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Poésie contemporaine
Troubadour : Petite cosmogonie : le déluge
 Publié le 22/06/17  -  7 commentaires  -  860 caractères  -  171 lectures    Autres textes du même auteur

Courte poésie partant du thème : plic-ploc fait la pluie.


Petite cosmogonie : le déluge



La pluie, douce et ingénue, approche l’orage
Tandis qu’il contemple son carnage, un air coi sur le visage.
“L’ai-je jamais souhaité, d’être le bourreau de ces lieux ?
Aurai-je jamais aimé, pour mériter un tel feu ?”
Il l’apostrophe. Dans ses yeux une flamme éteinte
Plus mordante que le dernier baiser de la dernière étreinte.

Un éclair blafard les éclaira tous deux,
Corps célestes nimbés de lumières bleues
Drapés dans les nuages, dans le coton du ciel troublé
Ils s’aimèrent et naquit le déluge.

Libre et dévêtue elle s’avance vers lui,
Puis l’enlace tendrement parmi les gouttes et les bruits
“Oublie mon amour, mon amant de toujours,
Oublie et laisse couler l’eau.
Laisse ton flot se tarir, laisse ta voix s’étrangler
Car dessous de nous, est un monde étranger.”


 
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   Proseuse   
3/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Votre poème est un peu mystérieux, et très agréable à lire, en fait, il maintient le lecteur comme en suspension, pas forcément très loin d' une réalité, mais suffisamment pour que lecteur que je suis ne touche pas non plus .. le sol !
c' est assez enivrant tout compte fait !
Merci pour le partage

PS:J' ai lu votre poème , sans vraiment faire attention ni au titre, ni à l' incipit, du coup avec ces petits + là comme éclairage, je me dis que tout est ... normal !! :-) et votre poème .. réussi !

   framato   
10/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour, voilà un bien joli poème, étrange, singulier, tracé autour de personnages dont on ne sait s'ils sont humains ou élémentaires. Quand la pluie drague l'orage, quand l'orage a des remords, quand il finit enfin par se laisser aller, le monde d'en bas n'a plus aucune importance... et tant pis s'il est inondé.

Un texte joliment canaille !

   papipoete   
22/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Troubadour,
les amoures de la pluie et de l'orage, quand l'éclair lézarde le ciel et laisse couler l'eau ...
Nb c'est joliment dit alors que le " déluge " est un orgasme gigantesque entre ces deux-là qui s'aiment depuis la nuit des temps !
Le dernier vers avec son " dessous/de nous " heurte un peu la lecture, mais est bien véniel !

   Myndie   
22/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

voilà une jolie fable, un joli poème, suggestif, visuel et sonore comme je les aime.
Les sonorités sont belles et le rythme a la fluidité d'une caresse.
La lumière, les couleurs, le mouvement et les images tout est si légèrement et voluptueusement soufflé qu'on imagine sans peine...

Votre langage est sensoriel et l'on passe sans à-coups de la fulgurance explosive de l'éclair à la douceur de l'étreinte...
J'aime beaucoup :
"Plus mordante que le dernier baiser de la dernière étreinte."
et
"Corps célestes nimbés de lumières bleues
Drapés dans les nuages, dans le coton du ciel troublé"

"Car dessous de nous" est un peu moins heureux à la prononciation.


Un moment de lecture bien agréable.

   Anonyme   
22/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà donc l'origine du déluge ! L'amour entre le sévère orage et la pluie " douce et ingénue ".
Une idée originale décrite avec de belles images.
" Drapés dans les nuages, dans le coton du ciel troublé "

Une dernière strophe gracieuse et sensuelle.

   Anonyme   
23/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je commence par ce qui m'a un peu contrarié, ce sont ces débuts de phrases suivants :

" L'ai-je jamais souhaité, d'être le bourreau de ces lieux ? "
" Aurai-je jamais aimé, pour mérité un tel feu ? "
" Car dessous de nous "

Cela accroche à la lecture, la prononciation n'est pas aisée, et la sonorité ne semble ni élégante, ni fluide.

Mais à part ce petit détail, l'histoire contée en ce poème m'a ravi. Que c'est bien joliment trouvé, c'est très intelligemment mené, on se perd en conjoncture, humain/nature, pour conclure que l'Amour gagne toujours quelque soit les éléments et les unions parfois improbables, au-delà des différences si criantes.

Beaucoup de plaisir éprouvé à vous lire et vous relire, bien attentivement. J'ai particulièrement aimé la dernière strophe :

" Libre et dévêtue elle s’avance vers lui,
Puis l’enlace tendrement parmi les gouttes et les bruits
“Oublie mon amour, mon amant de toujours,
Oublie et laisse couler l’eau.
Laisse ton flot se tarir, laisse ta voix s’étrangler
Car dessous de nous, est un monde étranger.”

Pouvoir de l'Amour, plus de barrière ...

   wancyrs   
24/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Troubadour,

Le propos est poétique, la forme est belle. Le fond, selon moi, serait un mélange de scène céleste et terrestre, un peu comme un metteur en scène qui dans un montage essaierait de montrer comment se vit le même événement sur des dimensions différentes. La première strophe serait ce qui se passe dans le ciel, la deuxième et la troisième seraient deux amants sur qui s'abat le déluge ; mais reste le mystère de la dernière strophe :

Car dessous de nous, est un monde étranger.”

Si je trouve l'ensemble beau, je trouve un peu controversée ce vers :
"Dans ses yeux une flamme éteinte
Plus mordante que le dernier baiser de la dernière étreinte."
Comment une flamme éteinte est mordante ?

Bonne continuation !

Wan


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