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Poésie libre
troupi : Les déserts
 Publié le 05/04/13  -  13 commentaires  -  1068 caractères  -  191 lectures    Autres textes du même auteur

Quelques réflexions inspirées lors d'une incursion dans cet envoûtant désert du Namib.


Les déserts



Ils sont dans le silence ou l'haleine des vents,
Mais quand ils parlent ils chantent en déplaçant leurs vagues
En nuages de cristaux que le souffle du temps
A patiemment roulés.

Ils sont dans le mystère et peuplés de fantômes.
Dans le jour du soleil ou la nuit des étoiles,
Il faut suivre leurs pistes avant qu'elles ne s'effacent
En effaçant nos rêves.

Ils sont beaucoup trop grands, géants de notre Terre.
Leurs fleuves n'ont pas d'eau, leurs montagnes pas d'arbres.
Leurs routes se déplacent, souvent dans un seul but :
Se noyer dans l'espace.

Ils sont inaccessibles dans leurs moindres secrets,
Et rouler sur leur peau en écrasant leurs dunes,
Déchirer leur silence et profaner leur paix
Nous laisse indifférents.

Quand nous les traversons on ne les comprend pas.
On peut les piétiner puisqu'on croit qu'ils sont morts.
Eux qui peuplent nos songes et le jour nous fascinent.
Seraient-ils une image du futur de la Terre ?

Les déserts ?


 
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   Pimpette   
19/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est tellement bien fait que le côté 'descriptif' qui me déplait généralement est effacé par l'efficacité continue du texte.....Moi qui n'ai jamais vu un désert de ma vie, je les ressens fortement tout au long des images simples et puissantes:

'Rouler sur leur peau en écrasant leurs dunes'
'Leurs routes se déplacent, souvent dans un seul but :
Se noyer dans l'espace.'

ET surtout:
"Mais quand ils parlent ils chantent en déplaçant leurs vagues

   David   
22/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je ressens le rythme de l'alexandrin dans ces vers. Il y a un petit problème de ponctuation dans la 4ème strophe, le point final du second vers ne colle pas avec les propos. J'aime bien : "Ils sont inaccessibles dans leurs moindres secrets" entre autres. La description se tient bien et le rythme la fait défiler harmonieusement.

   Pouet   
5/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai trouvé bien décrit ces déserts. Une lecture agréable dans l'ensemble.

Je m'interroge sur le sens de "On peut les piétiner puisqu'on croit qu'ils sont morts" L'auteur nous dirait-il qu'on peut piétiner les morts? Certainement pas mais j'ai trouvé la tournure hasardeuse.

Pour la ponctuation je rajouterais à ce qui a été dit que le premier point d'interrogation, celui après "Terre", pourrait à mon sens être remplacé par une virgule.

Bonne continuation

   leni   
5/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Troupi
Après une première lecture j'ai pensé aux descriptions de Verhaeren et de Kessel Ces descriptions de la nature sont difficiles car il faut transmettre un ressenti en images écrites L'auteur s'en tire bien sans tomber dans le banal IL y a de belles images...Quand ...ils chantent en déplaçant leurs vagues..Leurs fleuves ...leurs montagnes...Ils sont inaccessibles... C'est fort joliment évoqué Pourquoi dans le dernier quatrain:nous les traversons suivi de on...
C'est une belle première Bravo Troupi Leni

   tchouang   
8/4/2013
Commentaire modéré

   Ioledane   
6/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai aimé contempler les déserts dans ce poème fluide, joliment imagé et agréablement rythmé.

Dès le premier vers, je me suis laissé porter par ces vents de sables, ces "nuages de cristaux que le souffle du temps / a patiemment roulés".

Beaucoup aimé aussi "Leurs routes se déplacent, souvent dans un seul but / Se noyer dans l'espace", et l'idée de les suivre "avant qu'elles ne s'effacent / En effaçant nos rêves".

J'ai moins apprécié le dernier quatrain, d'abord le premier vers où le mélange du "nous" et du "on" dans la même phrase m'a dérangée, puis le manque d'élégance de "puisqu'on croit qu'ils sont morts".

Pour le reste, très belle lecture.

   brabant   
6/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Troupi,


J'aime l'interrogation finale :
"Seraient-ils une image du futur de la terre ?

Les déserts ?"


