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| Curwwod
17/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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J'ai la curieuse impression qu'il y a quelque chose de fort et prometteur dans ce texte volontairement rendu ésotérique tant par l'absence de ponctuation ( apparemment c'est devenu une mode destinée à complexifier la compréhension et par là même faire savant et peut être poétique : et versait un parfum de thé vert et de pneus) que par un parti pris syntaxique.
Apparemment l'auteur déplore l'absence d'un être aimé jusqu'à l'automutilation et même le suicide (il est déjà trop tard pour que j'apprenne à vivre/répétition X3 de "alors je tape au mur en fracassant mon crâne" et la séparation est peut être symbolisée par l'orthographe de "J'ai mais" pour J'aimais. Quelques très belles images (à rêver que la nuit s'ouvrait comme une fleur) mais la complexité recherchée en particulier au début du texte ne me paraît pas être un plus poétique. |
| Passant75
17/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Le poème peut surprendre par son style fragmenté et surréaliste, oscillant entre quête d’un « autre » et introspection douloureuse. L’absence de ponctuation autorise plusieurs interprétations. Pour ma part, j'ai trouvé l’expression « j’ai mais … » intéressante, elle peut traduire un paradoxe, l’auteur croit posséder quelque chose, mais voit le doute s’insinuer aussitôt, ce qui traduit son instabilité et son obsession. Mais d’autres interprétations semblent possibles, notamment, reprenant un propos rimbaldien, « Je est un autre ».
Des images telles que « la nuit s’ouvrait comme une fleur », ou « un parfum de thé vert et de pneus » mêlent la beauté à l’absurde, mais leur décalage peut aussi être déstabilisant. La répétition insistante de « alors je tape au mur en fracassant mon crâne » imprime un rythme lancinant et traduit une violence intérieure, mais son insistance peut toutefois confiner à l’excès. Si l’audace stylistique crée un poème intense et original, le mélange de lyrisme, d’absurde et de surcharge dramatique rend quelquefois le texte plutôt confus. Au final et malgré cela, le poème réussit à transmettre un désespoir vraiment poignant. Par ailleurs, mon ressenti tient compte de l'originalité du texte. |
| LeChevalier
9/6/2026
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Je n'ai pas aimé ce texte dès la présentation : je trouve que c'est un excès de zèle que de se mettre sous l'égide d'un poète, dont le patronyme évoque l'Espagne, et d'un footballeur de la même nationalité (Google confirmera aux curieux la réalité de Vicente Guaita). Mais bon, passons.
L'auteur a choisi une forme délibérément éclatée au niveau syntaxique mais irréprochable au niveau métrique. C'est comme une moquerie avec le vieil alexandrin, déjà traité de niais par Hugo. L'auteur ne se contente pas de rire de Hugo, il blague avec Rimbaud aussi : « Je est (mais peut-être) un autre ». Admettons. Observons les deux premières syllabes du texte proprement (?) dit : [ʒemɛ]. Entre deux orthographes assez claires, « j'aimais » et « j'émets », le poète en choisit une troisième : décidément, beaucoup d'admirateurs de Mallarmé marchent parmi nous (« Attendez, par pudeur, que j'y ajoute, du moins, un peu d'obscurité »). Pardonnons. Ensuite, nous sommes introduit dans un univers poétique assez convenu et qui nous plaît par son charme désuet mais qui, brusquement, prend une odeur de pneus. J'hypothétise une composition sur une aire d'autoroute, ce qui justifierait l'assonance « fleur - pneus ». On avance vers la sortie suivante où on découvre que tu aussi est peut-être un autre. Un clin d'œil à Einstein avec le « le temps s'espaçait » (je reconnais, quand même, comme un certain mérite du poème cette cédille aussi étonnante que judicieusement placée -- n'oublions pas que ce signe diacritique nous vient aussi de l'Espagne). Le texte se conclue par une triple répétition (« O terque quarterque beati... ») qui relève du langage djeuns : « je me fracasse le crâne » voualnt dire tout simplement « je ris à gorge déployée ». Au final de cette lecture, je suis bien content de ne pas avoir à mettre une appréciation. Je clos les yeux et j'imagine un instant que les catégories des nouvelles sont utilisées également pour les poèmes : celui-ci, je le verrais bien en « Humour/détente ». |
| Eskisse
9/6/2026
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Bonjour Tome15545
