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Poésie libre
troupi : Les déserts (2)
 Publié le 02/08/13  -  6 commentaires  -  912 caractères  -  116 lectures    Autres textes du même auteur

Un passage dans le désert du Namib, 65 millions d'années, le plus vieux désert de sable connu. Des montagnes d'un côté, et de l'autre le sable se noie dans le courant de Benguéla dans l'Atlantique. Le mystère, la magie et le gigantisme de ces lieux nous font prendre conscience de la dimension de nos existences… de notre précarité aussi.


Les déserts (2)



Marcher dans ce désert qui envoûte notre âme,
Pour tenter d'approcher son ventre et son cœur.
En glissant sur sa peau suivre sa veine piste
L'artère qui nous conduit nulle part et partout.

Des chaînes de montagnes empilées loin à l'est,
Usées par tous les vents et des millions d'années.
Un pastel de couleurs ; bleues, mauves, roses, grises.
Et à l'ouest un mirage qui suit obstinément.
Sous un soleil voilé par une étrange brume,
Il scintille en un lac pourtant bien improbable.
Aussitôt qu'on l'approche la fausse eau disparaît.
Quelques secondes absente, la voilà à nouveau
Pour nous accompagner dans notre traversée.

Nous ne sommes qu'un point sur cette immensité.
Un passage dérisoire dans la vie de ce sable,
Qui oubliera nos traces d'un coup de vent demain.

Mais lui dans nos mémoires il contera longtemps…


 
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   leni   
2/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Troupi
Quand je lis un poème comme le tien je pense aux superbes descriptions de Kessel Je trouve ton texte un peu trop conventionnel
Mais néanmoins réussi J'aime:" il scintille en un lac...." "Nous ne sommes qu'un..."Par contre "la fausse eau ...."me semble moins heureux Bref un texte qui se tient Salut cordial Leni

   Pimpette   
2/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
""Nous ne sommes qu'un point sur cette immensité.
Un passage dérisoire dans la vie de ce sable,
Qui oubliera nos traces d'un coup de vent demain.

Mais lui dans nos mémoires il contera longtemps…"

je reconnais et j'aime ce style propre, exact, simple, pour dire le mieux possible des choses très humaines....

J'ai préféré 'Les Lionnes' parce que je sais mieux ce qu'est une lionne qu'un désert, mais tu n'y est pour rien!

   Robot   
2/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Troupi.
Cette description est plutôt réussie. Cependant certaines images m'échappent. Qu'est-ce que la veine piste et cette artère, pour un profane on ne sait à quoi cela correspond. Et aussi le ventre et le cœur du désert je ne saisis pas de quoi il s'agit. Ce monde que vous décrivez reste un peu incompréhensible. Et malheureusement vos images n'orientent pas sur du tangible et partant perdent probablement pour un non initié de leur efficacité. Je me suis un peu perdu dans ces sables. Par contre j'ai bien compris la métaphore du mirage hélas un peu gâchée par la fausse eau.

   Marite   
2/8/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Cette seconde poésie sur le désert ma charme tout autant que la première mis à part quelques détails qui ont, quelque peu, affaibli la magie des mots.

- "le ventre" : j'aurais préféré - son corps et son coeur -

- " sa veine piste" : le mot - piste - m'a gênée, trop rationnel à mon sens, j'aurais préféré un mot se référant soit à sa couleur, à sa nature ... etc

- "Un pastel de couleurs, ... trois couleurs auraient suffi pour la description je pense, pour rester dans le rythme.

- "la fausse eau" : au niveau sonorités, le mot - fausse - aussi est gênant.
Tout ceci, bien entendu est purement subjectif.

   Ioledane   
13/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je me suis laissé porter au gré ce voyage joliment rythmé, calme et apaisant.
Particulièrement aimé « Des chaînes de montagnes empilées loin à l’est » et les 4 derniers vers, magnifiques.
Un bémol pour « pourtant bien improbable », assez disgracieux au milieu du reste.

   brabant   
18/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Troupi,


Quel autre parangon que le désert pour nous retrouver face à notre insignifiance et à nos faiblesses (le Christ lui-même...). Sahara, Mohave, Gobi... NAMIB, nous pouvons aligner les noms des déserts aussi facilement que ceux des océans et des montagnes, mais s'il y a de l'ivresse au fond des uns tout aussi bien qu'au haut des autres, le désert nous ramène à notre condition humaine... bien plus efficacement qu'un blanc cachet d'Alka Seltzer.

Ben oui quoi :)

Merci pour ce rappel, peut-être un peu trop prosaïque (Il me semble que les autres com que je viens de consulter ont dit l'essentiel. Allez : "... conduit nulle part...", j'ai ajouté mon grain de sable), mais salutaire, Troupi.

Lol


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