Deux remarques cependant (qui pourront peut-être vous sembler tirées par les cheveux. Lol) :
- vous évoquez dans l'incipit l'"envoûtant désert du Namib"
Or vous parlez d'indifférence :
"Déchirer leur silence et profaner leur paix
Nous laisse indifférents."
Bien sûr je vois ce que vous voulez dire mais je crois qu'il y a un petit problème là.
- Je ne trouve pas très heureuse l'utilisation du verbe pronominal "se noyer" en relation avec le désert.


Sinon, ben je trouve ce poème pas mal du tout :)

   fugu   
6/4/2013
 a aimé ce texte 
Pas
je ne trouve pas ce poème vraiment contemplatif comme il se voudrait l'être.
Je le trouve trop bavard pour évoquer ces déserts et j'aurais aimé une approche plus éthérée, plus minimaliste mais après tout, Pierre Loti en a bien écrit tout un roman (très bon par ailleurs)
C'est un choix poétique que je respecte mais qui ne me plait pas pour le thème évoqué.

"L'haleine des vents" est une image assez laide je trouve.
"Ils sont beaucoup trop grands, géants de notre Terre." redondant, non ?
"rouler sur leur peau" n'est pas franchement du plus bel effet.
La dernière strophe ne me convient carrément pas en l'état. Je veux dire que cette manière de conclure par cette question me rappelle vaguement Nicolas Hulot lorsqu'il ajoute une ultime sentence écologique avant de terminer son émission.
Je ne comprends par ailleurs pas pourquoi vous terminez ce poème par "les déserts ?" Pourquoi cette interrogation ?

Bref, pas convaincu par la lecture de votre poème.

   wancyrs   
7/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Salut,

L'impression que j'ai en lisant ce texte est qu'au départ on parle de désert physique, d'étendue matérielle, mais la dernière strophe et son questionnement pousse à se poser la question à savoir si on n'est pas passé dans l'immatériel, les déserts qu'on traverse lorsqu'on est en proie à un mal être...

Pas beaucoup de surprise dans les métaphores, elles disent leurs images sans qu'on ait l'effort de rêver :

Leurs routes se déplacent, souvent dans un seul but :
Se noyer dans l'espace.

L'image serait plus forte, selon moi, si vous aviez dit :

Leurs routes se déplacent, souvent dans un seul but, noyer l'espace.

   Anonyme   
9/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
J'ai traversé votre poème sans comprendre où je me trouvais mais qu'est-ce que j'ai aimé ça !
Bravo !
Et surtout MERCI.

   Marite   
9/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle régularité de rythme et de souffle pour cette poésie libre. En fait, il a fallu que je la lise à haute voix pour apprécier pleinement la fluidité des vers. Le titre m'a aidée à imaginer cette traversée, à suivre les vagues et les pistes. Un beau poème je trouve et un questionnement intéressant en chute. La première strophe est ma préférée.

   jamesbebeart   
14/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je reviens sur ce texte qui m'avait bien plu. Le poème coule, fluide et inexorable, très évocateur avec une réflexion qui mérite largement le détour. Merci pour cette lecture.

   fugace   
15/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Quand nous les traversons on ne les comprend pas", le verbe traverser prends tout son sens, est fondamental. On ne peut comprendre si on ne s'arrête pas pour s'imprégner.
Oui, les déserts fascinent, vivent, chantent, peuvent sembler vides alors qu'ils sont emplis de richesses. De ces richesses abordables à ceux qui ont le cœur et les sens ouverts.
Le désert mot interrogatoire "Les déserts?" emmène loin, très loin: Il est des déserts qui ne sont pas de sable de vent.
Réflexion et ressenti personnel, mais c'est le mien...
Merci Troupi pour cette tranche de vie si vraie, si intense.
Fugace.

   Bleuterre   
1/6/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Troupi,

Assez difficile sur la poésie descriptive, j'ai trouvé ton poème fort bien écrit et très évocateur. J'ai retrouvé ici ce que je recherche dans les carnets de voyage, l'âme des personnes qui se fond dans le paysage. Et ici, ton texte est habité.
Par contre, j'ai moins aimé ce mélange entre le nous et le on dans la dernière strophe, mais on a déjà dû le dire, donc je ne vais pas insister dessus.
J'ai aimé aussi le rythme qui apporte beaucoup à ce texte. Merci.


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