Il me semble que ce poème ne m'est pas destiné. Il est fait d'emprunts, écrivez-vous. Mon plaisir de lectrice résiderait alors à reconnaître ces emprunts pour goûter la part d'originalité dans l'insertion de ces emprunts. Le hic, mis à part pour Rimbaud, c'est que je ne les vois pas, ces emprunts. Ma culture étant limitée et/ ou ne correspondant pas à la vôtre, je ne peux tirer plaisir de la reconnaissance. Que faut-il faire alors ? Procéder à une lecture aveugle d'emprunts ? Oui mais pourquoi alors l'annoncer ? Peut-être éclairerez -vous votre démarche. Pour la lecture aveugle, la métrique régulière donne de l'ampleur à la tonalité mélancolique. Mais j'avoue que la syntaxe du premier vers m'a déroutée. je suppose que le locuteur n'ose pas dire " j'aimais" ? Je suis perplexe. Merci du partage |
| Cristale
9/6/2026
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Dur et tendre à la fois, l'alexandrin a jeté la rime par dessus l'épaule du lecteur pour danser sa valse à douze temps dans un costume sur mesure.
Entre le désir de vivre et l'attente de la mort, j'entends le martèlement d'une souffrance à ne pouvoir assumer l'une, à vouloir repousser l'autre, un désir d'attraper l'instant contre celui ambiguë d'appeler la fin. De quoi se taper la tête contre les murs ou de s'en remettre à l'auto dérision pour garder le contrôle. Nous ne somme pas loin de la pensée automatique, c'est déjanté, en apparence, mais profond. Je n'ai rien d'intelligent à dire sur ces vers qui me semblent un pied de nez pour se voiler la face et ne pas montrer des faiblesses pourtant très humaines. En espérant que mon ombre personnelle ne suivra pas ce commentaire*, je ne saurais qu'attendre la parole de l'auteur pour m'éclairer sur ses intentions d'écriture. L'auteur semble ne pas apprécier les notations, je m'abstiens donc par respect. P.S.; *eh non, aucun doublon de moi-même ne m'a suivie ^^ |
| Million
10/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ah j'aime beaucoup plusieurs choses surprenantes (et c'est le début de l'attrait : le bizarre)
Aucune majuscule, aucune ponctuation, aucune rime. Le décor est posé. Des entorses à la plus simple rédaction ; l'intérêt est immédiat. ça c'est beau, et bizarre. J'avoue le parfum de pneu m'a scotché ! Boum ! superbe après le thé vert, le contraste, la nuance extrême. Et puis les trois derniers vers, voilà de la poésie... Bravo, c'est sublime, continuez comme ça ! |
| Cyrill
10/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Tome155.
Ça c’est du contemporain qui exploite toutes ses possibilités. La tenue de l’alexandrin se heurte à une syntaxe bousculée, qu’on peut trouver incompréhensible parce quelle chahute, mais c’est là justement que je vois une belle plus-value. Le poème précipite dans un état de conscience modifié, où le rationnel n’a pas droit de cité. J’ai ma propre appréhension de ce texte, qui est peut-être loin de vos intentions d’auteur, mais je peux dire qu’il m’a procuré beaucoup de plaisir. À ce titre je pourrais citer moult vers et tournures, en voici : « un autre accueilli des mystères », « lentement tu venais spectre de la nuance »… Il y a une tonalité de désespérance qui interroge, elle est à son apogée dans le triple vers de clôture. Bravo et merci pour le partage. |
| Lariviere
11/6/2026
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Bonjour Tome15545,
Au premier abord, je suis plutôt enthousiaste devant ce poème. Comme d'autres, j'ai aimé la prise de liberté du fond et du langage (et sa déconstruction), bien servi par une forme métrique solide. Le traitement est résolument surréaliste. Et dans ce domaine, le texte fonctionne, est même impactant dans son expression et donne un résultat abouti. Mais c'est l'intention d'auteur qui me laisse circonspect. Ce poème pourrait être une sorte d'hommage en référence à certains auteurs du genre, mais si j'en crois l'exergue et que je découvre ces "nébulistes qu'il ne faut pas nommer" (pourquoi d'ailleurs ?), je trouve que cette présentation est assez péjorative et je me demande alors si ce texte n'est pas simplement un pastiche pour se moquer de ce type de courant artistique. J'espère que l'auteur me donnera plus d'explications sur ses intentions. En attendant d'en savoir plus, je m'abstiens d'évaluer. Bonne continuation, toutetefois. |
| Chlo
11/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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J'ai énormément aimé ce poème, d'une étrangeté et d'une densité peu communes. Bien qu'obscur à travers ses double/triple ententes, son dépouillement en matière de ponctuation et sa grammaire disloquée, peut-être jusqu'à l'anacoluthe, il possède une véritable et pudique mélancolie et des fulgurances peu communes (le vers "Il est déjà trop tard pour que j'apprenne à vivre", d'une musicalité parfaite qui sent effectivement son Aragon, brille par sa simplicité comme un éclat de lumière au milieu de l'obscur et me bouleverse sincèrement).
