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Poésie néo-classique
TITEFEE : Terra incognita - Suite et fin
 Publié le 03/09/08  -  2 commentaires  -  2805 caractères  -  8 lectures    Autres textes du même auteur

Un monde inconnu, sur une galaxie inviolée par l'homme d'en bas et qui découvre que tout est à faire, à parfaire et non à refaire et une autre légende y naît.


Terra incognita - Suite et fin



Suite 11

Je m’enhardissais chaque jour un peu plus dans ce monde immense
Portant l’huile d’un arbre qui dans un creuset demeurait enflammée
Et je surprenais parfois des sons aiguisés entendant dans le silence
Des bruits inaudibles si j’avais été encore sur ma terre bien-aimée

J’avais traversé un désert, de milliards de billes de verre recouvert.
Hélas, autour de moi, aucune vie ne subsistait, tout semblait désert !
Dans ce paysage, qui rayonnait fortement, rien n’y semblait vivant
Rien ne poussait entre ces microscopiques sphères aux reflets ardents

Je renonçais à poursuivre mon exploration dans ce drôle de sable
Mes pieds en sang, ma gorge en feu, je me traînais jusqu’au camp.
Noirci, à moitié nu, poils et cheveux grillés, j’étais méconnaissable.
Et c’est alors que je le vis, cet être brillant comme soleil éblouissant

De ses grands bras aux jointures molles de grands ronds il décrivait
Pendant qu’autour de lui et l’englobant se formait une coupole irisée.
J’étais attiré par lui comme par un aimant, jusqu’à ce qu’un haut mur
Aux pointes de cristal me barre le passage vers cette insolite créature.



Suite 12

Quand la vision de cet être mythique s’allongea, et devint immense
Les vents solaires se levèrent, soulevant alors un brouillard de lumière
Qui engloba tout dans son ruissellement d’or et elle pénétra la matière
Je ressentis alors en mon cœur blasé naître une universelle espérance.

Pour la première fois je découvris, levant la tête, le dôme lumineux
Qui, éclairé, se matérialisa telle une coque tapissée de mille paillettes,
Et je compris instinctivement que j’avais été observé dans ce lieu,
Comme sur Gaia ma terre l’on captait la nuit le chant des planètes.

Sur l’écran arrondi de la coupole assombrie des images se formèrent
Et je vis des paysages familiers, des capitales aux pouvoirs fabuleux,
Des personnages connus dans le monde d’en bas et même ma mère,
Morte depuis vingt ans, et je retrouvais tout l’amour dans ses yeux

Bientôt une foule s’approcha, vêtue pareillement de robes blanches.
Portant des présents, dans des paniers tressés, et m’en faisant offrande,
Trois hommes mirent genou à terre et ceinturèrent d’or mes hanches,
Et me couronnèrent d’un anneau ciselé et d’une longue houppelande.

Ma compagne fendit la foule, portant l’enfant nouveau-né dans ses bras.
Elle avait le visage transfiguré par le bonheur intense de la maternité.
Mais ce n’était pas moi que la foule venait, par tous les chemins, adorer,
C’était ce bel enfant, innocent, promu à un destin divin dans ce monde-là.


 
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   xuanvincent   
3/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce dernier épisode m'a plu, comme les précédents. L'écriture m'a paru toujours aussi réussie, les images aussi poétiques.

La fin m'a fait penser un peu à l'adoration des mages devant l'enfant Jésus, en présence de ses parents.

PS : J'espère que nous pourrons entendre ce texte, conté par Titefee.

   David   
15/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour TITEFEE,

Une fin mystique, aprés la traversée d'un désert de billes de verres, des milliards c'est écrit. J'ai lu un truc sur un "jeu des mille billes", un truc pour lutter contre le temps perdu...

la compagne du héros fait un peu potiche, je m'attendais chaque fois à la voir agir... d'une façon ou d'une autre. Mais bravo pour avoir mené ce poème à son bout.


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