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Poésie libre
troupi : Les lionnes
 Publié le 17/07/13  -  7 commentaires  -  1287 caractères  -  108 lectures    Autres textes du même auteur

La saison sèche, le soleil a vidé la plupart des cours d'eau et rarement subsistent des mares surpeuplées. Le point d'eau est dans toutes les savanes africaines le passage obligé. Ici plane le risque de mourir pour quelques gorgées d'eau. Les prédateurs le savent, les proies aussi.


Les lionnes



Il y a du croc dans l'air, et de la griffe aussi.
Pour l'instant au repos, d'un côté de la mare la patte est de velours.
L'œil de chasse assoupi, le grondement éteint.
Sûrement rassasiés les estomacs digèrent.
Les dents sous les babines ne menacent personne.
Onze lionnes couchées reconstituent leurs forces
Pour le prochain assaut, elles n'ont pas le choix,
Soumises au bon vouloir de leur roi fainéant
Et à la tyrannie de leurs nombreux petits.

Si elles se réveillent ça va voler partout,
Courir dans tous les sens et pour l'une d'entre elles
Ça va déchiqueter. Elles ne s'y trompent pas
Toutes ces antilopes à cent mètres de là.
Koudous, Oryx, Springbocks, du grand au plus petit
Ils n'ont pas d'autre idée ; s'en aller au plus vite !
Seulement il faut boire ; à quoi ça servirait
D'éviter les canines pour sécher au soleil !

Un pas… et puis un autre… précautionneux, tendu.
Pour tremper le museau il faut quitter des yeux
Cette mort qui sommeille et n'avoir que l'oreille
Qui prévient du danger ! Alors au moindre bruit !
Juste un caillou qui roule et tout le monde fuit
En bonds désordonnés.

Les lionnes étonnées reprennent leur sommeil.


 
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   Marite   
2/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Joli tableau ! L'écriture nous découvre, sans heurt, cette sieste animale autour du point d'eau. Très réaliste.
Les quatre premiers vers me plaisent beaucoup et suffisent à évoquer la scène.

   leni   
17/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ce poème est un tableau C'est implacable Boire c'est prendre le risque de mourir Les mots sont justes La forme est un peu massive
J'aime l'apparente sérénité du dernier vers Salut Troupi

   Pimpette   
17/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
""Un pas… et puis un autre… précautionneux, tendu.
Pour tremper le museau il faut quitter des yeux
Cette mort qui sommeille et n'avoir que l'oreille
Qui prévient du danger ! "

C'est vraiment beau et élégant dans l'expression...

Moi qui ne connait rien de cette scène africaine, le texte me la fait sentir dans ses moindres détails. Non pas d'une façon bêtement descriptive mais en offrant des sensations tendres ou cruelles, entre bébés lionçeaux et crocs prêts à l'attaque!


En plus, le sujet est parfaitement...exotique... pour une fleur de bitume comme moi!
Bravo!

   brabant   
19/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Troupi,


Un jour de saison sèche... J'allais dire "comme un autre" dans la savane africaine. Ce que j'ai aimé dans cette scène, c'est le dernier vers, inattendu et auquel vous nous aviez cependant préparé :

"Les lionnes étonnées reprennent leur sommeil."


Sont folles ces gazelles ! Je veux dire "les antilopes" ;)

:)

   Damy   
17/7/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Vous m'excuserez, troupi, mais je n'ai pas trop aimé. Je trouve la forme trop prosaïque et le style trop simplement descriptif. De plus, les triviaux "ça va voler partout", "ça va déchiqueter", presque vulgaires, nuisent à la poétique du tableau.
Mais tableau il y a, d'un peintre animalier, ou plutôt vidéo animée sous l’œil fin et connaisseur d'un excellent vidéaste.

   Ioledane   
18/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
La description, très fournie, permet de se plonger efficacement dans cet univers d'Afrique.

L'instant dépeint est intéressant, il dépasse le cliché de la chasse classique.

Le rythme est fluide, l'ensemble coule bien.

Cependant je n'adhère pas complètement avec le style, qui me paraît souvent très prosaïque : "elles n'ont pas le choix", "ça va voler partout", "Ils n'ont pas d'autre idée", "à quoi ça servirait", etc.

La fin est très bien trouvée et bien amenée.

   Ethimor   
29/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je rejoins l'avis de Ioledane. C'est à dire que je trouve que certains vers constituent un décalage par rapport au reste du poème. D'un coté on a des vers prenants et nous plongeant dans la peur d'une inévitable déshydratation et montrant l'injustice que constitue la loi du plus fort: "l'oeil de chasse assoupi, le grondement éteint"
"Onze lionnes couchées reconstituent leurs forces"
D'autre part on a des vers qui brisent le rythme et le style: notamment "ça va voler" qui m'a particulièrement dérangé.
Mais ce n'est là qu'un avis d'amateur, je n'aurais pas fait mieux, bon poème et bravo!


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