Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
TITEFEE : Marie Laurencin
 Publié le 27/10/07  -  2 commentaires  -  2308 caractères  -  78 lectures    Autres textes du même auteur

Une vie d'artiste.


Marie Laurencin



Elle, si brune et si blanche, recherchait lentement
À mettre de la couleur sur sa toile patiemment.
Elle peignait debout, la tête sur le côté, et la clarté
Qui tombait rosée et tendre du lourd plafonnier
Venait éclairer les silhouettes graciles et aériennes
De sylphides aux yeux semblables à des trous noirs
Les faisant ressembler à de mystérieuses souveraines.

Marie Laurencin, dessinait avec le secret espoir
Que ce qu’elle inventait dans sa tête vienne vivre
Dans ses longues femmes pareilles à des plantes.
Quand écrasée de fatigue, elle était presque ivre,
Elle s’endormait, en boule, sur le sofa amarante.

Elle rêvait encore de ces longilignes promeneuses
Qui hantaient ses nuits blanches, de leur peau crayeuse
Et elle appliquait juste un peu de mauve aux yeux
Pour donner de la profondeur à leur regard creux.

CE SOIR ELLE IRAIT DANSER

Marie regardait par la fenêtre mourir ce jour d’hiver.
Le ciel était brouillé et d’un noir écran de suie sale
Les fumées, poussées par un violent vent de travers,
Souillaient un peu plus de gris le dôme de la capitale.

Paris prenait son odeur âcre et humide et allumait
Les taches rondes des becs de gaz qui scintillaient,
Semblables à des étoiles figées, d’une pâle lumière,
Qui, dans le lointain, devenaient qu’infime poussière.

Les quais, et leur double rang de perles lumineuses,
Doublaient la Seine d’un ruban serpentin et moiré.
Le fleuve, recouvert de fines strates brumeuses,
Voyait sur ses eaux des bateaux fantômes passer.

Marie retourna à sa toile inachevée et éclaira la pièce,
Prit ses pinceaux, ses pastels doux et cligna des yeux.
L’on vit bientôt naître des couleurs pleines de tendresse
Et des femmes fragiles aux lisses visages gracieux.

Marie Laurencin, était jeune belle et amoureuse
Ce soir tard, elle irait danser au Bateau-lavoir et rirait
Avec les artistes, les poètes, et leur vie aventureuse,
Leurs amours effrénées, leurs talents, la feraient rêver.


Vous pouvez écouter ici


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   bernalot   
27/10/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
ce poème donne vie à cette peintre géniale. Tout y est : l'athmosphère et les décors.

   jensairien   
28/10/2007
ce poème m'a rendu curieux de rencontrer cette Marie Laurencin, "jeune belle et amoureuse".
Je l'ai retrouvé, dans un coin de la toile, perdue avec ses amis peintres et poètes. Soulevez vous aussi un coin du voile

http://www.learnfrenchinboston.com/images/Laurencin_appolinaire_anniversaire_douanier_.jpg


Oniris Copyright © 2007-2019