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Poésie libre
troupi : Petit
 Publié le 21/03/18  -  13 commentaires  -  884 caractères  -  162 lectures    Autres textes du même auteur

"Les arbres nous parlent, écoutons-les."


Petit



Petit regarde cet arbre

Il respire le vent qui joue entre ses branches
et tous les deux inventent des vagues de soupirs
Regarde-le il boit cette pluie traversière
qui cascade au feuillage une musique d'eau

Regarde-le cet arbre que la terre nourrit
Du bout de ses racines
il roule en ses artères
une sève de vie
qui pousse ses bourgeons

Au printemps revenu
et par milliers de fleurs cet arbre-là
te chantera la vie

Regarde-le petit car il est comme toi
Il vit de l'air de l'eau et des trésors du sol

Il aime le soleil qui réchauffe son corps
et l'hiver quand le gel pétrifie tout son bois
il dort d'un grand sommeil sous ses branches tordues

Ton père et ton papé le regardaient déjà
et sous son ombre bleue se posaient comme toi


 
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   Gouelan   
2/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

"Vagues de soupirs, pluie traversière, musique d'eau" (flûte traversière) : le murmure de l'arbre à nos oreilles.
Il roule , il pousse, il chante, il vit, il aime la caresse du soleil et de la pluie, il dort.

Et il réconforte de génération en génération de son ombre gigantesque.

J'aime les arbres et j'aime vos mots.
Merci.

   sympa   
21/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ah! Et bien moi qui ne suis pas fan de poésie "libre", cet après midi je retourne ma veste !
Votre poème me parle, il se lit sans difficultés, les images sont superbes! et nul besoin de me creuser la cervelle pour comprendre ce que veut dire l'auteur.
Merci beaucoup !

   bipol   
21/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Pagnol

moi qui suis dans le sud pas du-même coin

mais qui n'y suis pas né il me semble

en avoir reconnu les paysages

qui riment un peu avé belles images

j'ai été convaincu par votre poésie

   papipoete   
21/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour troupi
<< petit, regarde cet arbre ... >> et le grand-père se fait " projectionniste " de la nature, et particulièrement de ce géant vert qui vit, respire, puis s'endort quelques mois avant de s'étirer les branches après ce profond sommeil !
NB et le petit écoute, comprend les remarques de pépé quand il dit " regarde-le petit car il est comme toi/il vit de l'air de l'eau et des trésors du sol "
Je me suis senti à nouveau " papi " à vous lire, quand mon " ado " était ma " bambine ", et buvait mes paroles !
Rafraîchissante lecture ...

   leni   
21/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A toupi
Je sais que pour toi les arbres ont une âme ta façon d'en parler est particulière
respire le vent qui joue entre ses branches
et tous les deux inventent des vagues de soupirs
Regarde-le il boit cette pluie traversière
qui cascade au feuillage une musique d'eau
j'aime ces 4 vers et surtout le dernier particulièrement sonore

Regarde-le petit car il est comme toi
Il vit de l'air de l'eau et des trésors du sol
ON ne peut le dire plus simplement


Cet écrit respire la sérénité J'aime beaucoup MERCI AMITIES LENI

   PIZZICATO   
21/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime lorsque les adultes prennent le temps d'enseigner aux enfants le respect de la nature, des arbres, de tout ce qui vit.
" Regarde-le petit car il est comme toi
Il vit de l'air de l'eau et des trésors du sol ".

Un langage sobre, sans grandes envolées lyriques, la poésie comme je l'aime.
De belles images et une chute attendrissante.

   Lulu   
21/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Troupi,

J'ai été agréablement surprise par ce texte qui parle de la beauté de la vie. Je ne savais pas du tout où vous alliez m'entraîner avec le titre, mais il a pris corps au travers de la nature, de l'arbre et de cette si belle relation d'un parent avec un enfant...

Cette relation adulte / enfant m'a beaucoup touchée parce qu'elle est implicitement exprimée au travers de "Regarde-le cet arbre..." On devine une affection tangible entre les deux êtres, et ce, autour d'un arbre qui vit lui-même...

