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| Curwwod
20/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Une diatribe percutante qui dénonce tous azimuts les politiciens avides de pouvoir situés à droite et surtout à l'extrême droite de notre échiquier politique. Marine en prend pour son grade comme tous ceux qui prônent un racisme ordinaire et un nationalisme mal compris. Les images sont très évocatrices et rappellent un passé abominable, (qui viennent abuser De l’hospitalité que payent nos impôts ;/ Avec des barbelés installés tout autour, Rythmés de miradors et des doux aboiements Des bergers allemands, forcément allemands,). les milliardaires égoïstes qui n'ont que leurs profit pour crédo ( car on ne veut que prendre / Et posséder le monde ; il faut que se répandent / Sans fin, surtout sur les écrans, les dividendes). J'ai bien aimé le néologisme " pillardaires" très évocateur du comportement qu'on observe de manière de plus en plus évidente.
Je suis assez d'accord avec votre intention mais je crains que son ton partisan ne soit censuré. L'écriture est incisive, claire bien adaptée au propos. Je ne reprocherai à ce texte d'un engagement incendiaire que d'avoir été lu en apnée tant les blocs de texte sont massifs malgré la ponctuation. Il serait souhaitable de l'alléger au moins visuellement en séparant les cibles de vos attaques. |
| Passant75
20/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Ce poème se présente davantage comme un texte engagé que comme une poésie au sens traditionnel. Multipliant les références à des régimes totalitaires, l’auteur dénonce la montée des discours nationalistes, xénophobes et autoritaires. Par ailleurs, le point Godwin est rapidement atteint.
Le ton est direct et le discours percutant. La dernière partie, qui critique le consumérisme et la domination de l’argent, élargit aussi la portée du poème. Cependant, j’ai surtout eu l’impression de lire un tract politique mis en vers. Le message est très explicite, sans nuance ni véritable ambiguïté poétique. Tout est démontré et orienté, ce qui laisse peu de place à l’émotion personnelle ou à l’interprétation du lecteur. Au final, mon ressenti reste partagé, le texte est fort et inquiétant, mais sa dimension militante prend souvent le dessus sur la poésie elle-même. Il assène ses vérités davantage qu’il ne fait rêver ou éprouver. |
| LeChevalier
20/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Malgré le caractère inachevé du texte et une certaine inclinaison à la rime facile, j'en ai bien aimé la verve et la sincérité.
Une grande originalité formelle : deux parties, la première en rimes masculines, la deuxième - en féminine. Encore plus original : la frontière entre les deux n'est pas une frontière de phrase. Quelques vers d'allure formulaïque dans la première partie: « Ils ont été vaincus mais ne sont pas partis », « Ils promeuvent la haine et promettent la paix », « Qu'importe ce qu'on dit, il suffit d'accuser » (mon préféré). J'ai bien aimé que les choses soient appelées de leurs vrais noms. Dans la deuxième partie, beaucoup d'enjambements : « libres // De pouvoir », « les dividendes // D'un plaisir », « leurs légendaires // Profits » etc. Une certaine obsession fiscale : « impôts », « imposables », « contribuables ». Une syntaxe très orale, comme ce « libres de pouvoir nous défendre » avec son « pouvoir » complètement inutile mais que les jeunes aiment tant ; ou comme ce « en se moquant » à la place de « en nous moquant ». Bref, ce texte m'a gagné avec l'authenticité de la colère qu'il exprime et avec son langage ordinaire qui fait « jeune ». Reste-t-il que la fin est bâclée et il n'y a pas de véritable conclusion. |
| Cyrill
11/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Ouf, quelle charge ! Sa présentation en deux blocs m'évoque deux pavés jetés sur les vitrines de l'apparence et de l'apparat. Le discours est bien huilé, accessible et incisif. La colère est palpable, elle fait du bien à entendre et à lire dans la tiédeur de l'atmosphère.
