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Poésie contemporaine
Troubadour : La falaise d'albâtre
 Publié le 05/08/18  -  10 commentaires  -  1161 caractères  -  151 lectures    Autres textes du même auteur

Poésie énigme.


La falaise d'albâtre



Comme une lame aiguisée qui s’écrase, fantastique,
Sur les hauteurs haletantes au bord de la rupture,
Prisonnière entre Abysse et Terre, entre mer et rochers,
Là où la houle se pare de sa sobre luxure.

Un vide, un froid, une torpeur,
Sur une falaise d'albâtre aux contours effacés.
Une furieuse envie de toi à toutes heures,
Roulant dans l’écume de vagues émoussées.
Un creux dans l’âme, un trou dans le cœur,
Un refrain dans le ressac sans cesse ressassé.
Une raison d’écrire ma curieuse langueur
S’érige en une lame qui s’écrase courroucée,
Puis s’étouffe dans les pierres, dans l’écho des rochers,
Se disperse en prières, en chants écorchés.

Aveugle de moi, d’amour tu te laisses choir,
Tu t’enlises en histoires, d’illusions en déboires.
Tu blesses et caresses, d’une main ferme, d’un cœur froid
Noies les quelques lumières invoquées par ta voix.

Puisse la brise daigner vous emporter,
Toi, tes mots, tes lèvres décharnées.
Puisse-t-elle de ses doigts fins décrocher
Dans l’éther de mon âme les chaînes que tu m’as léguées.


 
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   Eclaircie   
26/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Un titre qui m'invite à lire le poème.Les falaises sont toujours attirantes.
L'auteur nous "prévient" : en exergue, "poésie énigme". Soit, entrons avec ou sans clé.
Au fil du texte, j'ai envie de tout comprendre sauf l'énigme. Se laisser ballotter entre la "falaise", le "vide", le "lame"...etc est bien plus appréciable plutôt que de chercher le pourquoi du comment.
Ensuite, loin de cette énigme, ce texte parvient à faire oublier que les rimes sont peu nombreuses "heur" "ées" "oir" "oi" qui pourraient dans un poème pas trop bien ficelé sauter aux yeux ; je ne l'ai remarqué qu'en troisième lecture.

Je ne demande surtout pas la clé, j'apprécie l'ensemble, vraiment.

Bravo et merci du partage,
Éclaircie

   izabouille   
5/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel texte magnifique, avec des mots bien choisis.
Je me suis laissée emporter par l'énigme mais je ne l'ai pas résolue, peu importe. On se croirait au coeur d'une vague de mélancolie. J'ai trouvé cette poésie magnifique.
Merci pour ce bon moment de lecture

   papipoete   
5/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Troubadour
Un pseudonyme, à vous lire ci-dessous, qui promet de belles envolées poétiques !
Avide de cette énigmatique créature, le héros la regarde tantôt du haut de ces falaises abruptes, ou à leur pied et semble lui dire << viens, n'aie pas peur, laisse-moi te caresser ! >>
NB votre poème aux images éclatantes, m'évoque une toile de DALI, où la mer sur un coucher de soleil, remonte à elle sa couverture aux bords allant et venant sur la plage . Et j'imagine celle dont vous êtes aveuglée, comme l'océan ou la mer aux lèvres décharnées ...
Ceci est mon interprétation, mais je verrais des " lèvres charnues " telle l'épaisseur du sac et ressac des vagues ...
En tous cas, mon scénario posé sur vos mots, me joue un charmant documentaire !

   PIZZICATO   
5/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me garderai de tenter d'élucider cette " énigme ", ayant plusieurs interprétations possibles.
L'auteur nous livrera peut-être quelques indices.

En tous cas, une fort belle poésie, aux images élégantes, à la musicalité présente.

" Une raison d’écrire ma curieuse langueur
S’érige en une lame qui s’écrase courroucée,
Puis s’étouffe dans les pierres, dans l’écho des rochers,
Se disperse en prières, en chants écorchés. " Beau passage.