A la troisième strophe, vous écrivez :
"Au printemps revenu
et par milliers de fleurs cet arbre-là
te chantera la vie"
C'est à mon sens un bel hymne à la vie, et en ce sens, pour moi, un bel hymne à ce qui fait l'essence de la poésie.

Les vers libres vous permettent, et nous permettent, de laisser libre court à cette vie chantée, ici, dans une relation affective. Les deux derniers vers sont, à cet égard, très touchants.

Mes encouragements.

   Robot   
21/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Observation naturaliste doublée de rapports humains. Ce poème ressemble à un conte réaliste.
Dans chaque strophe on trouve une petite allusion à la vie: Respire, boit, nourrit, sève, réchauffe, dort. aime, pousse...

Et la dernière strophe relie le tout dans la succession des générations. J'ai beaucoup apprécié.

   Luz   
21/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Les arbres vivent, ils voient et entendent, se défendent à leur manière.
C'est un très beau poème, très équilibré, avec une majorité de vers à 6 ou 12 syllabes.
La 2ème strophe est vraiment magnifique.
Merci.

Luz

   Mokhtar   
22/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le thème de l’enfant et son aïeul, et celui de l’arbre qui nous précède et nous survit, sont un peu des marronniers en poésie.

Mais ici l’auteur tire son épingle du jeu par de jolies images : « pluie traversière qui cascade…il roule en ses artères une sève de vie… ».

La forme retenue est assez originale. J’y vois de faux vers libres, car même si l’auteur s’affranchit de la « tyrannie » des rimes, je ressens le rythme de l’alexandrin qui sous-tend le poème. Réflexe inconscient de l’auteur, ou volonté travaillée de démanteler pour…moderniser.
Seul le « cet arbre là te changera la vie » (10 pieds) sort de l’alexandrin. Mais il est en plein milieu du texte, comme en charnière et résume le thème du message délivré par le grand père. On aurait pu imaginer le voir présenté seul, comme strophe à vers unique, détaché de la batterie des alexandrins.

Très intéressant.

   Pouet   
22/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Slt,

Que voici un charmant poème, très bien rythmé avec de forts belles images à l'instar de:

"Regarde-le il boit cette pluie traversière
qui cascade au feuillage une musique d'eau"

Ce sont là mes deux vers favoris mais l'ensemble me parle.

On ne verse pas dans le larmoyant, on demeure dans l'émouvant, la frontière étant parfois aisé à franchir.

Sensibiliser les enfants à la nature, aux animaux, aux plantes, aux minéraux... me semble une chose essentiel en ce monde.

Nous avons aussi bien sûr la métaphore de la naissance, du bien grandir et du savoir regarder. Se satisfaire du nécessaire.

J'adhère autant au fond qu'à la forme.

Bravo.

   Ombhre   
27/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau texte, à la belle musique, aux images soignées.
J'ai particulièrement aimé:
"Il respire le vent qui joue entre ses branches
et tous les deux inventent des vagues de soupirs
Regarde-le il boit cette pluie traversière
qui cascade au feuillage une musique d'eau"
Le "il boit cette pluie traversière" renvoie à l'image de la flûte traversière, si bien vue pour la musique de la pluie. Bravo !

J'ai moins aimé le milieu du poème, plus convenu, moins musical (3ème strophe), mais comme pour le reste, la plume est maîtrisée.

La fin est de toute beauté, une chute magistrale, paisible et poétique, une transmission de paysages dans lesquels nous ne faisons que passer.

Merci pour cette belle lecture.
Ombhre

   Anonyme   
30/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le petit bémol que j'émettrais, c'est d'avoir lu des textes au discours semblable, en tout point. Donc je n'ai pas eu d'étonnement particulier sur la teneur de ce "Petit".

Cependant cela reste émotionnellement plaisant à lire, le sujet de l'arbre et de l'enfant, donne naissance à l'explication de la vie sous un très bel angle, la symbolique est forte "Ton père, ton papé", lorsque l'on sait ce que représente "l'arbre". Ici il en est démontré avec perspicacité toute la nécessité de lui porter un regard bienveillant et attentif.


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