Du bien envoyé et nécessaire, merci de ne pas mâcher vos mots ! Ça c'était mon premier cri en EL. Je rajoute pour l'étoffer un peu ce que j'ai pensé et dit ce matin en forum : C'est malin et pour tout dire absolument décoiffant d'avoir su faire rentrer du langage parlé et vindicatif - ce qui ne veut pas dire vocabulaire pauvre - dans d'intouchables alexandrins néo-classiques. Intouchables mais touchés ! haha. Ça vous envoie les conventions au tapis et je trouve que c'est exactement ce qu'il faut pour le propos. Propos qui a le mérite d'appeler un chat un chat, de griffer quelques sensibilités à rebrousse-poil et de feuler devant les périls qu'on ne saurait ignorer. |
| Mokhtar
10/6/2026
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Le commentateur se trouve un peu décontenancé lorsqu’il doit se pencher sur un « poème » plus qu’engagé, déroulant avec un sérieux imperturbable l’argumentaire rebattu d’un parti politique, situé à un extrême, et s’appliquant à pourfendre son miroir inversé de l’autre extrême. Puisque cette « poésie » a reçu le feu vert du CE, on doit peut supposer que le site accepte quelque peu des risques de polémiques, et de prises de positions partisanes, voire prosélytes, un peu inhabituelles ici.
Ledit commentateur se doit par ailleurs être prudent. Toute critique ou même toute interrogation court le risque d’être happée dans ce qui imprègne ce texte : la prépondérance d’une fausse dichotomie, qui par un réflexe binaire, a tôt fait de promouvoir le critique en porte-drapeau du camp opposé. Dont je vais néanmoins m’amuser à pasticher la réplique. Notons que les rimes plates conviennent particulièrement aux sermons et aux litanies, là où l’on assène et où l’on pourfend. Comme souvent lorsqu’il est question de migrations surgit la grosse ficelle attendue : l’accusation de racisme, ici au détriment des « pas comme nous ». Il est d’ailleurs récurrent de voir des privilégiés, bien à l’abri, s’auréoler d’un antiracisme flamboyant, signe de vertu, et accessoirement…pêcheur de suffrages colorés. La diatribe ne pouvait que glisser gracieusement vers le point Godwin, avec l’évocation de barbelés et de miradors potentiels. Rassurons-nous. La stigmatisation ne porte que sur les camps imaginés, pas sur ceux d’hier. Sauvons le mouton noir. Tout noir. Si seuls les pieds sont noirs la requête est caduque. Mais célébrons surtout l’efficace bélier noir, et son abnégation à tirer ses coups pour massifier le cheptel. S’offrant ainsi des citadelles où les « pas comme eux », les visages pâles et leurs indécentes femmes à tête nue, se sentent aussi à l’aise qu’une dépouille royale un jour d’insurrection. Sauf s’ils s’annoncent en quête d’un peu d’herbe sèche ou de poudre à nez. Dans des zones où des pandores sous-payés traquent les kalachnikovs avec des pistolets à eau. Ainsi les moutons coloniaux, toutes toisons confondues, profitant de l’aide de bergers complaisants à visées interlopes, pourront squatter chez ceux qu’ils ont jadis chassés et bannis de leurs propres pâturages dont les mannes sont désormais réservées à des colonels repus. Et tandis que ces moutons brouteront sans vergogne dans leurs nouveaux pré carrés, les chevaux de labour et les vaches à lait mourront de froid à force d’être tondus et retondus jusqu’à l’os. Que restera-t-il du pays conquis quand les coucous auront fini de rincer les cocus ? Est-il encore quelque Eldorado pour les nuages de sauterelles ? Finalement dans ce texte seule semble sensée la critique de la surconsommation. Quant à l’antienne racoleuse visant les riches, elle ne séduira que les nuls en mathématiques. Les 100 plus grandes fortunes françaises représentent un patrimoine de 800 Milliards, non compris celles des narcotrafiquants, bien à l’abri. A comparer avec la dette de la France : 3460 Milliards. Éradiquons cette vermine, et vendons tout (à des étrangers, forcément). Cela permet de donner 1000€ par mois à chaque franç …à chaque habitant de la France pendant un an. Ah la belle année !!! Mais après….euh… |
| Malitorne
10/6/2026
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[Modéré : Remise en cause des choix éditoriaux.]
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| tome15545
10/6/2026
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Un grand poème qui trouvera peut-être sa place comme ceux d'Aragon dans l'histoire littéraire par fraternité et rapport direct au monde et à ses contingences.