   LenineBosquet   
6/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Dès le 1er vers , le "fantastisque" nous emporte, bien joué.
La "furieuse envie de toi" relance le bouzin, c'est cru, c'est beau.
Le "trou" creuse, c'est bien le moins qu'il puisse faire, et je me laisse aller au ressac de la vague qui m'emporte.
C'est de la poésie quoi, merci.

   Quidonc   
6/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Énigme en effet.
Attirance obsédante pour les falaises d'Etretat, risquerais-je une passion dévorante et inassouvie qui ne s'est jamais éteinte. Est ce Monet qui parle ou le poète?
Ici la réalité se mêle à l'étrange, au fantastique, les peintures de Monet et Courbet prennent vie jusqu'à en être sonore.
Je ne cherche pas à résoudre l'énigme, ce n'est bien sur qu'une interprétation toute personnelle.
Bref ce que l'auteur a voulu décrire lui appartient et il en résulte ce très beau poème, puissant et évocateur.

Merci

   Gemini   
6/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai eu beau lire et relire, je n'ai trouvé qu'un mur blanc face à la mer. Au début, j'avais pensé à Carrare, mais je comprends qu'Etretat (que je viens de lire) est plus proche de la mer (même s'il est moins albâtre que Carrare). Mais en ce cas, pouquoi une allitération en "r" plus qu'en "tr".
Je reste songeur sur le rôle de la brise, à la dernière strophe. (quel est l'effet du vent sur le mouvement des falaises ?)
Cependant, comme un peu tout le monde, je trouve l'ensemble bien écrit, malgré ce "fantastique / rochers, qui fait office de rime dans les premiers vers. (alors que le reste est assonance)

   Cyrill   
7/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai eu l'impression de voir le narrateur s'attaquer à la falaise, si j'ose dire, d'un amour contrarié, voire impossible. Certes l'image n'est pas terrible, mais c'est un peu ce que m'inspire cet écrit... Beaucoup de grandiloquence, des formules tarabiscotées :
"Aveugle de moi, d'amour tu te laisses choir,"
Des allitérations (ressac sans cesse ressassé, Tu blesses et caresses) qui écorchent l'oreille, du moins la mienne.
Et pour finir, une énigme subsidiaire, si la principale était le lieu : pourquoi "tes lèvres décharnées" ? Pourquoi décharnées précisément !?
Désolé et merci pour le partage.
Cyrill

   Donaldo75   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Troubadour,

Je trouve ce poème très réussi; je crois que c'est le premier que je lis de ta plume.

Pour moi, il possède tous les atouts que j'attends, en tant que lecteur, d'une poésie contemporaine:
* Une réelle tonalité.
* De belles images.
* Un champ lexical fort et affirmé.

Bravo !

Donaldo

   Lulu   
10/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Troubadour,

J'ai trouvé ce texte magnifique pour ses images, sa musique portée par de belles allitérations, comme "dans le ressac sans cesse ressassé"... ces sonorités qui nous rendent le jeu des éléments vivants, en face, et au creux de nos yeux.

J'ai aussi aimé le thème qui ne peut me laisser insensible. Vous l'évoquez d'une façon toute charnelle, comme si la vie était au-delà de la vie même.

La falaise d'albâtre est vivante. "la houle se pare de sa sobre luxure", pour nous éprouver, peut-être, dans le regard que nous lui portons…

J'adore l'image de ces "contours effacés" avec cette irrésistible envie qui donne "une raison d'écrire…".

C'est pour moi un magnifique ressenti et un magnifique poème. Les images sont à peine esquissées, et pourtant, nous les entrevoyons. Il y a cette "voix" qui semble tout emporter. Et cette simple prière : "Puisse la brise daigner vous emporter / Toi, tes mots, tes lèvres décharnées." : un régal que ces mots donnent à lire et à imaginer.

Le dernier vers viendrait presque trop tôt. Je n'aurais pas été contre un poème plus long... Mais cela se termine admirablement. Vous n'évoquez pas le sel, mais je l'ai senti tout du long...

Bonne continuation.


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