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Poésie libre
TITEFEE : Pompier sauveteur [concours]
 Publié le 22/10/08  -  3 commentaires  -  1670 caractères  -  47 lectures    Autres textes du même auteur

Quand le malheur s'abat sur l'homme, il n'est plus d'ennemi mais seulement des bonnes volontés pour préserver la vie.


Pompier sauveteur [concours]



Ce texte est une participation au concours n°7 : Au travail ! (informations sur ce concours).




Une odeur de poussière et des fumées noires
S’abattent sur le lieu du tremblement
Les maisons éventrées montrent la vie
Qui a été fauchée en un instant si court
Que l’on n’a pas eu le temps de se dire

ADIEU

L’amour n’a plus cours
L’équipe est arrivée et suivi de Brigand
Mon chien secouriste je déblaye les gravats
D’une maison ou du moins ce qu’il en reste
Et j’écoute le silence déchiré par les

HOMMES

Qui grattent désespérément,
Épuisés,
Á la recherche ceux qui sont
Enterrés

VIVANTS

Mon chien jappe. Ses pattes agiles s’activent
Dans un interstice recouvert de ferraille
Je colle mon oreille et j’écoute
Y a-t-il encore âme qui vive

LA ?

Il faut se hâter car le temps s’écoule inexorablement
Chaque heure qui passe
Voit les chances s'amenuiser
De retrouver des survivants
Sous les ruines fumantes

LA TERRE

Enterre des noms, des vies
Sous des tonnes d’éboulis
Et l’angoisse est suspendue à ces pompiers
Venus d’un autre pays
Que l’on dit ennemi
Mais l’homme qui

EST CAPABLE D'OUBLI

Vient apporter la force de ses bras
Pour que vive encore
Ce respect de la vie

ADIEU HOMMES VIVANTS, LA TERRE EST CAPABLE D'OUBLI


 
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   David   
22/10/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour TITEFEE,

La forme est particulière et donne un effet, plutôt dramatique et sombre : l'éloge du sacrifice, enfin du don de soi est largement modéré par la phrase mise en exergue, trés fataliste...

Peut-être un poème de pompier plus réaliste qui sort du "engagez-vous, rengagez-vous, vous verrez du pays"

[Pour la forme, il y a ce vers : "Á la recherche (de) ceux qui sont"
à la ligne 15, il me semble que le (de) a été oublié ? et le "la ?" en gras de la ligne 24, il devrai s'écrire "là ?" et la phrase finale être "Adieux hommes vivants là, la terre est capable d'oubli"]

   xuanvincent   
22/10/2008
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai apprécié la forme, la double lecture possible de ce poème.

Je suis d'accord avec David, la phrase finale me paraît être "Adieux hommes vivants là, la terre est capable d'oubli"

Détail : j'ai moins aimé le "mon chien", j'aurais sans doute préféré (il s'agit d'un avis personnel) qu'il s'agisse d'un chien en général, de même d'une équipe de sauvetage non définie et non celle précisément de la narratrice.

   Bidis   
24/10/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai trouvé ce poème très beau.
Mais trop beau, trop esthétique, pour le sujet, qui est, en fait, d’une violence terrifiante et demanderait d'être traité de façon moins jolie, moins édulcorée - plus percutante.


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