L'impression d'un extrait est sérieuse, et la fin n'aboutit pas, mais je sens bien le cortège à l'arrière, sans la flicaille qui tue, avec Bernard et Flavienne, et j'ai le poing levé, FORT, et le cœur en bandoulière, en ribambelle, frisé, j'ai des flanelles à tout souffle. Tout autour ! Mais les bergers auraient pu être Belges, il n'y a pas que le Allemands pour mordre. Il y a même les piquiers Suisses. Vous risquez de diviser ici. Incroyabel nonobstant, je vous remercie pour ce poème. |
| Cristale
10/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
n'aime pas
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Bonjour Laurent-Paul,
J'aimerais tellement entendre vos vers me parler du soleil qui secoue sa chevelure d'or sur la robe de sable de l'aurore, et de la danse des dauphins sur les flots azurés, et du chant des baleines et de la brise qui soulève la jupe des filles à l'île de Sein. Je viens d'entre-lire ce que certains médias serinent à tour de micros et ce n'est pas une bonne impression que me laisse ce genre de discours. J'aime la poésie mais là j'indigère. Désolée, à une autre fois. P.S.; par contre la forme, originale en ces 16 alexandrins à rimes masculines, seize autres à rimes féminines, me plaît bien. J'aimerais en connaître le but ou la raison s'il en est. |
| Luron
10/6/2026
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[Modéré : Remise en cause des choix éditoriaux.]
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| Polza
10/6/2026
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J’avoue ne pas avoir particulièrement apprécié ce « poème ».
La forme néo-classique est respectée, mais je n’arrive pas à trouver de poésie dans ce récit, en ce qui me concerne ; il aurait plutôt eu sa place du côté des nouvelles, ou du pamphlet politique si cette catégorie existait sur Oniris ! J’ai eu l’impression qu’il y avait deux poèmes pour le prix d’un, je suis passé d’un écrit politique accusateur à un écrit consumériste également accusateur. En dehors de toute considération politique (je suis anarchiste ou socialiste libertaire dans le sens que donne Proudhon à cette doctrine), je n’ai pas apprécié que le narrateur se concentre sur un seul parti politique sans évoquer les travers des autres. Parce que si un jour le RN gouverne le pays, ce ne sera pas forcément dû à ses idées, mais plutôt au manque d’idées des autres partis ! « Ils ont été vaincus mais ne sont pas partis. » Personnellement, j’aurais écrit « Ils ont été vaincus mais ne sont point partis. » afin d’éviter le « papa »… « Ils ont juste changé le nom de leurs partis. » Du coup, dans ce passage, je ne sais pas si vous évoquez un parti en particulier (ce que laisse penser la suite du poème) ou tous les partis puisque la phrase est au pluriel « leurs partis »… « Ils promeuvent la haine et promettent la paix. » Vraiment rien à voir avec votre poème, mais justement, hier soir, j’ai regardé le film « La haine » qui était rediffusé sur je ne sais plus quelle chaîne ! « On sait qu’ils sont venus piller nos entrepôts Qu’on pourrait transformer en centres de retour, Avec des barbelés installés tout autour, Rythmés de miradors et des doux aboiements Des bergers allemands, forcément allemands, Que des moutons français blancs et vêtus de bleu, Marine évidemment, aux gros bras musculeux, Tiendraient en laisse à moins que ce ne soit l’inverse. » C’est peut-être volontaire et provocateur de la part du narrateur, mais il y a un indéniable sens de l’exagération dans ce passage… « Malheur au mouton noir portant la controverse. Il subira le sort que l’on réserve au traître : Un jour, on le fera simplement disparaître. Et l’ordre rétabli, nous serons enfin libres » Je n’ai pas compris pourquoi vous n’avez pas utilisé le pluriel. Comment en supprimant un seul mouton noir pourrions-nous être libres ? J’aurais mieux compris avec « Malheur aux moutons noirs portant la controverse. Ils subiront le sort que l’on réserve aux traîtres : Un jour, on les fera simplement disparaître. Et l’ordre rétabli, nous serons enfin libres » « D’un plaisir ruisselant que les grands pillardaires » J’ai apprécié ce néologisme, belle trouvaille… « Profits ne puissent plus jamais être imposables. Ce sont des transhumains, pas des contribuables. » Je suis sincèrement désolé, mais je ne trouve vraiment aucune poésie à cette chute. Vous vous êtes aventuré sur un terrain difficile, je n’ai pas apprécié la façon dont vous avez traité le sujet (les sujets). Pour vous donner un exemple, je préfère de très loin les réflexions, les fragments (poésies) de Larivière ou les interrogations se confondent avec une poésie profonde la plupart du temps, pour ne pas dire toujours (ce qui ne veut pas dire que j’apprécie tout le temps). Vous l’aurez sûrement compris, je n’ai pas du tout aimé, je ne mets aucune appréciation pour ne pas vous priver de quelques éventuelles plumes, j’aurais trop peur que vous me traitiez de fasciste… |
| Malitorne
10/6/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Une poésie partisane sans beaucoup de subtilité. De poésie d’ailleurs il n’en est que peu question, vu que nous avons affaire à un tract gauchiste rythmé de façon rudimentaire. Le vocabulaire est pauvre, les rimes basiques, l’évocation sensible inexistante. On se contente de reprendre les thèses grossières qui veulent discréditer le RN : si vous êtes contre l’immigration incontrôlée vous êtes racistes, si le RN prend le pouvoir c’est le retour du nazisme. Des slogans connus dénués de véritable analyse politique. Je peux vous mettre en parallèle l’antisémitisme de LFI, la brutalité de ses militants de même que ses accointances avec les Frères Musulmans.
