quand ici-bas Halley reviendra moi ne serais plus.

J’ai mis sur mes épaules le châle de cachemire.
Son tissu me fait penser aux femmes du sérail,
Ces belles odalisques, qu’en fresque on admire,
Et mon esprit leur invente des perles de corail.

Je me retrouve, assise dans une pose indolente,
Et je fume, à travers le tuyau noir d’un narguilhé,
Et dans ce palais mes formes si joliment opulentes,
Sont convoitées par le sultan que je refuse d’aimer.

Il y a dans le bassin bleu des odalisques d’Ingres,
Des blondes vénitiennes, qui étalent leurs rondeurs,
Des brunes, cheveux crépus, aux grâces malingres,
Des jeunes beautés ébènes, qui n’ont pas de pudeur.

Flottent dans l’air des senteurs capiteuses étranges,
Et les étroites fenêtres laissent à peine passer le jour.
Une langue de soleil serpente et éclaire la soie orange
Dont ce matin on m’a revêtue comme du plus bel atour.

Ce soir c’est mon tour d’entrer nue dans cette chambre,
Sur le grand lit de brocard épais, et de moelleux velours.
L’on m’a parfumée de musc et fait boire du gingembre,
Pour ne pas refuser du sultan une fois de plus l’amour.

Il est étendu nu, sur les draps de satin couleur crème
M’observe d’une façon obscène et il tient dans sa main
Une grappe de raisin qu’il picore d’une lenteur extrême
Alors je commence à lui lire une histoire et le fais bien.

Mille et une nuit folles ont passé comme ça sous la lune
Je racontais patiemment tous les soirs jusqu’au petit matin
Des histoires d’amour au récit si haletant et si opportunes
Que le sultan m’aima simplement mais sans m’avoir atteinte.


 
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   David   
18/3/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour TITEFEE,

Une trés jolie version des 1001 nuits, Shéhérazade, elle, voulait échapper à la mort, je crois que l'histoire ne dit pas si elle et le sultan...sans doute, le vrai conte a du être délayée à la censure des époque qu'il a traversé, la tienne ne camoufle pas les évidences.

PS: le lien en en-tête ne mène plus nulle part par contre.

   Anonyme   
18/3/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'auteur nous emporte sur un tapis magique duquel je n'ai pas vraiment envie de descendre. Lecture agréable et texte travaillé ! Merci Titefée !


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