On retrouve par ailleurs partout une musicalité d'une grande maîtrise dans l'utilisation qui est faite de l'alexandrin, qui est un régal pour l'oreille. Quant à la chute, dont la répétition fait écho au martèlement du crâne contre le mur, il est d'un désespoir glaçant qui renforce la puissance jusqu'ici lyrique du texte. Il est rare de voir des images aussi nébuleuses et surréalistes aussi bien servies par la musicalité d'un texte, et sa lecture me restera longtemps en mémoire. Merci pour cette grande et belle modernité. |
| Louis
11/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Le premier vers, qui est aussi le titre du poème, présente une syntaxe étonnante, et sans ponctuation, comme l’est le principal emprunt de ce texte, c’est-à-dire le poème d’Aragon : « Il n’y a pas d’amour heureux ».
Le texte semble illustrer, chez cet individu particulier qu’est le locuteur, pour montrer à quelle folie cela mène, ce vers de L. Aragon à propos de « l’homme » en général : « Sa vie est un étrange et douloureux divorce ». Ce qui frappe avant tout, dans le premier vers, c’est ce qu’il advient au déictique : « je ». À peine énoncé comme sujet d’un verbe, il est mis en doute par un « autre », avec ce qui se lit comme une incise, ou un énoncé incident, mais sans les signes de ponctuation qui l’indiquent habituellement : « mais peut-être un autre ». Un trouble se trouve d’emblée manifesté dans l’identité du locuteur, dans l’identité d’un « soi-même ». Soi ou un autre ? Soi et un autre ? Un dédoublement semble caractériser la position du locuteur. Une séparation, d’autre part, ou une "schize", sépare le déictique comme sujet de son acte exprimé verbalement par le verbe « chercher ». L’énoncé incident pourtant ne suit pas le « je », mais l’auxiliaire "avoir" d’un passé composé. L’absence de ponctuation permet donc d’entendre un autre verbe, le verbe aimer à l’imparfait : « j’aimais ». Ainsi le premier vers pourrait se lire comme une seule phrase : « J’aimais peut-être un autre en vain cherché le soir », en suppression de l’incidente. La suite du texte exige pourtant que celle-ci soit conservée. Le texte se lit donc de façon plurivoque, dans une double entente. Un autre, comme un double de soi, est aimé, mais une séparation est survenue, une disjonction, une "aliénation", ou pour utiliser le terme du poème d’Aragon « un divorce », ainsi cet « autre » est-il vainement recherché pour rétablir une unité perdue. La quête de l’autre se ferait « le soir », « au soir, désœuvrés, incertains » : écrit Aragon, tardivement donc, en fin de journée, en fin de vie, à l’heure des spectres, « spectre de la nuance », et des fantômes (serait-ce là l’emprunt à de Guaita ?) Mais le deuxième vers poursuit la phrase au-delà du premier. L’objet de la recherche apparaît donc comme : « la raison qui me tenait en vie » Quête donc d’une raison de vivre. Et l’autre, le double, le fantôme, ou bien la moitié perdue de l’androgyne originel, ou encore le "corps astral" serait peut-être cette raison de vivre. Un bonheur dans l’unité fusionnelle avec l’autre, peut-être. La séparation, ou l’incertitude quant à la coïncidence avec son autre, ou l’identité qui se perd dans l’idée d’être l’autre de l’autre, est douloureusement vécue. Une faille semble s’être ouverte dans l’intégrité psychique du locuteur, une béance interne entre lui et lui-même, le séparant lui et son double, à la fois même et autre. Avec Aragon, il faudrait évoquer une « déchirure » : mon bel amour mon cher amour ma déchirure Il est remarquable que la phrase où apparaît la locution « moi-même » soit suivie de « ou quiconque » et surtout soit suivie d’un « tu », allocutaire qui n’est pas nettement distingué de « moi-même » : « lentement tu venais spectre de la nuance », alors que l’énoncé « qui moi-même », introduisant une subordonnée, appelle dans le contexte un verbe actif qui s’avère absent. En place du verbe attendu, il y a cette lente venue de « toi ou peut-être un autre ». Une nébulosité enveloppe à la fois le locuteur et l’allocutaire. Elle embrume cet "autre" qui, comme Godot, doit venir, mais à la fois vient et ne vient pas. Il vient dire de l’attendre, sa venue n’est qu’une parole, un « murmure », des signes et non une véritable présence, de corps et d’âme ; la venue semble toujours différée, et l’entente se confond quasiment avec l’attente : « j’entendais ton murmure et j’attendais en vain ». La parole, réduite à un « murmure » semble indiquer encore l’élévation d’un infranchissable mur qui empêche la rencontre, la coïncidence, l’union entre « l’autre » et le « moi ». Ainsi « tu venais mais le temps s’espaçait entre nous ». La venue donc n’en est pas une, une distance se maintient toujours, irréductible. Une distance temporelle. Un décalage temporel, faudrait-il dire. L’un n’est pas le contemporain de l’autre. Et cet écart équivaut à un espace de séparation. Ce décalage engendre une discordance, un « retard », alors : « il est déjà trop tard pour que j’apprenne à vivre » Un emprunt à L. Aragon est explicite : Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard Apprendre à vivre, c’est aussi apprendre à aimer. Apprendre à être soi-même dans l’autre. Le destin tragique évoqué par Aragon ne pourrait mener qu’à la folie, que les trois derniers vers rendent par le cliché du « fou » qui se fracasse le crâne contre les murs. Ces murs intérieurs, ces murs "murmurés". Trop tard pour apprendre à vivre, on a toujours déjà trop « mûri ». Faute d’union, le locuteur préfère la désintégration, l’éclatement de sa personne, en se « fracassant le crâne ». Pas de rime dans ce poème, mais des répétitions : les trois derniers vers comme un martèlement, ou encore : « J’ai mais peut être un autre ». S’il faut entendre « j’aimais un autre », c’est avec une incertitude : « j’aimais peut-être ». Cet « autre » pourrait être « soi », une image de soi, et donc si amour il y a, il serait un amour narcissique. Difficile dans la vie de "rimer" avec l’autre, quoi qu’il en soit. Il n’y a que quelques répétitions dans ce texte, de l’identique, répétition du même, et non des rimes, or dans les rimes, il y a des aussi des répétitions verbales, des doubles sonores, mais ces répétitions comprennent la différence entre deux mots. La répétition de mêmes mots semble, dans ce texte, une "rime généralisée" qui exclut la différence, qui ne laisse à l’autre que la figure d’une même narcissique. La répétition semble au cœur même de ce texte, par l’introduction du double, à la fois autre et le même. Texte intéressant dans l’ensemble, qui semble avant tout un détournement de celui d’Aragon : « il n’ y a pas d’amour heureux ». |
| Donaldo75
20/6/2026
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De l’audace ou du Boronali ?
Telle est la question que je me pose sur ce poème. En réalité, je ne demande pas spécialement de réponse. Les images ont un air de Dali ou de Magritte – je reste dans le pictural après la référence à Boronali – et les scories de syntaxe semblent bien voulues un peu comme du Basquiat. Le truc tangente le surréalisme. J’aime bien la fin. En fait, c’est elle qui m’a donné envie de commenter ce Boronali. |