Dans la deuxième partie du poème c’est le grand n’importe quoi. Au discours soi-disant humaniste vient s’ajouter une critique du libéralisme que l’on tente d’imputer au RN. Et allons-y ! Se mélange pêle-mêle une comparaison avec les USA (« gros calibres », « énormes voitures »), un rejet du consumérisme excessif et une allusion au transhumanisme dont on se demande ce qu’il vient faire ici. Décidément Laurent-Paul je suis allergique à vos productions. Le texte « Vengeance » m’avait paru réducteur et véhiculant une image désastreuse de la jeunesse, cette poésie là me semble à tout point de vue d’un niveau affligeant. Gageons que vos pairs politiques applaudiront des deux mains. Plus c’est simple et rassembleur, moins on réfléchit. |
| Provencao
10/6/2026
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Bonjour Laurent-Paul,
Que dire de plus, sinon le pressentiment de l’horreur dans l’expérience de l'inconcevable ? La dureté des mots fait de cet écrit une malheureuse évidence de vérité, qui ne trouve aucunement quête de sens. Est-ce cela la mission de la poésie ? Écrire l'horreur absolue... Je suis très en difficulté avec Disparaître. Je suis très désappointée. Veuillez m'en excuser. |
| Robot
10/6/2026
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J'avoue avoir été ébahi par ce texte.
Ce n'est pas de la poésie, ce n'est pas subtil, ce n'est même pas un pamphlet: il ne transpire d'aucun humour. Tract politique comme cela a été dit ? Je ne le crois même pas ! J'ai lu parfois des tracts qui ne correspondaient pas forcément à mes opinions et qui cependant montraient plus de finesse dans la démonstration. Même si je peux partager de ces "phrases fourre-tout" indigestes certaines affirmations et provocations, je ne suis pas sur qu'un alignement d'alexandrins et de rimes suffit à classer ce texte comme étant une poésie. Ce n'est même pas agressif et expose platement son point de vue. J'ai lu des poésies critiques et politiques d'une autre qualité qui avaient le mérite de ne pas être un simple déversement bilieux. Des textes avec de la hauteur de vue. Je vous invite à lire Paul-Louis Courier un polémiste talentueux. Finalement, je crois avoir trouvé la définition de votre production: c'est une dénonciation qui ne parvient pas à dépasser son propos, sans quête de sens à proposer. Peut-être votre dénonciation aurait-t-elle pu trouver sa place en Brèves littéraires voire en Laboniris. Mais en poésie, cela me paraît possiblement contestable sans vouloir remettre en cause les choix éditoriaux légitimes du site. |
| framato
11/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Laurent-Paul,
Oh que voilà une double charge puissante, en deux temps, trois mouvements. Dans la première partie, toute en rime masculine, nous avons une dénonciation assez précise de la montée des différentes extrêmes droite un peu partout dans le monde occidental ainsi que des mécanismes qui la sous-tendent : dédiabolisation, abandon des terme de national socialisme, jeu sur la peur, renforcement des forces publique (promettent la paix), mensonges divers, racisme anti migrant, et finalement, comme aux états-unis, le retour en camps et l'enfermement des "pas comme nous" + le risque de faire disparaître les oppositions comme se fut le cas du temps des dictatures. Ce dernier mécanisme constitue la charnière qui nous fait entrer dans la seconde partie du texte, uniquement en rime féminine et qui concerne le consumérisme exacerbé et le monde idéal qui nous est promis quand nous serons libérés par un ordre (nouveau) rétabli... Libres d'avoir et d'utiliser des gros calibres, des grosses voitures, de consommer tout ce qu'on veut, de prendre et posséder en se foutant du monde et des conséquences de nos choix de vie... (en interligne on peut aussi y lire un autre des mécanismes des extrêmes droites : le négationnisme qu'il concerne l'histoire passée (les camps) ou le réchauffement climatique). La toute fin, concernant les grands pillardaire (quel chouette néologisme qui associe les pillards aux milliardaires), montre de façon claire que ce n'est pas neutre que ce soient les plus riches qui financent et encouragent la montée des ces diverses extrêmes droites. La notion de transhumanisme est introduite à la toute fin et ça ne me semble pas gratuit: on sait que nombre de ces super riche financent les recherches sur le transhumanisme dans l'espoir insensé de prolonger leur vie et leur main mise sur le monde si pas à l'infini, au moins le plus longtemps possible . D'aucun aiment les textes romantiques avec des jolis mots qui bercent les yeux et les sens, un zeste d'exotisme et un brin d'érotisme. Parfois j'aime aussi, je peux les comprendre. Mais savoir dire les choses, l'évolution moche du monde, faire des piqures de rappels sur ce qui s'est passé et ce qui se passera si nous restons de biens sages moutons c'est AUSSI le rôle de la littérature et de la poésie. Alors merci pour ce texte que je trouve importantissime et culotté dans sa forme. Ps : ça fait aussi du bien de voir que nous sommes quelques uns à craindre la nouvelle marche du monde |
