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Poésie néo-classique
TITEFEE : Le poète
 Publié le 27/12/08  -  5 commentaires  -  971 caractères  -  89 lectures    Autres textes du même auteur

Tout artiste peut ressentir parfois que sa muse est volage et qu'elle s'en va fréquenter d'autres moins doués que lui.


Le poète



La création le prend et le tient tout le jour,
Écrire alors pour lui le rend quasiment sourd.
Au souffle de la nuit, griffant à l’encre sombre
Ses rêves éveillés dans des idées sans nombre
Il bâtit un roman, plein de trouble et remords,
Tout empli d’une histoire où se comptent les morts.

Nous entraînant très loin aux quatre coins du monde
Il redonne à chacun son âme vagabonde,
Abolissant le temps jusqu’à ce que vermeil
Se lève à l’horizon un énorme soleil.
Le poète est souvent trop fier et taciturne
Quand être reconnu n’est que cendres dans l’urne.

Aux concours, recalé, il s’estime banni
Par moins doué que lui ; son ouvrage terni.
Alors en un instant, se trouvant inféconde,
Triste sa muse fuit, le laisse sans faconde.
Pleurant silencieux ou criant sa colère.
Écarté de la gloire, il crie à l’arbitraire.
C’est parfois à sa mort qu’il sort de l’éphémère.


 
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   Anonyme   
27/12/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Très bien pour les idées développées. Combien de fois nous sentons-nous incompris? Combien de fois le poète sent-il son oeuvre mal jugée et pas reconnue à sa valeur que lui croit juste?

Je trouve très juste et bien vue les idées de ce texte.

Ensuite, vous avez dû travailler pour former des alexandrins.
Je fais quand même quelques critiques pour la forme:
-Au vers 5, parlez-vous du poète ou du romancier? (je chipote, je sais, puisqu'en fait vous décrivez les écrivains en général)
-"plein de " au vers 5 doit être suivi de noms communs au PLURIEL. Donc on doit dire: "plein de troubles". Problème ensuite pour finir l'hémistiche!
-"où se comptent les morts" ne me parait pas justifié, sauf pour les besoins de la rime.
-"les quatre coins du monde" sont une aberration si on considère que la terre est ronde (mais j'en conviens: c'est une expression consacrée!)
-Attention à la ponctuation: le point qui succède à "colère" devrait être remplacé par une virgule.

Sinon, je trouve des formules expressives comme "quand être reconnu n'est que cendres dans l'urne". Attendre sa mort pour connaître la gloire, quelle frustration!

Bonne continuation, Titefee!

   David   
27/12/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour TITEFEE,

Un peu d'humour en débutant avec cette écriture qui rend sourd, "Le poète" ne sert à rien, c'est bien connu. Et même plus il se déssert lui-même. Je crois que c'est quand même une éloge du "métier".

   Anonyme   
4/1/2009
Pourquoi participer le long de concours arpentés de dangers ? Pourquoi s'estimer vis-à-vis d'un autre ? La poésie, avant de n'être un objet d'orgueil et d'ostentation, doit être un parchemin tacheté de l'encre de nos pleurs et de nos sourires perlés d'étoiles scintillantes. La poésie n'a de sens que pour la personnalité qui s'irise en volutes ioniques somptueuses, dans une poétique à la recherche de la perfection, qui s'échappe, car notre perfection, elle-même, s'encoure avec le temps, dans une superbe course dont nous ne devons retirer que des sourires, afin de ne pas déprimer, de sorte que le tout devient un jeu, le plus fou, le plus suave, le plus doux, le plus exigeant.

   masdau   
21/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Pourquoi un point après "sourd" (vers 2)? n'est ce pas le souffle de la nuit qu'il n'entend pas?. De toute façon, je pense, qu'en matière de poésie, le point est à bannir. C'est aux lecteurs de le mettre ou non.
Ici, on assiste à la description du poète éthéré, vautré dans le nombrilisme et le rêve intérieur. C'est réaliste, mais la question demeure: le poète est-il un être hors du monde matériel?

   Anonyme   
31/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Uniquement car tu décris un "ami" rongé par l'écriture qu'il en a perdu son humanité... Un "pauvre" malade qui se croit unique en plus. Ton texte ressemble à une ancienne babiole que j'ai écrit pour des "amis".


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