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Poésie classique
BeL13ver : Apaisante inspiration
 Publié le 22/06/17  -  8 commentaires  -  706 caractères  -  159 lectures    Autres textes du même auteur

Les émotions se bousculent dans l’esprit du poète. La manière inspirée dont il les apaise reste encore un mystère.


Apaisante inspiration



Le poète amoureux d’un rêve qu’il caresse,
Repousse l’horizon d’un bel imaginé ;
Lui, le triste seigneur d’un carcan paginé,
Écoute les tourments d’une subtile ivresse –

Celle du vin des maux que l’existence tresse.
L’arbre des ressentis qui s’est enraciné
Touche le peu de l’âme avec son dessiné,
Harmonieux crayon qui marque avec tendresse

Le vers… Comme un écho de cet humble incompris
J’entends le délicat des rimes au grand prix,
Dont les courts sifflements font de l’or d’une argile.

De la douceur des mots dont nul n’a rien ôté,
Le cœur blessé révèle un peu de la beauté,
Quand il effleure enfin cette plume fragile.


 
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   Donaldo75   
8/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

Voici un sonnet bien rythmé, qui se déclame facilement à voix haute, avec fluidité. Je ne suis pas un fan des images employées (vin des maux, crayon, arbre des ressentis) mais les mots glissent bien, et c'est l'essentiel.

Merci pour la lecture,

Donaldo

   Marite   
22/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Agréable et apaisante lecture matinale. Ce poème se lit simplement, posément, pas de mystère à décoder dans la suite des mots judicieusement choisis. Seul le premier tercet a rompu le fil de cette " apaisante inspiration " (enfin pour moi) mais le second tercet permet de retrouver l'atmosphère du début :
" De la douceur des mots dont nul n’a rien ôté,
Le cœur blessé révèle un peu de la beauté,
Quand il effleure enfin cette plume fragile."

   papipoete   
22/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Bel13ver,
Une p'tite cigarette, un p'tit verre pour le commun des mortels, et un petit vers " au délicat des rimes " pour le poète, et c'est le bonheur !
NB une apaisante inspiration qui semble couler de source, avec de beaux vers tel " dont les courts sifflement font de l'or d'une argile " .
Un sonnet marotique de belle facture, malgré l'enjambement au 8e vers " tendresse/le vers " que j'essaie pour ma part d'éviter en " classique " .

   Cristale   
22/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Bel13ver,

De ce sonnet j'ai une préférence pour le deuxième quatrain ainsi que le deuxième tercet.
Les mots à la rime sont assortis dans les genres noms, verbes, participes etc...une qualité supplémentaire et nécessaire pour un sonnet présenté en classique.

Je suis un peu chagrinée par la répétition au début de chaque deuxième hémistiche de : d'un (rêve), d'un (bel), d'un (carcan), d'une (subtile).

Mais l'auteur exprime une belle sensibilité et cela me plaît bien.

Au plaisir de vous relire,
Cristale

   jfmoods   
24/6/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées et suivies, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

J'aurais transféré la virgule de la fin du vers 10 en fin de vers 9. Je n'aurais pas mis de virgule en fin de vers 13.

Le jeu des pronoms anaphoriques ("Le poète" "il", "Lui" / "une subtile ivresse", "Celle") met en relief l'importance du thème abordé ici, thème qu'esquissait le titre ("Apaisante inspiration").

C'est d'une douleur première (oxymore : "les tourments d'une subtile ivresse", métaphore : "le vin des maux", métonymie : "Le coeur blessé") que naît la puissance de l'inspiration poétique (mouvement paroxystique : "Repousse l'horizon", métaphore vigoureuse : "l'arbre des ressentis qui s'est enraciné", groupes nominaux laudatifs, le second assorti d'une diérèse : "un bel imaginé", "Harmonieux crayon", rejet significatif : "qui marque avec tendresse / Le vers", groupe nominal élargi mélioratif : "le délicat des rimes au grand prix", images de la transfiguration poétique : "que l'existence tresse", "son dessiné", "font de l’or d’une argile", prégnance des sens : "Écoute", "J'entends... / Les courts sifflements", "il effleure... cette plume fragile", antéposition significative du vers 12). Ce travail d'écriture, d'ambition modeste ("touche le peu de l'âme", "révèle un peu de la beauté"), électif, austère et exigeant (périphrase : "le triste seigneur d’un carcan paginé"), dans lequel le locuteur peut se reconnaître (complément de manière : "comme en écho"), n'est pas estimé à sa juste valeur (périphrase : "cet humble incompris").

Merci pour ce partage !

   Miguel   
26/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un bien joli sonnet plein d'harmonie et de délicatesse, un chant. J'aime le carcan paginé, la mise en valeur du vers par le rejet, l'alchimie un peu désabusée me semble-t-il de l'argile en or.

   BeL13ver   
29/6/2017

   EvaDam   
6/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
...du crayon à l'écho, de l'imaginé au dessiné, tout est sève enracinée...
Belle tristesse du seigneur...
Un sonnet accompli, une émotion (donc?) assouvie!
Esthétiquement...


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