| Lariviere
11/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Laurent-Paul,
Au risque de passer pour un affreux mélanchoniste (ce que je ne suis absolument pas !), j'ai bien aimé votre poème. J'adhère complètement au fond que vous nous proposez. Je pense que le RN est un parti plus que jamais dangereux qui ne fait pas parti de l'arc républicain (mais c'est vrai que c'est plus LFI qui est visé par cette affirmation désormais...) et qu'il faut combattre sans relâche. Je ne développe pas plus pourquoi ici, je le ferais grandement sur le fil que vous avez ouvert. Je partage ensuite complètement aussi votre vision et votre critique du consumérisme, véritable gangrène de notre monde, beaucoup plus que le soi disant conflit des civilisations ou que l'immigration, d'après moi. Vous avez choisi de traiter les deux thématiques dans un seul poème, et même si ca peut paraitre deux éléments bien distincts et sujet à discussion, votre glissement de l'un à l'autre est assez pertinent il me semble. Et tout ce que vous décrivez est malheureusement assez factuel. Je n'y trouve pour ma part pas grande exagération. Sur la forme, je ne vois pas pourquoi on vous conteste le label "poésie". La construction est rythmée, les rimes sont présentes. Les images bien que prosaïques sont abouties. Il y a même rejet et enjambement. Bref, le travail poétique est là et me convainc majoritairement, même si je n'aurais pas boudé mon plaisir si ce texte avait été plus puissant en terme de poésie brute et d'images, de singularité. Mais présenté ainsi il gagne en incisivité, ce qu'il perd peut être en subtilité. C'est un choix que je respecte. Personnellement, je trouve que la partie sur le RN est plus impactante que la seconde strophe sur le consumérisme, avec des images et des rimes qui me séduisent davantage au premier abord, mais je relirais, car c'est peut être juste une impression. Comme Polza, je pense que parti au singulier serait plus logique sur le deuxième vers. Voilà ce que je pouvais dire sur ce poème. Je l'ai lu comme tel et non comme un tract politique. Et je suis assez content de lire des choses "engagées" personnellement sur le sujet en ce moment plus que jamais. Je ne confond pas diatribe poétique et prosélytisme politique. De Victor Hugo en passant par Aragon, Prévert, Ferré et bien d'autres, "l'engagement" fait partie de la chose poétique et ne me gène pas, bien au contraire. Le poète à beau être nombriliste et désintéressé, il ne vit pas hors du monde et c'est tant mieux. Merci pour cette lecture et bonne continuation ! |
| Donaldo75
11/6/2026
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Bonjour Laurent-Paul,
Autant je salue l’intention, autant je ne suis pas emballé par la réalisation, disons le comme ça. J’ai lu dans un commentaire une comparaison entre ce texte et un tract ; je ne suis pas loin de penser la même chose en remplaçant le mot tract par celui de tribune. Parce que cela ressemble à une tribune, rimée, insistante et mécanique. Je ne fais pas partie des membres du site qui ne veulent pas de politique dans la poésie, qui préfèrent parler des petites fleurs dans les champs ou du temps où ils étaient jeunes ou du poids de la vieillesse ; au contraire, j’ai moi-même proposé ici des poèmes – en classique comme en libre – clairement politiques et j’ai subi les foudres de certains commentateurs quand le texte a été retenu. Je compatis, donc. Ceci étant dit, et toutes choses étant égales par ailleurs (j’adore cette phrase), je trouve que ce texte rate la cible de la poésie parce que cette dernière est phagocytée par le message délivré de manière uniforme, sans réelle finesse, sans dramaturgie ou tension narrative. La caricature utilisée pèse à la longue et ne sert pas l’ensemble. Le choix de la forme néoclassique amène une contrainte supplémentaire qui rend le corset plus serré. Dommage. |
| Boutet
11/6/2026
trouve l'écriture
très perfectible
et
n'aime pas
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N'est pas Hugo qui veut !
Loin de moi l'idée de vouloir prendre parti pour tel ou tel parti politique, là n'est pas le sujet au nom de la liberté d'expression. Et je juge donc ce texte d'un point de vue uniquement poétique et là franchement, je trouve ce poème mauvais. En le qualifiant de poème je suis bien loin de la réalité mais comme il est présenté ainsi, on est bien obligé d'en passer par là. L'auteur s'est fourvoyé, en pensant écrire un pamphlet, la poésie demeure prostrée sur le bord du chemin et reste la seule oubliée de ce voyage. Ce genre poétique est l'un des plus difficiles à écrire où le prosaïsme nous guette à chaque vers. Dommage, en voulant appuyé très (trop) fort son propos, l'auteur s'est lui-même sabordé. |
| Chlo
11/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime beaucoup
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Enfin un poème qui dit quelque chose, et qui peut s'en revendiquer ! Si la forme me semble à plus d'un égard perfectible (à travers, notamment, un certain nombre de rimes attendues et une utilisation du pronom "Ils" un rien envahissante ; mais peut-être cela sert-il le propos), sa verve me semble radicalement nécessaire, et sa gouaille populaire franchement rafraichissante !
J'admets avoir du mal à comprendre ceux qui critiquent ici un "manque de poésie" en raison de la teneur politique des propos tenus, ce qui me semble être d'une absurdité flagrante. La langue est ici énergique, puissante, et sert la véhémence (jusqu'à l'outrance) de la diatribe présentée ici. Cette énergie qu'on jurerait écrite d'un (ou deux) bloc(s), en tout cas d'un trait de plume, présente le charme et la fougue des premiers jets qui perdraient de leur superbe à trop être retravaillés. Alors certes le discours est prosaïque (et la poésie sait heureusement l'être), mais il dit le réel avec une vitalité assez admirable. En somme, c'est un texte puissant aussi bien que nécessaire, qui possède les lacunes de ses qualités. Cela fait du bien de lire ce genre de poème sur Oniris, et j'en remercie vivement l'auteur. Au plaisir de vous lire. |
| BlaseSaintLuc
11/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Tout ce bruit, pour pas rien, mais des mots pris de travers, pour un fond qui fut bas.
Certains pourtant le prennent de haut, alors est-ce bien poétique tout ça ? Eh bien oui, c'est pas énorme, mais la poésie supportera le choc (je pense). J'y trouve même une certaine dose d'humour, moi, à ce texte ; c'est un rien poil à gratter. Éluard a bien soutenu Staline... Bon, pour le fond, qui ne s'aime pas se reconnaîtra, il n'y a pas trace de sigle que je sache. Juste une petite tache de couleur, ce doit être le ciel qui vole bas. Donc poétique, polémique, un rien gratte-sans-rire. Un peu trop dans l'affect (un comble de dire ça !), mais cela pèse sur la qualité du texte, qui gagnerait en subtilité moqueuse, narquoise, piquante, un côté « l'air de rien ». Le côté accusateur partisan enlève de la force (Torquemada, Fouquier-Tinville, Freisler, Vychinski). Mais je ne mélange pas, Laurent-Paul n'est pas de ceux-là ! |




